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Dead Leaves

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les avis de Cinemasie

5 critiques: 3.85/5

vos avis

13 critiques: 3.96/5



drélium 4.25 Psycho scato bourre pif au carré.
Ordell Robbie 4 50 minutes aussi vulgaires que formidablement survoltées.
Arno Ching-wan 4 Animeeeer le feu ! !
Astec 4 La naissance d'un réalisateur...
Xavier Chanoine 3 Comme un vieux slogan vidéoludique..."vous n'en reviendrez pas"
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Psycho scato bourre pif au carré.

Bon alors, déjà, c'est fortement déconseillé aux épileptiques sous peine de crever net dès la première scène. Eternal Family ? Noiseman ? Furi Kuri ? Re Cuty Honey ? Mind Game ? Bill Plimpton ? Les Zinzins de l'espace ? Laissez tomber, même en mélangeant le tout, impossible d'arriver à la botte de frénésie de ce truc. 50 minutes non stop harassantes, même pour le plus aguerri des psycho nerds.

Déferlement de défouraillage sur-rotatif sous forme de défouloir forain, on est conquis, ou on va gerber au choix.
Petit background scénaristique sur une expérience créant des mutants surpuissants histoire de remettre encore une couche de gars qui se transforment en machines de guerre sur pattes, Dead Leaves n'hésite pas en prime à faire dans le graveleux, la réplique grossière, et le coup de b.t.. mécanique bien salasse, sans oublier les histoires d'anus qui sont ici chez elles et la brochette de prisonniers mutants digne des plus grosses tronches des Zinzins de l'espace.

Bref, si vous êtes en quête du truc ultime qui pète de partout avec un bon millier de mutants déchiquetés aux 4 coins de l'écran en 50 minutes, option sodomite, Dead Leaves constitue ce qui se fait de plus furieusement inarrêtable. On pourra rapprocher le trait "Flash like" du chara design de l'excellent jeu vidéo Jet Set Radio sur Dreamcast appuyés d'applats noirs, assez logique lorsqu'on sait que le character designer Imai Toonz, issu de la publicité, a notamment travaillé chez Sega. On ajoutera de la déformation, du fisheye et une dose de la perversité absurde de Bill Blimpton qui aurait pris 10 ecstas de suite avant de dessiner, on secouera avec du studio 4°C et du Furi Kuri sous amphétamine (ah oui FLCL sous amphé, je vous laisse imaginer tout de même), et je ne sais même pas si on arrive au nombril de cette gerbe totalement psychotique.

Maintenant, l'animation bien qu'exceptionnelle et surchargée comme jamais tient davantage du rentre dedans pur et simple que de la stricte fluidité d'un FLCL ou d'un Mind Game, on pourra ainsi reprocher le design hyper anguleux et les aplats de couleurs criardes saturées retartinées d'onomatopées incrustées à l'écran, de split screens et d'un montage d'une rapidité folle furieuse, qui maximisent encore le boxon rendant chaque plan assez brouillon du fait que la profondeur de champ n'est jamais facilitée pour l'oeil, bien au contraire. Même si la dynamique spatiale y est parfaitement hallucinante, tout cela reste donc aussi très aplani par le choix du design et des couleurs, mais c'est aussi un choix délibéré du studio "Production IG" auquel on accroche ou pas. Même l'équipe de doublage avoue s'être tapée de bon gros maux de crâne et confirme la difficulté de tenir les 45 minutes à fond la caisse. Ils s'en sortent du reste très bien sans conteste et il est naturellement impératif de matter cet OFNI en version originale tant la VF casse toute l'ambiance et le talent de l'équipe.

Bref, c'est totalement gratuit d'hystérie mais bordel à cheval, ça décalotte les pangolins. Allez, je me le refais. ^^

NB : n'oublions pas la BO éclectique et endiablée de premier ordre.

12 août 2007
par drélium




Animeeeer le feu ! !

Quand on se lance dans le pétage de plombs qui explose le dentier en même temps que l’anus artificiel, moins c’est long plus c’est bon. Une heure, ça passe. Ca passe même très bien. Une demi-heure de plus et vous trouveriez cela trop, largueriez les amarres en fustigeant les temps morts, inutiles, et la gratuité évidente de ce défouloir qui l’est tout autant.

Mieux abouti que son sympathique cousin coréen Aachi and Ssipak, de deux ans son cadet, Dead leaves est, en plus d’un modèle de réussite (rare) du genre qu’est le, euh, « caca boudin dans ton cul avec tes crottes de nez », une tuerie animée de tous les instants, une démo 2D à l’efficacité instantanée, un modèle de fluidité qui pourrait largement péter plus haut que son cul mais reste formidablement humble car au nom d’un défouloir gratuit, débile et, donc, intrinsèquement méprisable. Franchement prenant. Rarement une animation aura réussi à faire exister autant de personnages en conservant une action non stop sur un peu plus de 50 minutes.

Aux manettes folles : IMAISHI Hiroyuki, directeur de l’animation sur FLCL, avec en renfort un nom au moins aussi connu à l’animation clef, KOIKE Takeshi, à qui l’ont doit les OAV Trava avec ce même Imaishi en co-réalisateur, le court The Animatrix – World Record et, surtout, le très attendu  long Redline. Son style est reconnaissable entre mille, ça bouge de partout, ça tournoie à fond les ballons tout en restant lisible… Du Kawajiri sous amphétamines ? C’est tout à fait ça, d'autant qu'ayant été animateur clef sur la plupart des oeuvres du Monsieur il peut se réclamer de cette école en même temps que, c'est largement possible, être un atout clef (donc) de toutes les réussites de Kawajiri jusqu'à ce jour. On attend Redline de pied ferme, au plancher d'ailleurs puisqu'il s'agira de courses de bolides et, donc, au hasard, d'une mise en image de la vitesse. Parions que ce Dead leaves n'est qu'un bref aperçu de ce qui nous attend...     

Si le character design m’a longtemps freiné quant à l’attaque de l’objet, une fois lancé dans le délire j’ai fermé mon clapet, pété mon plombage et explosé mon dentier en même temps que, euh, voilà, devant cet enchaînement ahurissant se payant qui plus est le luxe de se la jouer Brazil le temps d’une description carcérale futuriste très rachidadatienne (Etienne). Tous en camisole, tous parqués comme des bêtes, tous à la mine (déconfite), tous humiliés lors d’une séquence de chiage collectif à se… euh, voilà, et tous à se faire cryogéniser la tête pour mieux être rangés, étiquetés sur un étagère, sans gêner, voilà, c’est bien, attention t’as ton pied qui dépasse merci. 

Ca dépote sa reume avec la capote à ta sœur, ça dézingue des matons aux flingues à canons, ça rue dans les brancards d’un hôpital rempli d’importants vieillards impotents... Pour patienter en attendant (impatiemment) le live Choron dernière de Pierre Carles et Eric Martin sur la vie de notre regretté Professeur national, un « mort qui s’est barré » lui aussi tiens, Dead leaves fait office d’animé adéquat qui pourrait aisément s’en réclamer. Kawajiri-Koike-Professeur Choron ? Les voies du seigneur sont impénétrables... Chapeau bas et braquemart haut. 

13 décembre 2008
par Arno Ching-wan




La naissance d'un réalisateur...

Dead Leaves marque la naissance d'IMAISHI en tant que réalisateur et si les aficionados, avant cette première réalisation, étaient déjà au fait de ses capacités d'animateur hors du commun, avec cette production le personnage prenait une autre dimension. Dead Leaves est tout ce que mes collègues disent, un trip qui ne ressemblent à rien d'autre et qui s'inscrit pourtant, du point de vue de son animation, dans une tradition, une approche et un style dont la voie a été pavée par le vétéran récemment décédé (2009) et vénéré par toute une génération d'animateurs japonais, KANADA Yoshinori. Ce style se caractérisant par une animation survoltée, mettant l'accent sur l'éxagération, le rythme, les perspectives improbables et les déformations en tout genre, est celui-là même qui est en grande partie à la base du succès de la série choc du studio Gainax Tengen Toppa Gurren Lagann, réalisée par IMAISHI Hiroyuki justement...



29 mai 2010
par Astec




Comme un vieux slogan vidéoludique..."vous n'en reviendrez pas"

Dead Leaves pourrait être comparé à un jeu vidéo. Deux héros qui ne savent rien de leur passé et qui se réveillent sur la planète Terre. Ils mettent l'ambiance avec leur mitraillette, se font arrêter puis expulser sur ce qui reste de la Lune, transformée en immense prison, le tout en cinq minutes chrono. Et pour s'en échapper ils tombent d’abord contre une armée de simples flics clonés qu'ils déciment en moins de deux, ensuite, plus délicat, un flic en MotoCross (qui a dit Streets of Rage?) relève un peu plus le niveau de difficulté. Qu'importe, nos deux héros s'en sortent et dans un festival de tripes et de crânes morcelés parviennent à accéder au niveau suivant. Cette fois-ci ce sont de véritables boucliers vivants visiblement immunisés contre toute forme d'attaque qui font barrage. Pas de technique particulière, juste la fuite dans un interminable couloir en spirale psychédélique qui ne tardera pas à être recouvert, une fois de plus, de sang et de...matières organiques. Mais c'est encore insuffisant et il faut se munir d'un tank sorti tout droit d'un épisode de Metal Slug pour venir à bout de ces bestioles métalliques.

Une fois ce second stage rempli, en toute logique, les boss! Il est intéressant de voir comment les deux zigotos sont présentés, toujours à la manière d'un jeu vidéo (entre un Metal Gear Solid version artworks et les meilleurs soldats sortis d'un actionner signé Capcom) et inutile de dire qu'il va falloir sortir la grosse artillerie pour s'en débarasser. Comme pour chaque boss un chouya résistant, on balance toutes nos cartouches histoire de tâter de la bête (en l'occurrence ici, de pauvres bestioles vont s'en prendre plein la tronche) et vu que ça ne fonctionne pas, on se la joue Ikaruga version crade dans un univers entre cartoon et SF (sous une reprise hard du célèbre Carmen, il fallait oser). Après avoir perdu quelques plumes, on attaque le boss de fin, mythique, entre le pire des mécha ninja d'un Lost Planet et une Kreia de KOTOR version encore plus dark. Au programme, un combat mémorable qui se soldera comme tout bon Zelda d'un autre boss encore plus énorme genre serpent de sable, et Dead Leaves de nous en avoir mis plein la tronche pendant 50 petites minutes. Rare.

21 août 2007
par Xavier Chanoine


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