Un excellent polar, très nerveux et violent. Scénario et interprétation corrects, co-réalisation assez réussie : à voir
Voici un film précédé d'une réputation assez houleuse: film barbare, violence excessive, pétage de plomb intégral. En fait, je n'ai pas été impressionné plus que cela par la violence. Certes, je n'irai pas mettre le film sous tous les yeux. Mais les scènes de violence sont très courtes et rarement choquantes.Disons qu'une interdiction aux moins de 16 ans me paraîtrait justifiée.
Mise à part ce problème de violence visuelle, j'ai trouvé le film excellent, très intense et bien mis en scène. L'histoire n'a rien de très originale, mais est bien équilibrée entre action, développement des personnages et intrigue. Bon, le film dure son heure et demie habituelle, je ne vais pas non plus vous dire que tous
les personnages sont traités comme dans Heat, mais il y a un minimum qui fait qu'on n'assiste pas seulement à une scène d'action après une scène d'action.
Le personnage interprété par Waise Lee(qui ne joue pas toujours des pourris comme dans les films de John Woo... :-) est celui sur lequel est centré l'histoire. C'est le seul dont on connaît les problèmes (son défaut nerveux à la main droite qui l'empêche de tirer parfois, ses problèmes conjugaux) et l'interprétation de Waise est très correcte à mon avis. Autour de lui les autres flics sont plus simplement développés, du flic malaysien qui fait un peu colonel ou mercenaire avec sa moustache, le coéquipier de toujours fidèle et dévoué, et le petit nouveau qui ne tarde pas à draguer les infirmières.
Le méchant de service est interprété par Paul Chu, dont le nom ne vous rappelle probablement rien, et à moi non plus d'ailleurs. Mais son visage vous rappellera vite quelqu'un, ce quelqu'un étant Sidney dans The Killer, l'ami de Chow Yun-Fat. Son interprétation est elle aussi correcte, ce qui fait que globalement, le film est satisfaisant au niveau des acteurs. Les personnages féminins sont un peu en retrait, mais c'est assez classique dans ce genre de film.
La co-réalisation est assez intéressante à connaître. Andrew Kam a commencé à réaliser le film, mais en producteur assez omnipotent, Tsui Hark l'a trouvé trop mou. Il l'a donc remplacé par Johnnie To, tout en tournant quelques scènes lui-même. Le monteur, connu pour d'autres polars
comme The Killer, a également tourné une scène ou deux. Donc on pourrait craindre quelque chose de très décousu, mais en fait il n'en est rien. Le film est extrêment nerveux conformément aux désirs de Tsui. Les scènes d'action n'ont rien de vraiment très spectaculaires en elles-même, mais la réalisation leur donne une dynamique certaine. Le film est mené à 200 à l'heure, et alterne bien scènes d'action avec quelques moments plus calmes. Globablement, l'intensité est au rendez-vous et ne lâche pas le film jusqu'à la scène finale. To nous a déjà livré des réalisations plus réussies et stylisées, mais celle-ci colle assez bien avec l'histoire et le traitement choisie. Une mise en scène plus lyrique avec grande musique et ralentis n'aurait pas été la bienvenue à mon avis. Dans un sens on se rapproche plus de l'idée du polar que se fait Ringo Lam ou Kirk WONG: réaliste et dur. Ici l'ambiance est légèrement moins noire et le film est beaucoup plus énergique.
Quel foutoir ! 
The Big Heat marque probablement une sorte d'apogée du cinéma made in Hong-Kong, un élément parfaitement représentatif d'un âge d'or malheureusement révolu aujourd'hui. Ce polar bien ficelé est mené tambour battant par un quatuor de réalisateurs (Andrew Kam, Johnny To, Tsui Hark et David Wu) bien décidés à s'amuser comme des petits fous derrière la caméra ; une action sans temps morts, une musique réjouissante collant aux images, ainsi qu'un montage certes épileptique mais toujours fluide et justifié puisqu'il donne cette espèce d'énergie et de nervosité remarquable, voici les principales qualités de ce film.
Les 4 personnages composant l'équipe de choc chargée d'enquêter sur un meurtre crapuleux, avec en toile de fond la mafia, la drogue et le milieu financier, sont impeccablement servis par 4 acteurs en forme, tel Waise Lee qui donne une épaisseur inattendue à un inspecteur de police prêt à tout pour retrouver l'assassin de son meilleur ami. Face à eux, le méchant de service est incarné par l'inoubliable Sidney de The Killer, un acteur plutôt rare malgré le fait que son regard perçant et son visage fermé fassent froid dans le dos… Si le scénario et le rythme s'essoufflent légèrement dans la dernière demi-heure, on gardera globalement un très bon souvenir d'une production n'hésitant pas à placer des inserts gores pas forcément indispensables dans les premières scènes simplement pour divertir son public. Tout juste pourra-t-on regretter quelques relents homophobes malencontreux…
historique 
Film d'exception au meme titre que the killer, hard boiled ou Time and Tide meme si la realisation n'est pas a 100% tout au long du film. Les scenes de violence si elles sont presentent ne sont neanmoins jamais gratuites et s'integrent bien à l'action.
Big Heat est un de ces films dont on ne se decroche pas de la premiere a la derniere image, efficace, bien rythme et marque par la grande interpretation de Waise Lee.
A voir a tout prix.
un film qui déménage 
Noir, c'est noir.
Voilà un polar HK qui tape là où ça fait mal. Je l'ai vu en K7 il ya quelques années mais j'en ai encore de bons souvenirs.
Les scènes d'action sont brutales et assez extrèmes. Le sang gicle, on souffrirait presque avec les personnages.
C'est beau, c'est violent, c'est marquant et c'est le pied.
Du très bon.
Un sommet du polar HK old school 
Gros brut de décoffrage ultra-violent, foutraque et diablement jouissif,
The Big Heat représente ce que l'on peut trouver de mieux dans le cinéma de genre — ou la série B — HK sur la fin des années quatre-vingt. Un concept bâtard de film d'exploitation racoleur à l'extrême et de polar décalé, et de l'autre côté, un immense plaisir coupable obligatoirement éprouvé par l'amateur. La légende veut que
The Big Heat, officiellement co-réalisé par Johnnie To et Andrew Kam, devrait davantage son exécution à Tsui Hark, crédité en tant que producteur, qu'à ce duo de cinéastes encore relativement novices. L'auteur de l'incontournable fresque
Once upon a time in China aurait soi-disant même renvoyé les deux metteurs en scène et tourné de son propre chef les multiples plans gore qui apparaissent au cours du récit, jugeant le résultat d'alors trop inhérent à un film policier quelconque. Ces rumeurs pourraient ainsi expliquer la nature d'une œuvre aussi singulière dans ses ruptures de ton, pas moins qu'excellente et anthologique dans le paysage du genre.
Le pitch, simpliste mais efficace, n'est pas sans évoquer celui des
Incorruptibles de Brian De Palma: quatre policiers unissent leurs forces dans le but de neutraliser un ponte du business mouillé dans une affaire de chantage. À leur tête, un inspecteur légèrement handicapé de la main droite et désireux de venger la mort de son ami, dont la cible du quatuor est responsable. L'on pense également à une version trash du
Syndicat du Crime, lequel possède le même style visuel et d'une certaine manière la même ambiance que
The Big Heat. Ce climat de polar B aussi solide que standard va donc vite se voir chamboulé par l'arrivée de scènes de meurtres d'une violence graphique inouïe, filmées avec inventivité sur de tonitruants thèmes musicaux au synthétiseur. Et c'est à ce moment-là que
La Guerre des Gangs du cinéaste italien Lucio Fulci vient à l'esprit. Ce thriller suivait le même schéma que l'opus de Tsui, To et Kam dans la mesure où il laissait des atrocités gore dignes d'un film d'horreur interrompre environ toutes les dix minutes une banale intrigue policière. Pour effectuer un petit tour de ce qui nous est réservé au menu de
The Big Heat, nous avons notamment droit à une décapitation, un corps malencontreusement sectionné en deux parties, une main trouée au moyen d'une perceuse électrique, un fugitif réduit en purée sanguinolente après être passé sous un camion lors d'une course-poursuite, sans mentionner le quota passablement généreux de gunfights peu chiches en hémoglobine et en détails craspecs (main explosée sous l'impact d'un coup de feu). Le final, véritable sommet de barbarie et de violence cartoonesque, vaut à lui seul le visionnage du film et en résume toutes les intentions déviantes. Autant dire qu'un tel défoulement en guise d'épilogue ne court pas les rues !
Si le caractère ultra-violent, voire gore, des séquences de meurtres se veut le clou de
The Big Heat, il n'en constitue pas l'unique intérêt pour autant. Mis en scène avec énergie et fluidité, le métrage bénéficie en outre d'une interprétation de bonne facture. Waise Lee, sobre et convaincant, donne la réplique à l'excellent quoique trop rare Paul Chu Kong (lequel jouera un an plus tard le rôle de Sidney, l'ami de Jeff dans le mythique
The Killer), absolument parfait dans la peau d'une ineffable ordure. Comme déjà dit plus haut, le scénario a beau ne guère briller par son originalité au-delà des mises à mort, il tient malgré tout fort bien la route grâce à une écriture limpide et une absence de prolixité. Enfin, mention spéciale pour la bande-son, qui propose un thème principal des plus sympathique sous forme de symphonie bontempi au rythme militaire, entre deux envoûtantes nappes de synthétiseur. Ce genre de BO ne séduirait évidemment pas n'importe qui, mais il suffit d'être un fan de cinéma de genre HK pour en apprécier les sonorités, aussi cheap soient-elles.
The Big Heat est l'un de ces bons gros thrillers de malade comme seule l'industrie cinématographique de Hong Kong pouvait nous en concocter durant ces années bénies. On ne sait cependant pas à qui en attribuer réellement la paternité, entre un Johnnie To subtil, un Andrew Kam discret et un Tsui Hark marginal. Qu'importe, après tout, car se borner à une insignifiante question telle que celle-ci devant un film aussi jubilatoire et atypique confinerait à la plus claire des idioties.
un bon polar de la part de Jonnie TO 
je crois que c'est mon TO préféré (niveau polar), car l'histoire est autrement plus prenante que ses deux derniers films (PTU et Breaking news). en plus il possède la marque de son époque, c'est à dire la touche old school qui plait à beaucoup.
bien sanglant, explosif, jusquauboutiste....finalement jouissif, les quelques défauts (narration intéressante mais pas totalement maitrisée je trouve, acteur principal qui m'est antipathique, musique avec des sons cheap, comme d'hab) sont pardonnés au vu du spectacle réjouissant qui nous est proposé.
à voir absolument pour les fans de polars hk de l'époque. pour moi c'est le meilleur TO.
violent, méchant, prenant 
Voila comment on pourrait résumer ce film.
Le plus frappant c'est encore ce parti pris de la violence : le sang gicle, on a mal pour les personnages. Ca pourra en choquer certains, moi non.
J'ai adoré ce polar car on s'identifie aux personnages, ils ne sont pas parfaits, ont des faiblesses, mais ils savent également faire preuve de courage.
Flinguages, drames, morceaux de bravoure, ce film est une totale réussite !
réussi mais de là à dire que je suis resté en extase tout du long! 
Bien gore,violent à souhait,bon polar noir .
UN FILM EXPLOSIF! A VOIR!!!! 
Film à voir sans hésitation. Mr TO Fais dans le grand art.
Un polar sublime ! 
Un waise lee exceptionnel,des scenes gores comme s'il en pleuvaient, des gunfights furieux, une ambiance suffocante, et un musique geniale !!
ce film est tout simplement genial !
vestige flamboyant d'un cinema aujourd'hui disparu....
gore! 
ce film est un bon polar bien noir et sanglant!
super et ultra violent 
tres tres bon polar super violent avec un bon scenario . du bon travail de j to. les acteurs sont bons dans ce film avec en tete d'affiche un waise lee qui nous deçoit jamais . film ultra violent.
Excellent polar noir HK des années 80.
Très intéressant ce film concu par Tsui Hark qui a tout fait pour obtenir le meilleur résultat possible. Au final un polar intéressant dans la lignée de On the run.
un polar bien gore et bien fun
Alors, pour résumer The Big Heat, un mot suffit : gore.
En fait, il s'agit d'un polar classique mais truffé de scènes saignantes (hum...).Attendez-vous donc à voir des membres coupés, des mares de sang ou des rotis de flics.
Finalement, cet aspect gore rend la vision du film très fun.
Après, on est pas obligé de le prendre au second degré, mais dans ce cas, on rate quelque chose.
Violence gratuite qui tombe à plat
Je ne partage pas les éloges de ce film. Oui ce film est noir mais d'un noir sans aucune nuance où la gratuité des scènes de violence (pas si choquantes que ça) n'apporte somme toute pas grand chose. Il n'est pas mauvais (en termes de réalisation ou casting) mais il ne nous mène nulle part. Certes, c'est une curiosité intéressante pour qui ne connait pas le polar noir d'HK mais il y en a d'autres bien moins creux et bien plus noirs.
Je ne comprends pas ceux qui comparent ce film à ceux de john woo!!! 
En effet, c'est une comparaison des plus déplacées! Ou alors comparons les films de Jackie Chan à ceux de Bruce Lee! Les thèmes abordés sont sensiblement différents, la réalisation est plus nerveuse, et les fusillades n'ont strictement rien à voir, il ne s'agit pas de grands ballets sanglants, mais de fusillades purement réalistes et très sèches. Si on veut comparer ce film à d'autres polars, il faut plutôt aller voir du côté de Kirk Wong (OCTB par exemple, avec ses fusillades dans la rue, dans un style réaliste proche de celui ci)
Au niveau interprétation, c'est la deuxième fois que je vois Waise Lee dans un rôle autre que celui du pourri (Wing Chun!) et il est bluffant. Il a un jeu très juste je trouve, il fait le strict nécessaire pour faire passer l'émotion d'un personnage introverti et pour moi il le fait très bien. Les autres acteurs héritent de personnages moins interessants car plus serrés. Leur interprétation est correcte, sans être géniale. Il me semble avoir reconnu Philip Kwok dans le rôle de Kam. Au niveau de la musique, elle est efficace, colle plutôt bien à l'action, et on reconnait l'air du duel entre Chow Yun-fat et je ne sais plus qui dans le syndicat du crime 3, reprise plusieurs fois ici, mais le plus souvent de façon très courte (dommage j'adore cet air).
Les fusillades je disais sont tournées dans un style réaliste, ça ne fait pas chorégraphie du tout ici (contrairement je le répète aux films de Woo) certaines contiennent un bon suspense (comme celle de l'hopital, ou à la fin du film) elles ne sont pas très très longues, mais comme il y en a plusieurs parsemées tout le long du film, ça donne un très bon rythme au film. Autre point, d'une certaine manière on peut rapprocher ce film des incorruptibles de De palma : 4 gars, dont un petit jeunot qui s'unissent dans une affaire contre quelqu'un d'intouchable, ils en dévissent quelqu'uns, mais eux aussi en prennent pour leur grade, mais là ils traitent l'argent de manière plus sympathique! En bref, un bon polar nerveux, bien réalisé et avec un Waise Lee au mieux de sa forme, pas si violent qu'on le dit toutefois (ce qui ne m'a nullement dérangé).
Un film d'action violent mais intéressant
The big heat (tiens, c'est également le titre original d'un superbe polar de Fritz Lang avec Glenn Ford dont le titre français est Règlements de compte) est un excellent film d'action, violent et efficace. On est d'ailleurs frappé par sa violence exacerbée quand on le voit la première fois, mais le film tient bien la route et se suit avec plaisir. Si on oublie un peu sa réputation sulfureuse (ultra-violence, gore,...), le film est certes classique, mais dispose d'un scénario plutôt bien ficelé. Waise Lee (ah ! Une balle dans la tête de John Woo !!!, ah ! Le syndicat du crime du même John Woo !!!) est assez convaincant dans le rôle du héros qui perd un peu ses repères et finit par basculer dans l'ultra-violence.
En revanche, justement, on peut reprocher au film sa complaisance dans la violence, mais celle-ci semble s'inscrire dans la droite ligne de l'histoire, qui est d'une grande barbarie, elle est donc le moteur du film.
The big heat a été co-réalisé par Andrew Kam et surtout Johnnie To, futut auteur du magnifique polar Loving you, mais grandement supervisé par l'immense Tsui Hark. D'où le ton parfois un peu anarchiste du film. Pour conclure, on a droit à un petit polar nerveux, qui tient bien le spectateur en haleine, et quelques scènes gore plutôt jouissives.
Let it bleed ! 
D'un film qui s'ouvre sur une main transpercée par une perceuse en gros plan, on ne peut qu'attendre plein de bonnes choses. Et effectivement, on n'est pas déçu : ça cogne et ça flingue avec hargne. Mais The Big Heat n'est pas qu'une sucession de scènes gores et violentes, c'est aussi et surtout un très bon polar, mené sur un tempo d'enfer et admirablement mis en scène. Enfin, pour ne rien gâcher, le thème musical principal du film est super entraînant.
Le syndicat du crime et retour.
Dans l'étonnante relation qui unit Hark à Woo, The Big Heat joue par rapport à The Killer un rôle identique à celui de A Better Tomorrow 3 par rapport aux deux premiers ou que Time & Tide par rapport aux films hollywoodiens de Woo. A une différence: que The Big Heat n'est pas uniquement de Hark. Et cette différence de nom et de rôle (qui participe, qui fait quoi) compte sans doute pour beaucoup dans la réussité de The Big Heat, mais aussi dans son échec. Car The Big Heat est un film qui court entre deux espaces esthétiques, qui se tient sur une marge sans se satisfaire de cette condition, qui s'ouvre au lyrisme ou au décalage alternativement sans jamais choisir. The Big Heat est le film d'un choix inachevé, dès les premiers abords de la production jusqu'à sa plus ultime conséquence esthétique. Le paradoxe est là : dans un inachèvement fondamental qui s'assume comme inachèvement jusqu'au bout.
déjanté
Une histoire une peu tordue et des passages assez gores, mais la tension croissante rend le tout assez sérieux et captive l'attention du spectateur sur une oeuvre par ailleurs bourrée de défauts qui seraient dues aux retouches faites par le producteur, en l'occurence Tsui Hark. Sans ce montage bancal et certains passages farfelus, le film aurait sûrement été une référence.
Jusqu'au boutiste, sanglant, barré, fun : made in 80's.
Attention: si "The Big Heat" se démarque de ses congénères par son traitement sans concessions de la violence et son jusqu'au boutisme primaire remarquable, il reste un polar type des années 80, surtout sur le plan technique:
Andrew Kam, réal ne brillant pas par sa filmo, est en grande partie à l'origine de cette marque indélébile (même s'il a été quelque peu aidé par Johnnie To et Tsui Hark), car sa réalisation est foireuse: inventive puis pathétique la seconde d'après, épiléptique, sans grande logique ni rythme, elle respire l'amateurisme pro passionné mais manchot (peut-être même que les quelques plans notables viennent de Hark). La photo d'un sans nom ne fait rien pour sauver l'affaire, et s'avère tout aussi foireuse: sans unité, elle fait dans le tape à l'oeil sans génie, agresse la vue quand c'est violent et fait le minimum syndical quand rien ne se passe (normal!).
N'allons pas croire que le scénario n'a rien à se reprocher: Gordon Chan (Bodyguard from Beijin & Dead Heat, waouw) a sûrement fumé la moquette du salon à l'écriture de ce foutoir
décomplexé; c'est joussif, certes, mais l'émotion ne passe jamais, la faute à des personnages dessinés à la pelleteuse; on a donc rien d'autre à se mettre sous la main qu'un enchainement de scènes d'action plus ou moins cohérent, et quelques bonnes choses (comme le méchant, le chantage, la mort "affreuse" de pas mal de "gentils"...). Mais ça reste totalement plat, et la manière dont tout ce joli petit monde se débat ne rend le spectacle que plus désolant.
Heureusement, il y a les acteurs: Waise Lee et Ching Han, deux rescapés de Woo (l'un dans "Une Balle Dans La Tête", l'autre Sydney dans "The Killer") en mettent plein la vue et essayent de sauver les meubles, aidés de cabotineurs de première (le rookie, quel comique original!) et de belles brunes insipides (infirmière ou biologiste, même combat).
Il vaut mieux croire à une petite blague entre amis tellement tout cela est fort divertissant avec un plot pareil. Perso, je penche pour cette option. Vive le cinéma barré du Hong Kong des années 80... :)
UN TRES BON POLAR NOIR ET SANGLANT 
tout simplement génial. Il n'y a rien à redire. "The Big Heat" est un film qu'il ne faut pas rater.
Les scènes de gunfight sont bien orchestrées et le jeu des acteurs (surtout Waise Lee) est vraiment bien.
A voir et à revoir.