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Addicted

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2 critiques: 3.25/5

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10 critiques: 3.2/5



Elise 4.5 c'est bien vu
Ordell Robbie 2 Potentiel Gaché
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


c'est bien vu

Pardonnez ma féniantise crépusculale puisque je vais m'appuyer sur la critique plutôt consistante de Scaar Alexander Trox pour donner mon avis, mais je n'ai vraiment pas envie de répéter en entier tout ce qu'il dit ; je suis en gros plutôt d'accord avec lui : photo impeccable, des plans intéressants notamment dans les scènes sentimentales (mais je trouve dommage les mêmes plans réutilisés 15 fois dans la course), un casting vraiment beau et un scénario, qui malgré les longueurs au milieu, débute très bien et finit en beauté et très intelligemment. Je ne vais pas spoiler non plus mais on peut vraiment réflechir longtemps sur le choix final. Très bon film, surprenant et intelligent.

09 juillet 2004
par Elise




Potentiel Gaché

Au début d'Addicted, on croit entrevoir un agréable ersatz de bon cinéma américain eighties premier degré naif: la mise en scène est plaisante de classicisme, la photographie est excellente comme souvent dans le cinéma coréen actuel et on retrouve de plaisants poncifs de cette époque-là -le jeune homme romantique amoureux de vitesse et de grosses voitures lui permettant de griller sa fureur de vivre et d'oublier l'ennui d'une banlieue résidentielle. Du coup, on serait presque pret à passer au film le fait que son récit ne soit ancré dans aucune réalité locale, qu'il soit quasiment du pret à remaker par Hollywood sans aucun effort de transposition à faire, bref qu'il soit le symptome d'un cinéma coréen qui connut dans les années 60 l'idée de cinéma national avec ses genres et ses thèmes ancrés dans la culture du pays comme Hong Kong ou le Japon purent la connaitre, idée remplacée actuellement par une capitulation devant tout ce qui marche et vient de l'étranger. Addicted commence donc comme un film que l'on aurait aimé beaucoup aimer à défaut de le trouver grand. Mais principalement par la faute d'une exploitation peu inspirée de sa superbe idée de scénario, le film va juste se maintenir dans l'ordinaire qui se laisse regarder des romances coréennes. La grande idée du film, c'est de commencer par se centrer sur une forme de trio amoureux Dae Jin/Ho Jin/Eun Soo en secret de celle-çi avant d'utiliser l'idée du double accident pour créer un autre trio amoureux sur lequel sera centrée sa seconde partie (Dae Jin se prenant pour Ho Jin/Eun Soo/jeune femme qui était proche de Eun Soo avant l'accident). Cela a au moins le mérite de trancher avec les tonnes d'histoire d'amour avec décalage temporel dont le cinéma coréen commercial nous abreuve.

Le problème, c'est que pendant tout ce qui précède le coup de théatre final le film ne fait pas grand chose de cette idée, en tout cas rien qui en terme de profondeur psychologique dépasse l'ordinaire de la romance: si l'on enlève les quelques doutes suscités par l'attitude de Dae Jin, il ne reste que des personnages aux réaction et au vécu très communs, sans complexité psychologique et émotionnelle ou richesse thématique qui le hisserait au-dessus du nombre incalculables de romances qui ne sont qu'un film de plus et n'apportent strictement rien au cinéma. C'est bien joué mais à l'image du score du film c'est terne; ce n'est pas assez lent pour endormir mais assez pour faire perdre au film sa tension, cela évite le gros pathos sans etre non plus vraiment émouvant, c'est du mou, du neutre. La mise en scène n'est de plus pas toujours irréprochable, ayant tendance à s'apesantir de façon inutile sur certains détails ou choisissant certains angles de vue pour le plaisir du beau plan (le plan depuis sous l'eau, le plan se plaçant au niveau d'un ventilateur). De la complexité, le film en acquiert un peu avec son coup de théatre final mais c'est alors pour retrouver le travers du Shyamalan de Sixième Sens, de l'époque où ce désormais grand cinéaste faisait encore le petit malin (loin du meilleur De Palma qui ne sombre jamais la manipulation roublarde): écrire un scénario fondé seulement sur sa surprise finale pour faire réinterpréter tout ce qui précède à la lumière du coup de théatre là où les vrais grands films n'ont pas besoin de la manipulation pour exister dans toute leur splendeur et leur richesse dès les premières minutes (chose que Shyamalan semble avoir comprise depuis vu que dans ses derniers films la manipulation n'est pas le ressort principal de scénarios qui enfoncent de plus en plus le clou de l'héritage du cinéma américain classique).

Si Addicted s'achève sans s'etre fait détester, reste qu'il aurait pu etre tellement plus intéréssant.



08 juillet 2004
par Ordell Robbie


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