All about tear-jerkers
Avec son titre assez prétentieux,
All about Love laissait présager un drame un minimum écrit et travaillé sur les relations amoureuses. Ce n'est pourtant pas le cas, et autant prévenir le spectateur potentiel, le film tient plus du mélodrame très typique que d'une quelconque analyse. Le pitch donne de toute façon le ton: un médecin perd sa femme dans un accident de voiture, et tombe par hasard sur la personne qui a reçu le coeur de sa bien aimée, suite à une donation post-mortem. Evidemment, la jeune femme en question a des problèmes de couple, son petit ami étant le parfait sosie du médecin. On aurait voulu écrire plus gros qu'on n'y serait pas arrivé...
Le film ne s'embarasse donc d'aucune finesse à ce niveau, et les personnages sont plutôt simplistes, à l'image de celui de Charlene Choi tout droit sorti d'une image d'épinal: la jeune femme innocente et pure, qui vient attendre son mari sagement à la sortie du travail. Heureusement les autres personnages sont un peu moins caricaturaux, même si l'on n'atteind pas des sommets.
Cela étant dit, le film est plutôt réussi dans son genre, avec des interprètes autrement sérieux dans leur travail. Charlie Young n'est pas pire qu'une autre dans un rôle très larmoyant, et Andy Lau est à nouveau un modèle de professionnalisme. Il tire véritablement le meilleur de ses capacités et de celles de son rôle. Quant à la réalisation de Daniel Yu, elle se montre hélas un peu trop poseuse par moment pour pleinement convaincre. Mais elle est au moins soignée et travaillée, et livre quelques bons moments.
Si l'on fait donc abstraction de ce titre prétentieux pour recadrer le film dans son genre,
All About Love remplit son contrat, on le regarde avec son ou sa petit(e) ami(e) un soir pluvieux pour passer un moment ensemble. On n'en ressort pas plus intelligent, mais avec le sentiment d'avoir vu un travail fait avec un minimum d'application, aussi bien techniquement qu'au niveau de l'interprétation. Il manque avant tout et surtout un peu plus de travail d'écriture pour livrer un film intéressant, comme souvent ces dernières années à Hong Kong.
Fuyez.... 
A moins d'être un fan acharné d'Andy, rien ne devrait pouvoir sauver ce film. L'histoire de ce médecin qui perd sa femme et qui veut rattraper le temps perdu auprès ce celle qui a reçu son coeur a défaut d'être originale pemettait au moins d'envisager quelques variations sur le thèlme de l'amour et de l'attachement. Mais le traitement aseptisé que lui a fait subir M.
Daniel Yu rend toute véllétité de profondeur caduque. Aucun questionnement n'est fait de l'intégrité psychique du (des) personnage(s) d'Andy Lau, à croire que le fait d'aimer (mais est-ce bien le mot?) justifie tout. Et comme si l'arnaque aux sentiments, la supercherie kleenex, la foire au mieux-disant lacrymal d'un scénario mutilé ne suffisait pas, M. Daniel Yu nous emballe tout ça avec des ficelles visuelles à la mesure l'obséquiosité commerciale du film. Cela vous fera rapidement un effet similaire à celui d'un lendemain de réveillon lorsqu'il faut finir les restes. Non, trop c'est trop. Alors a moins de pouvoir avaler un kilo de guimauve sans sourciller, fuyez ce film. Même pour les rares scènes où Andy est bon, je ne peux le recommander. Et histoire de vous prouvez quece type de scénario peut donner de bonnes choses, regardez plutôt
My Heart Will Go On, histoire de vous persuadez que c'est bien M. Daniel Yu le responsable de ce massacre. Le malheur, c'est que le public hongkongais suivant sans broncher tout film avec Andy Lau à l'affiche a conforter ce M. Yu, alors d'ici à ce qu'il nous refasse un film....
13 janvier 2006
par
jeffy
Pour le premier film issu de son nouveau studio, Focus Films, Andy Lau ne prend pas de gros risques avec "All about Love", à savoir un gros mélodrame romantique des familles dans lequel celui-ci est la star incontestable. Omniprésent, beau, romantique, charmeur, drôle ou apitoyé, Andy est de tous les instants, de tous les plans, ne laissant que des miettes à ses autres partenaires tels que Charlie Young, Charlène Choi ou Anthony Wong.
Ce qui distingue un peu "All about Love" du tout venant est la mise en scène résolument moderne de Daniel Yu, qui a décidé de raconter son histoire avec force effets spéciaux, ralentis/ accélérés qui auraient certainement plus leur place dans une eventuelle séquelle de "Storm Riders" que dans le genre de film qu'il est censé illustrer. Résultat des courses, à force de vouloir trop en faire, le potentiel humain du film est considérablement amoindri et celui-ci semble froid et artificiel.
Malgré tout, le résultat reste assez honorable mais le film aurait gagné à plus de modestie de la part de l'ami Andy.
Frères d'âmes
Andy Lau met les bouchées doubles.
Non content de casser la baraque avec son curieux "Wait 'til you're older", il produit également ce mélodrame "All about love" tout entier destiné à faire pleurer dans les chaumières. Pari largement remporté pour toute âme sensible et qui ne serait pas rebuté par une avalanche de bons sentiments dégoulinants...
Car il faut supporter le jeu de violons, de ralentis appuyés et l'excès de bonheur et de naïveté pour tenir jusqu'au bout du film; voire même fermer ses deux yeux sur un scénario très peu probable. Andy Lau dans le rôle d'un médecin, marié à une Charlene Choi, qui a du mal à retenir son jeu comme l'histoire l'exige. Elle ne peut donc s'empêcher de ressortir ses éternelles moues, quand elle apprend que son homme doit se dépêcher de partir au travail ou qu'elle passe sa journée à tenter de perdre du poids pour lui "plaire".
Ses apparitions se limitent finalement au premier tiers du film, puisque le destin l'emporte loin d'Andy Lau...enfin, elle a droit à quelques apparitions bonus à travers de furtives réminiscences à quelques moments / endroits clés.
Puis Lau pense l'avoir retrouvé en secourant une jeune femme ayant "hérité" du coeur de son bien-aimé. On pressent le scénario venir à mille lieues, s'imaginant une énième variation du couple réuni par la force du destin et se consolant mutuellement...Que nenni : après le surprenant "Wait 'til...", les scénaristes ont de nouveau emprunté de nouvelles voies en faisant démarrer une seconde intrigue, basée sur la vie de la malade du coeur et de son mari photographe (de mode) également interprété par ... Andy Lau. Deux pour le prix d'un ! Il ne sera rien dévoilé concernant la suite, puisque l'effet de surprise fait beaucoup dans le charme désuet de cette production.
Force est de constater, qu'Andy Lau sait intelligemment gérer sa carrière. S'octroyant de rôles exigeants, il affine toujours davantage son jeu d'acteur et assoit son statut de vedette. Alors que le cinéma HK se fourvoie actuellement dans les énièmes variations de formules éprouvées, LAU n'hésite pas aller à l'encontre des schémas en partant d'idées volées à droite et à gauche, mais en leur faisant prendre des voies relativement nouvelles. En confiant ses films à de jeunes premiers, il donne une chance à de nouveaux talents de faire leurs premiers pas; après WONG Ching-Po, c'est donc le tour à Daniel Yu, qui se tire honorablement en optant pour une mise en scène discrète et adaptée au propos, maniant quelques effets spéciaux avec maëstria et parsemant l'oeuvre de quelques plans plus personnels (ralentis, contre-plongée pour évoquer les divinités lors de moments clés).
Encore une fois, le scénario n'est qu'une énorme guimauve, frisant l'excès; mais le jeu des acteurs et l'overdose des sentiments amoureux viendra à bout des plus réticents.
05 janvier 2006
par
Happy