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7 Prajanban 2

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1 critiques: 2.25/5

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Bastian Meiresonne 2.25


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

La grande embrouille (Sushi au thaï)

Le réalisateur des blockbusters thaïs Wongpim Chalerm rempile derrière la caméra pour donner une suite encore plus extravagante de son précédent succès local des "7 Prajanban". Plutôt que d'imaginer une suite directe, les auteurs ont repris les personnages du précédent volet pour les déraciner de la période des seventies pour celle de la Seconde Guerre Mondiale. Nos guerriers pieds-nickelés ne doivent donc plus lutter contre l'américain, mais contre l'autre "grand ennemi juré" du peuple thaïlandais, l'occupant japonais. Une période de l'histoire thaïe très noire, rarement abordée, notamment en raison du rapport ambigu qu'entretenait à l'époque le "pays du sourire" avec l'envahisseur (ils ont ratifié un accord pour s'engager aux côtés des japonais dans la guerre en Asie).
Peu importe finalement ces précisions historiques, puisque "7 Prajanban 2" n'est avant tout pensé comme seul divertissement grand public, comme le prouve l'abracadabrante introduction. Nos sept héros font un retour assumé sur fonds de ralentis et les fans du premier volet reconnaîtront immédiatement le "gunner" (en culottes rouges) et le "capitaine", cigare au bec. Ils vont s'en prendre à un village occupé en dévalant une pente sableuse…un peu à l'instar d'un Olive et d'un Tom remontant un terrain de foot: ils mettront près d'une dizaine de minutes pour glisser sur une pente d'à peine dix mètres. Cette première scène d'action donne d'ailleurs le ton de tout le restant à suivre: de l'action, il y en a plein, mais malheureusement Wongpim ne bénéficie ni d'une bonne équipe de cascadeurs (comme sur son futur "Dynamite Warrior"), ni ne sait où placer sa caméra. Comme dans 99% de films d'action thaïs, il se contente donc de montrer action (un coup de fusil) et re-action (la balle touche la cible), fait (un coup de poing) et geste (la victime touchée à la mâchoire); et une nouvelle fois, on voit combien il est important de "penser" son découpage avant la réalisation et d'insuffler tempo et rythme. Il y a certes une bonne scène de course-poursuite au bout d'une vingtaine de minutes, où des cascadeurs, grimés en japonais, donnent de leur corps pour faire des prodigieux bonds et chutes, mais là encore la caméra de Wongpim a du mal à tout capter, à l'image de cette scène de collision entre motos, où l'on voit le choc et le cascadeur s'envoler, mais retomber seulement au bord du cadre. Le réalisateur semble se rendre compte de son incapacité, tente parfois de multiplier les prises de vue et de ralentir l'action à la "Ong Bak" pour tenter de donner l'impression de "choc" – mais rien n'y fait.
Les scènes d'action perdent donc notablement en force…et constituent pourtant les ¾ du film, jusque dans son final explosif sur fonds d'avions en CGI extrêmement mal foutus, mais avec un certain caractère jouissif, quand nos 7 gaillards sautent depuis un pont sur un appareil volant et que le "gunner" se tient debout pour "descendre" d'autres engins à l'aide de ses deux revolvers face à des mitrailleuses dont jamais les balles ne l'atteindront.
Les scènes comiques – volontaires ou non – fourmillent d'ailleurs dans cette comédie à très gros budget, depuis l'habituel numéro très scato (un personnage caché sous d'épais feuillages se fait littéralement déféquer dans la bouche par l'un des héros) jusque dans des parodies assez réussies (les sept mercenaires doivent se mesurer à sept personnages japonais fantasques, dont une femme fatale, un guerrier ninja et un personnage tout droit sorti de "Baby Cart" avec un chariot mitrailleur de meilleur effet). La culture japonaise est d'ailleurs passée à la moulinette, comme le prouve la reconstitution de la scène finale de "Sword of Doom" ou dans une affligeante (mais très drôle) parodie d'une pièce kabuki moulinée à l'opéra pékinois avec un zeste d'art tribaire africain !
Bien plus réussi que l'ambitieux "Thai Thief" réalisé la même année, "7 Prachanban 2" est un pur produit de divertissement comme seuls les thaïs savent le faire, mieux que la grosse moyenne (notamment grâce à l'importance de son budget), mais qui déçoit tout de même en raison du manque de sa rigueur scénaristique et de l'incapacité de son réalisateur à correctement torcher scènes de comique et d'action.


18 novembre 2008
par Bastian Meiresonne


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