Un film d'hommes 
Une vision de l'interieur de la guerre des clans à Macau. L'astuce narrative de l'interview confère une certaine originalité au rythme du film. Pas mal de bagarre de rue, mais le film marque surtout par le climat psychologique de cet univers. Le film doit beaucoup au charisme de Simon Yam, la mise en scène laissant Alex Fong volontairement en retrait.
Un film intelligent et superbement interprété. A voir absolument.
Un bien beau titre, de très bons interprètes, il ne manque qu'un réalisateur pour faire un film... 
Pas grand chose à sauver de cette indigeste tambouille frimeuse et tape à l'oeil qui se prend pour ce qu'elle n'est pas.
Le réalisateur, Billy Tang, spécialiste du film de catégorie 3, et du film de triades racoleur et vulgaire, semble pourtant posséder tous les moyens pour réussir une grande oeuvre. Une distribution de choix, avec les excellents Simon Yam et Alex Fong, des moyens conséquents, et une apparente totale liberté d'action.
Il ne réussit rien d'autre qu'un ennuyeux long métrage, qui s'étire difficilement sur près de deux heures.
Par un manque de consistance dans ses choix, préférant stigmatiser quelques effets racoleurs redistribués avec insistance, deux ou trois scènes dialoguées chiantes et mal gérées, et sa manière d'appréhender les quelques rares moments d'émotion, ce réalisateur bas de gamme s'avère incapable d'apporter la moindre idée de mise en scène.
Contrairement à un Herman Yau ou un Chin Man Kei, qui même dans leurs oeuvres les plus malsaines et malodorantes savent insuffler de l'humour et une certaine idée de mise en scène, ce Billy Tang se contente d'enchaîner plan sur plan avec le plus total j'en-foutisme.
Remplacez les Simon Yam, Kent Cheng et Alex Fong par des chanteurs de canto-pop, et vous obtenez l'ultime pseudo-film frimeur. Ajoutez-y deux ou trois effets racoleurs, une musique avec 3 notes, et quelques ralentis et vous pensez avoir berné tout le monde.
Non, cet indigeste semblant de film ne vaut que pour sa distribution. En conclusion, lorsque vous avez un peu d'argent à dépenser, payez vous une ou deux stars de la trempe de Simon Yam et laissez les s'évertuer à tenter de sauver ce qui peut l'être.
Scarface sans les flingues
L'histoire tumultueuse d'un parrain de Macao racontée par lui-même à l'heure de son arrestation. Il est simplement dommage que les personnages secondaires, qui sont nombreux n'aient pas été un peu plus développés. Billy Tang a préféré multiplier à la place les scènes de pugilat urbain, parce que c'est bien de cela qu'il s'agit, nous offrant 7 ou 8 scènes de combat de rue qui rompent clairement avec les chorégraphies millimétrées des films de Kung Fu. On comprend très vite que la pègre de Macao préfère la machette au 9mm... Mais là où le film est vraiment une réussite, c'est dans sa façon de montrer Macao -des bas-fonds au grands hotels en passant évidemment par les casinos, point névralgique de cette ancienne colonie- qui nous en laisse deviner la splendeur passée.