Pari loupé pour Tsui Hark et son A Better Yesterday...
Voici le troisième et dernier opus de cette saga...enfin si l'on peut dire, car on ne sait pas trop ce que vient faire ce film aux côtés des deux autres. En effet, les seuls points communs résident dans le personnage de Mark (Chow Yun-Fat), sa découverte de la violence et l'origine de sa panoplie. Tout cela dans une contradiction et une omission de tellement d'éléments des deux premiers opus, qu'on en vient à se demander si Tsui Hark, suite à son différend avec John Woo, n'a pas délibérement souhaiter saborder sa saga. On voit donc un Mark découvrir tout des armes et du monde de la pègre, alors qu'il disait lui-même avoir fait son premier coup avec Ho (cf la scène au début du 1, dans le bar) et même que "ce fut la première fois qu'on pointa un flingue sur sa tête"......ce qui arrive à peu prés dix fois ici. On nous présente son cousin (Tony Leung Ka-Fai), son oncle, mais pas à un moment tout ce petit monde ne mentionne Ken, le frère jumeau de Mark (celui du 2)...une petite allusion au détour d'une réplique n'était pas chose compliquée. Durant le film, les personnages ne font qu'un court détour par Hong Kong, avant de retourner au Vietnam où la majorité du film se déroule, alors que la ville de Hong Kong, ses bars et ses triades contribue largement à l'essence de la saga. Le passage à Hong Kong n'est ici qu'un prétexte pour justifier le passage du thème musical à leur arrivée.
En tout cas vous l'aurez compris, en ce qui concerne la continuité de la série, c'est zéro. Alors que sans changer grand chose, quelques petits clins d'oeil aurait pu éviter cette désagréable impression de suite bâclée. Pourtant le film était potentiellement intéressant, mais la romance entre Chow Yun-Fat et Anita Mui Yim-Fong
n'est pas assez developpé et de ce fait ne touche pas malgré son importance dans l'histoire. Seul l'espoir desesperé qu'ont Mark et les siens de s'enfuir du Vietnam se ressent vraiment, et Tsui Hark retranscrit tout de même très bien cette montée de la peur et de la violence, ce chaos grandissant, presque palpable qui devait régner à Saigon en 74 (Tsui a grandi au Vietnam même si il a émmigré avant, en 67). Les gunfights, sans être à la hauteur de ceux de maître Woo, sont toutefois très honnêtes, notamment un final au double M16 ! La musique est assez jolie, et la chanson d'Anita est plus ou moins dans la lignée de celles de Leslie Cheung Kwok-Wing, mais encore une fois, un léger cran en-dessous.
Le 2 également décevait par sa baisse de régime dans beaucoup de domaines mais se rattrapait par une énergie débordante, ici l'intrigue est tellement plate qu'on ne sent presque jamais impliqué par les motivations des personnages, notamment dans les scènes d'action. C'est au fond trois choses qui plombe réellement le film : son manque de liens avec la série, sa demi-heure de plus que les autres qui en ressort plus longue qu'intéressante parce que trop peu fouillée, et
ce petit frisson qu'on espère voir arriver en vain jusqu'à la fin.
En Bref, je suis certes un peu dur mais la déception est plus forte avec l'attente, et on attend forcément beaucoup d'un troisième volume de A Better Tomorrow....
Voila donc un film pas si terrible que ça jugé objectivement, mais jugé dans son ensemble, voila une suite bien médiocre.
Moins soufflant, un troisième opus glamour et tragique
Tsui Hark reste toujours producteur de la série mais passe ici à la réalisation avec ce dernier volet de la série du Syndicat du Crime, pur produit de fan-service comme on en rêve. Franchement, s'il n'est pas exempt de défauts, on est en face d'un vrai objet de tous les plaisirs, de la dégaine de Chow Yun-Fat à la sortie de l'avion à l'ultime plan couleur feu du haut d'un hélicoptère, grand moment de glamour à la Hongkongaise. Ce Syndicat du Crime 3 est d'ailleurs un pur objet de glamour : le trio Chow Yun-Fat, Anita Mui et Leung Ka-Fai rappelle combien les grandes heures de l'âge d'or du cinéma Hong-kongais manque de nos jours. On ne retrouve plus les plans -plus poseurs tu meurs- mettant en valeur chacun des héros (sauf peut-être encore chez Johnnie To), on ne retrouve plus cet esprit de guerre et d'amitié qui donnaient vie à une simple histoire de cousins paumés perdus à Saigon, aux oubliettes les slow sous les saxo de Lowell Lo ou de James Wong, tout comme cette photographie parfois écarlate, brillante de ses lumières et couleurs délavées. Doit-on aussi parler de Tsui Hark, qui nous manque lui aussi? Même si le barbichu est toujours en activité, les premiers échos de son retour après Seven Swords semblent être négatifs. Comment tirer la langue à son travail toujours aussi reconnaissable parmi tant d'autres, ces incalculables plans en contre-plongée, ces courts travellings avants, rapides comme l'éclair, cet objectif fixe qui se déclenche dans un balai de gauche à droite ou de droite à gauche comme un automatisme que les fans apprécient chez lui. Même ses films les plus mauvais ont toujours un petit quelque chose drôlement efficace (excepté l'horrible The Master) et pourquoi ce Syndicat du Crime 3 dérogerait à la règle? Il ne bouscule pas les codes du maître de HongKong, mais sans doute aurait-on préféré plus de panache dans les fusillades, une logique lorsque l'on succède à John Woo, ni plus ni moins qu'un pionnier dans le genre. Pourtant, l'oeuvre n'est pas avare en séquences marquantes, comme cette deuxième fouille à la douane implicant toute la famille ou les quinze dernières minutes proprement géniales. Oui, les moments les plus forts ne sont pas ceux que l'on pense.

Le mec qui attend au coin un Tsui Hark animé d'une envie de faire du John Woo peut encore attendre des heures, des jours, des mois voir des années. Tsui Hark se permet un virage, terrible pour le fanboy évidemment, en posant le rythme et en créant une véritable rupture de ton avec les anciens épisodes qui jouaient sur leur côté volontairement expressionniste et jusqu'au-boutiste dans une démarche d'amplification. Les émotions sont amplifiées dans la scène finale du premier opus, elles sont amplifiées lorsque Chow Yun-Fat, véritable réincarnation d'un Bouddha du cinéma, cabotine au sujet d'une histoire de bouffe dans l'extraordinaire second opus. Et dans ce troisième, alors? Amplification d'une époque glamour tout simplement. Amplification du côté dark de Tsui Hark, le côté poseur. Il faut voir en effet Chow Yun-Fat rouler des mécaniques lorsqu'il fait face à la caméra avec ses lunettes d'aviateur reprises depuis quelques années par cette horrible mouvance faussement glamour -justement- de jeunes péteux. Yun-Fat a une classe que d'autres n'ont pas, même avec des lunettes. Et ce qui fait qu'un acteur est grand, c'est lorsqu'il se fagote comme le dernier moins que rien : Leung Ka-Fai, charismatique et touchant, fait pourtant office de sidekick du pauvre affublé de ses grosses lunettes rafistolées au sparadrap. Pourtant on aime ce personnage, on aime la forte amitié qu'il entretient avec son cousin (séance photo chapeaux pointus au Vietnam, jeu de la peinture à leur arrivée à Hong-Kong), on aime ces moments tellement ringards et cuculs sous la musique qui l'est tout autant. Mais que voulez-vous, Tsui Hark est le cinéaste du flexible, aussi bien un vrai chef d'entreprise capable de pondre des oeuvres au potentiel commercial important qu'un créateur à part entière. Le Syndicat du Crime 3 mélange un petit peu tout ça, inégal mais regorgeant de morceaux de bravoure d'une époque vraiment révolue. Et si on reproche au film de ne pas avoir suivi la trame des deux autres opus, trouvons lui un autre titre !
Un mélange moyennement réussi du Syndicat du Crime et d'Une Balle dans la Tête.
Commençons par situer le film dans la série. Filmé en 1989,
c'est le plus récent, mais son histoire se déroule avant les deux
premiers. De plus, c'est Tsui Hark
et non plus John Woo qui réalise
le film. On ne retrouve qu'un personnage commun aux Syndicat du Crime, j'ai nommé Mark, interprété par Chow
Yun-Fat. Le film sent un peu la récupération d'une suite à
gros succès commercial. Tsui Hark a inséré quelques idées
pour faire du film un élément de la série, mais il aurait très
bien pu s'en passer sans altérer son film.
Les raccords avec les deux autres films sont la musique et le personnage
de Chow Yun-Fat. Le thème musical du
Syndicat du Crime est utilisé une fois, ainsi qu'un autre petit thème.
Pas de quoi se relever la nuit. Le reste de la musique est composé par
Lowel Lo, à qui on doit entre autre celle de The Killer. Je ne sais pas si c'est lui qui a composé celle des Syndicat
Du Crime, mais le style est différent. L'arrivée de courts passages
des thèmes des deux premiers films est donc un peu déplacée.
Concernant Mark, on assiste à un espèce de parcours initiatique,
puisque Mark est encore vierge de toute violence au début du film (il
ne sait même pas tenir une mitraillette correctemment, mon Dieu...).
Le film va le voir s'aguérir, et acquérir quelques uns des objets
cultes de la série : les lunettes de soleil et l'imper. Chow
Yun-Fat arbore aussi de temps en temps une cigarette ou une allumette
dans la bouche. Et il finit bien sûr par avoir un pansement sur le front.
Tout cela est fort sympathique mais n'apporte rien à l'histoire. Tsui
Hark aurait pu facilement s'en passer et nommer son film simplement 'Love
And Death In Saigon'. Au niveau de l'intégration du film dans la
série, je suis donc déçu.
Le film en lui même est plutôt bon, mais sans plus. Le ton est
très différent des deux premiers films, puisque c'est une intrigue
amoureuse qui est au centre du récit. Celui-ci s'inscrit dans un contexte
historique, à la manière de Une balle dans la tête de John Woo.
On retrouve les personnages tentant de régler leurs problèmes dans
un environnement qui peu à peu sombre dans le chaos. Tsui
Hark n'aborde pas autant de thèmes que John Woo. Beaucoup d'amour,
un peu de vengeance et un soupçon d'honneur forment les thèmes
du film, et le traitement est assez mélodramatique.
On parle aussi d'une récupération d'éléments
du scénario d'Une balle dans la tête
par Tsui Hark, qui s'est brouillé avec John Woo à cette époque.
C'est vrai que les deux films ont des pointes communs...
Concernant les scènes d'action, Tsui Hark n'est pas John Woo pour les
gunfights (oui, je sais, je compare, je compare, mais il avait qu'à ne
pas prendre la suite). Quand il tente d'imiter les gunfights de John Woo,
le résultat est toujours en deça du Syndicat du Crime 2. Les fusillades
sont assez nombreuses et vous en donnerons pour votre argent. Anita
Mui, Tony Leung et Chow Yun-Fat distribuent
beaucoup de plomb, et quelques scènes sont très réussies. Mais
il manque le petit quelque chose qui fait des gunfights de John Woo ces ballets
visuels époustouflants. La musique de Lowel Lo n'est pas aussi adaptée
que dans le Killer, et l'ensemble reste donc en
deça des meilleurs extraits du genre.
Donc au final, j'ai été déçu par le film, Tsui
Hark m'avait habitué à mieux. L'histoire d'amour ne m'a jamais
vraiment ému, alors qu'elle est au centre du film. Déception
donc pour un film de bonne qualité néanmoins.
Un film assez mou, surprenant de la part de Tsui Hark.
François l’explique très bien ci-dessous, le 3ème opus signé Tsui Hark est une déception, notamment lorsqu’on le compare aux 2 premiers épisodes réalisés par John Woo. Les frissons occasionnés par les fusillades dantesques ou les images chocs (l’allumage de cigare avec un billet de banque qui brûle, l’enfilage d’imper au vol…) ne sont ici plus au rendez-vous. Toute l’action, qui se déroule au Viet-Nam, semble en fait littéralement plombée par une bande son larmoyante et une romance à laquelle pas même Hark ne croit, si bien que l’ennui fait son apparition au bout de 10 minutes… C’est tellement inhabituel pour un film de Tsui Hark, l’auteur d’œuvres sauvages et démentes comme
Zu et
The Blade, que ça pourrait presque en devenir une curiosité !
Pas inoubliable mais dans la bonne moyenne quand même
Loin d'être mémorable mais il y a quand même pas mal de choses à sauver dans ce film. Quelques plans sur les héros dont Tsui Hark a le secret, et puis surtout Anita Mui qui flingue ça donne une touche esthétique et ça change de Chun Yun Fat qui est bien calme dans ce film. Bon, sérieusement, ça se laisse voir mais c'est quand même pas du premier monsieur Hark. Ah les troisièmes volets des trilogies...
Passion, tragédies et bains de sang à Saigon 
1989. Brouillé avec son collaborateur John Woo depuis quelque temps pour des raisons artistiques mais aussi personnelles, Tsui Hark se dispense des services de l'auteur de
The Killer et opte pour la réalisation d'un troisième volet de la saga
Le Syndicat du Crime qui constituera au final le prologue du diptyque mis en scène par Woo. L'action se déroule à Saigon puis à Hong Kong et illustre une étape marquante de la jeunesse de Mark (Chow Yun-Fat) tout en renvoyant sur certains points au propre vécu de Tsui, lequel a effectivement passé son enfance au Vietnam avant d'émigrer à Hong Kong. Il semble donc infondé de prétendre que le génie barbichu s'est approprié certaines idées inhérentes au script de son homologue formant la genèse de
Bullet in the Head – film avec lequel il partage le même lieu d'intrigue ainsi qu'un caractère intimiste comparable et dont la date de production demeure pourtant ultérieure –, ce que beaucoup ont avancé sans réelles sources valables.
L'accueil public et critique très froid réservé à cette œuvre, de même que la réputation peu flatteuse dont elle souffre aujourd'hui encore, réside en partie dans le fait que Tsui Hark ne s'est guère attaché à respecter la continuité du scénario vis-à-vis des deux autres opus; à aucun moment du récit n'est mentionnée l'existence du frère jumeau de Mark, ce dernier représentant tout de même l'un des personnages-clés du
Syndicat du Crime 2 – pis encore: Mark lui-même déclare lors d'une réplique du premier épisode qu'il ne fut qu'une seule fois braqué au moyen d'une arme à feu, chose qui se produit ici à de nombreuses reprises. Plutôt qu'y voir des bourdes narratives, on pourrait déceler là-dedans une volonté de démythifier l'univers bâti et noblement honoré au sein des précédents métrages de la part de Tsui. En effet, le protagoniste joué par Chow Yun-Fat n'a en l'occurrence rien du gangster dur à cuire découvert dans
Le Syndicat du Crime premier du nom; c'est le rôle de femme forte incarné par la regrettée Anita Mui qui va entreprendre de forger le caractère de notre ami et de lui enseigner l'art du tir.
Le Syndicat du Crime 3 se présente ainsi comme un film d'hommes et de femmes là où ses prédécesseurs se voulaient avant tout de vrais films de mâles. Il ne s'agit en définitive non pas d'une simple trahison du matériau scénaristique de base mais d'une mouture bien plus subtile et intelligente qu'il n'y paraît, développée par un Tsui Hark comme souvent incompris.
Hors du cadre narratif et psychologique, c'est également dans son traitement et son aspect formel que cette troisième bobine tranche avec l'approche de ses aînés. Ici, les plages sentimentales résultant du trio formé par Chow Yun-Fat, Anita Mui et Tony Leung Ka-Fai importent au moins autant si ce n'est davantage que les séquences d'action suggérées dans l'intrigue. De tels passages intimistes ralentiront la cadence aux yeux de certains, quitte à nuire à l'efficacité du récit, mais on s'aperçoit plus lucidement qu'ils intensifient la profondeur dramatique du film et permettent un attachement très fort des personnages principaux. En outre, la mise en scène de Tsui Hark transcende celles des deux premiers
Syndicat du Crime réalisés par Woo qui se montraient assez classiques, voire un tantinet plan-plan, dans leur ensemble; là, en sus d'une maîtrise absolue des angles de vue et du montage, la caméra frétille grâce à un enchaînement de travellings virtuoses et parfaitement calculés sans que tout ceci ne bascule dans l'esbroufe inutile. Marque de fabrique d'un génie de la mise en images qui se sera surpassé d'œuvres en œuvres jusqu'à l'apothéose visuelle de son
Time and Tide. Judicieux, Tsui Hark sollicite, pour les besoins de la musique de ce prologue, le très bon Lowell Lo (à l'origine de la divine bande originale de
The Killer), qui signe une vaste gamme de thèmes mélancoliques quelquefois proches de certaines partitions d'Ennio Morricone à l'époque de son tandem avec Sergio Leone. Venons-en à la composante spectaculaire du film. Moins copieuse que dans
Le Syndicat du Crime 2, lequel nous avait gratifié d'un dégommage de clôture titanesque, mais nettement plus soignée et mieux intégrée au sein de l'action même, elle conjugue élégance et efficacité dans les fusillades (habile jeu de plongées / contre-plongées, utilisation mesurée du ralenti, violence plus brute que cartoonesque des impacts produits par les coups de feu) tout en réservant un frénétique « bullet ballet » final qui nous cloue à notre siège et où flingues des familles, M16 puis bazooka pétaradent à qui mieux mieux. Ce bouquet ultime prouve que Tsui n'a rien à envier à Woo lorsqu'il s'agit de filmer les gunfights.
Beau morceau de cinéma que
Le Syndicat du Crime 3. Sclérosé dans le contexte de ses deux grands frères dont il brise la logique narrative, ce
prequel laisse sujet à de multiples discussions – qui peuvent se solder par des conclusions aussi bien péjoratives que favorables –, mais une fois pris à part, nul doute que l'on tienne là une œuvre majeure. Un «
heroic bloodshed » passionné et atypique, de la classe de cadors du genre tels que
The Killer et
Bullet in the Head.
Rien a voir avec le premier ! ! ! MOYEN
Je m'attendais a visionner un bon polar(comme les 2 premiers) mais ce film est plutot un drame. Certaines scènes sont simmilaire a celles d'UNE BALLE DANS LA TETE de John Woo (Beaucoup mieux!). Fan d'action s'abstenir!
Une déception...et elle a tout simplement un nom : Tsui Hark !
Si les deux premiers opus étaient très bons, John Woo n'y était pas pour rien ! De plus, je pense qu'un troisieme opus était déjà un opus de trop...
Mais voilà, T.Hark, qui ne faisait plus que de la production, ne s'entend plus avec J.Woo et il décide de réaliser ce 3eme opus, profitant de la renommée des films de Woo...non content de cela, il va même jusqu'à puiser ses idées chez Woo, comme le contexte du projet de Woo, Une Balle Dans La Tête (très très bon)
T.Hark aura beau bien s'entourer au niveau du casting, le film est une déception à tous les points de vue, il n'est certes pas misérable, mais avec un tel titre, il se devait d'être à la hauteur !
Dispensable..
Une préquelle mise en scène par Tsui Hark, qui n'atteint malheureusement jamais les 2 superbes premiers épisodes.
Histoire d'amour sur fond de guerre du Vietnam, on retrouve ici Mark et on voit son premier contact avec la violence, ce qui pouvait paraître intéressant sur le papier mais, qui a l'arrivée loupe l'essai.
Pas un mauvais film non, juste carrément loin derrière ses prédécesseurs ; et même temps que film à part, c'est assez inégal...
Visuellement en revanche c'est assez bon (Hark quand même), et y'a de bonnes choses, mais voilà quoi, vraiment mitigé :/
LE MOINS BON DE LA TRILOGIE MAIS CORRECT TOUT DE MEME
T.HARK réalise ici un film qui n'est pas baclé mais qui reste le moins captivant des trois. La génèse de la série n'était peut-être pas utile. A voir par curiosité.
Excellent si y'avais pas eu les 2 premiers !
que tsui hark peut etre enervant !!
ABT III
A Better Tomorrow III, réalisé par Tsui Hark et non plus John Woo, est totalement détaché des deux premiers volets de part sa forme (une prequel) et son traitement - le genre polar/action est délaissé pour un drame sous fond de guerre et Mark, personnage icône du Better Tomorrow premier du nom n'est pas ici le personnage central (rupture qui a surement biaisé les critiques). Ainsi il faut considérer ce film comme une oeuvre entière, sans liens avec les deux précédents, voire même les "oublier" pour l'apprécier à sa juste valeur - Tsui Hark aurait d'ailleurs du supprimer le "Better Tomorrow" du nom du film et trouver un titre plus approprié afin d'éviter au spectateur toute comparaison et autres sentiments d'incohérence à l'égard des deux opus de John Woo.
Tsui Hark s'éloigne ainsi fortement de l'approche de Woo sur les personnages et leurs relations ainsi que sur la trame policière. On assiste donc à la jeunesse de Mark (Chow Yun-Fat, ai-je besoin de le préciser ?) chez son oncle, au Vietnam - suite à des affaires peu légales, Mark et son cousin (Tony Leung Ka-Fai se lient d'amitié avec Cheung Chi-Mun (Anita Mui), créeant ainsi un trio amoureux au centre de l'histoire.
Très peu d'éléments nouveaux à se mettre sous la dent pour les fans de la série, Tsui Hark montrant uniquement dans une scène Mark recevant des mains d'Anita Mui l'imperméable et les lunettes mythiques qui font partie du "style" Mark Cheng - d'où leur mécontentement compréhensible.
Assez bien construit, bien réalisé et surtout formidablement interprété (Anita Mui en tête), ABT 3, sorti du contexte des deux oeuvres de John Woo, s'avère être un très bon drame avec tout de même un gunfight (ahhh ..) quasi-final confrontant Mark et un Japonais (toute aussi saignant bien que moins travaillé qu'une scène de gunfight à la John Woo).
Une réussite peu reconnue et/ou peu appréciée des amateurs de ciné HK, qui se consoleront de ce film et du départ de Woo de la Workshop avec Bullet In The Head , aussi sur fond de guerre, mais bénéficiant du traitement des personnages propre à Woo.
Who You Are 
La génêse des Héros.
Tsui Hark reprend la saga mythique de John Woo. Le rendu s'avère différent (un personnage féminin est au centre de l'histoire, chose impensable dans l'univers de John Woo), moins maîtrisé (Tsui Hark, beaucoup moins à l'aise dans le Polar que dans le film de Kung-Fu ou de Chevalerie), mais les émotions sont là.
On compare souvent (et cela est justifié) ce film à "Une Balle dans la Tête" (le "vrai" "Syndicat du Crime 3", pourrait-on dire) ; cela allant -presque- toujours à son désavantage. Que neni, tous deux sont de très grands films (bien qu'imparfait pour "Le Syndicat 3").
Saïgon mon amour...
La série tend à virer cérébrale avec la mise en scène de Tsui Hark, les gunfights ne sont que prétextes à installer une ambiance résolument auteuriste. Tsui Hark revient sur les lieux de son enfance, il est à la fois Mark pour son côté héroïque mais également tout le reste... La fin évoque le prix qu'ont à payer les éxilés. Il verse une larme sur un pays qu'il laisse livré au chaos. Tsui Hark reprend ce qui lui revient de droit, il donne une âme à ses héros.
Différent et original
Inférieur aux 2 premiers, le film est un mélodrame qui reste intéressant, sans plus. A voir à l'occasion, sans ésperer retrouver l'esprit des autres épisodes, mais plutôt en ésperant voir une triste histoire d'amour.
A voir comme un film à part entière
En effet, tout fan des 2 "syndiats du crime" de John Woo ne peut être que déçu face à ce film, tant les thèmes abordés sont différents, et tant le personnage de Mark est réduit à néant.
Non pas que le rôle soit inexistant, mais il n'a plus rien à voir avec le rôle de Mark dans le premier film. Le personnage en devient même totalement incohérent.
Maintenant, essayons d'oublier ce titre racoleur et de regarder le film comme étant à part. Le triangle amoureux, même s'il reste classique, est bien traité, et se révèle assez émouvant, en particulier grâce à Anita Mui et Tony Leung Ka fay.
En effet, même en oubliant les 2 précédents opus, Chow Yun Fat reste le principal problème. Non pas qu'il joue mal, mais son rôle est bien trop inintéressant pour être attachant, et il ne parvient pas à dynamiser les enjeux quand il le faudrait.
D'où l'intérêt du triangle : le film ne reposant pas que sur lui, l'intensité dramatique est sauve.
Il n'y a que peu d'action, et les fusillades sont moins impressionnantes que ce qu'on voyait déjà à l'époque, mais elles sont marquées émotionnellement, et donc implicantes, ce qui les rend marquantes malgré tout.
Finalement, on suit avec intérêt les péripéties de nos héros, et même si le film ne tient la comparaison ni avec le premier syndicat (le deux n'étant pas strictement une réussite je trouve) ni avec "une balle dans la tête" avec lequel il partage certains points communs, reste un divertissement très agréable et bien réalisé.
A voir sans trop en attendre, mais sans à priori non plus, et à apprécier à sa juste valeur!
La lutte finale.
Avec le Syndicat du Crime 3, la scène où Hark et Woo se toisent historiquement s'expose dans toute sa difficulté historique. Comme, beaucoup plus tard, dans Time and Tide. Car de part et d'autre c'est le même problème: voir comment, depuis les concepts dérangés de la Nouvelle Vague HK, déplacer l'esthétique dont John Woo est aujourd'hui le dernier héritier - ces années 70 sanglantes et illimitées où la caméra, impavide, savoure le carnage sur les corps. Cette réflexion proprement identitaire dont Hark s'est fait le docte critique ? Souligner la sensualité du sang et des larmes plutôt que ce qui s'y joue comme drame - sensualiser encore la tragédie ? Mais est-ce possible ? N'y a-t-il pas là la trop forte tentation d'une surenchêre qui se perd dans cet excès ? C'est possible. Mais Hark, dans ce film comme dans Time and Tide, essaie tout, essaie trop, et échoue.
Inutile 
Un épisode complètement décalé du style John Woo des 2 précédents, et surtout d'une qualité assez médiocre malgré le grand homme qui se cachait derrière la caméra, les quelques rares bons passages ne suffiront pas à ce 3ème A Better Tomorrow d'être digne des précédents
deception !!! 
apres m'etre regalé avec les deux premiers opus
quel deception de voir ce volet baclé..
je saiss que mon avis ne fera pas l'unanimité mais
personellement c'est peut etre le pire film HK qui
m'ai ete donné de voir
Love & Death in Saigon
Préquelle intéressante aux 2 films cultes de John Woo, cette-fois ci réalisé par Tsui Hark, qui semblera décevante si on la compare à ses grands frères.
Le meilleur moyen d'apprécier ce film est de le prendre comme film à part entière et de ne pas le confronter à A Better Tomorrow1&2 pour la simple bonne raison qu'à part le thème musical joué pas plus 10 secondes et le personnage de Mark interprété par Chow Yun-Fat, le réalisateur a décidé de ne mettre que très peu de connections par rapport aux précédents films, donc oubliez si vous vouliez tout connaître des relations entre Mark et Ho (Ti Lung dans A Better Tomorrow1&2) ou bien entre Mark et son frère jumeau. Le film aurait dû s'appeler seulement Love & Death in Saigon.
Pour ce qui est du film en tant que tel, on a à faire à un bon film d'action-heroic bloodsed avec une grosse dose de mélodrame se passant à une période marquante de l'Histoire (le Vietnam dans les années 70), la première partie, assez prenante, faisant la part belle à la présentation des divers personnages dans le contexte historique et du triangle amoureux entre Chow Yun-Fat, Tony Leung et Anita Mui, tous convaincants dans leurs rôles, la deuxième partie vire du côté de l'action avec des scènes engageantes et divertissantes, le tout bien réalisé par Tsui Hark.
En résumé un bon film avec le toujours très bon Chow Yun-Fat, une belle histoire de famille, d'amour et d'honneur, des scènes d'actions tout à fait satisfaisantes, du moment qu'on ne le met pas en parallèle aux 2 chefs d'oeuvre de John Woo.

Alors autant mettre tout le monde au courant, ce 3ème volet censé raconter la jeunesse de Mark, n'a aucun lien (d'après moi) avec le personnage des films de John Woo, à part le fait que c'est Chow Yun Fat qui reprend le rôle. Mieux vaut pour bien apprécier l'histoire, prendre ce film comme totalement indépendant et n'ayant rien à voir avec "les syndicats du crime" de John Woo. Cependant, cela n'empêche pas Tsui Hark d'en faire un grand film. Une bien belle histoire d'amour (triangle amoureux de Tony Leung Ka Fai, Chow Yun Fat et la belle regrettée Anita Mui), qui se terminera dans les larmes et dans le sang. Tragique. Avec pour background, un décor de cauchemar: le Vietnam en guerre. Tout le génie de Tsui Hark réside dans le fait de retranscrire à l'écran, toute l'incertitude de la condition humaine, ses rêves, sa gloire, sa petitesse. Un grand film.