Agréable mais pas incontournable
Un bon petit polar à tendances gunfights avec un Chow Yun Fat très correct, dévoilant diverses facettes de son personnage de flic mouchard décontracté que l’on ne lui connaissait pas dans The killer ou A toute épreuve. En revanche, un Danny Lee assez quelconque et une histoire ultra classique de hold up qui tourne mal. Rien d’exceptionnel mais agréable pour se détendre, avec en bonus, la scène qui a inspiré Reservoir dogs ou flic mouchard et truands devenus complices se braquent mutuellement (à 4) pour découvrir qui est le traître. Assez loin des sommets tout de même mais juste agréable et pas prise de tête.
Noir et réaliste, un excellent polar dirigé de main de maître par Ringo Lam et magnifiquement emmené par Yun Fat
Voici un polar typiquement estampillé Ringo Lam. Le flic infiltré qui se lie d'amitié avec un des criminels on connaît. Mais c'est plus le traitement qui est très caractéristique de Ringo Lam : réaliste, loin du lyrisme parfois rencontré dans ce genre. Pas non plus d'héroïsme à tour de bras, mais des personnages avec leurs défauts et leurs qualités, très humain. Le titre pourrait laisser présager un polar d'action très violent, mais il n'en ait rien. Bien sûr il y a quelques scènes d'action, mais le film n'est pas construit autour d'elle. Il est plutôt basé sur les personnages, avec en tête un grand Chow Yun-Fat.
Yun-Fat tient le rôle principal, et on ne voit quasiment que lui dans tous les sens du terme. Tour à tour drôle, léger, émouvant, grave, il nous livre une interprétation de très haut vol. On est loin de ses interprétations wooiennes, et le dépaysement est bienvenu. A ses côtés, Danny Lee ne démérite pas, mais on le voit assez peu au bout du compte. Plus intéressant est le rôle de l'oncle de Chow,
rôle assez désespéré. Les rôles féminins sont moins développés, comme dans la plupart des polars Hong-Kongais.
Quant à la rumeur qui veut que le film ait inspiré Quentin Tarantino pour son Reservoir Dogs, il est évident que la fin du film (superbe et tragique) a été largement repompée. Le traitement de l'histoire et des personnages est par contre totalement différent. Rendons tout de même à César ce qui appartient à César. Et bravo à Quentin pour avoir choisi au mieux le morceau de choix de ce polar de très haut niveau. :-)
Humain, trop humain 
Bien filmé, sobre et efficace, City on Fire est avant tout un film humain. CYF et Danny Lee nous gratifient d'une magnifique interprétation tout en nuance, et permettent à Ringo Lam de nous livrer un superbe plaidoyer sur la déshumanisation de la société. Du grand cinéma.
27 septembre 2003
par
jeffy
Undercover Brother
Grosse déception que ce
City on Fire dont l'intrigue peine sérieusement à décoller en dépit d'un canevas scénaristique assez intéressant (un flic infiltré qui se fond dans un groupe de malfaiteurs afin de le neutraliser par la suite), du tandem Chow Yun-Fat - Danny Lee (reformé avec davantage de bonheur dans
The Killer) et de Ringo Lam aux manettes. Du film, Tarantino piquera des idées çà et là pour son
Reservoir Dogs par ailleurs incomparablement plus abouti sur le plan de l'interprétation et de la mécanique narrative. Nous avons affaire ici à rien de plus qu'un tout petit polar dont les quelques séquences d'action très efficaces – gunfights nerveux et explosifs, cascades en voiture dans les rues de Hong Kong – valent mieux que le cabotinage insupportable de Chow Yun-Fat, la lourdeur inconvenante de certaines scènes – les batifolages débiles de CYF et Carrie Ng, le vieil inspecteur qui dégobille dans les toilettes, l'écrasement de hamburger dans la figure – et les problèmes de rythme légion du traitement. Une série B moyenne de chez moyenne.
Ringo LAM fait entrer le polar HK dans sa phase moderne
en reprenant pas mal d'influences hollywoodiennes, mais en créant des nouvelles (reservoir dogs).
le film n'est pas un actionner 100%, il y a peu d'action mais le final rattrape tout cela, un final assez intense, tendu, brut et efficace, qui constitue le point fort du film. l'autre qualité est celle de la bande son, franchement d'un très bon niveau par rapport à la moyenne honkongaise.
le film souffre quand même de défauts plus ou moins importants, le récit, le rythme et la réalisation ne sont pas aussi maîtrisés que dans FULL ALERT par exemple, ce qui est normal.
globalement c'est un film marquant même si imparfait, à voir comme pas mal de Ringo LAM
Très bon polar
Classique, efficace, doté d'un CYF virevoltant, ce film, s'il n'est pas un chef d'oeuvre absolu reste un excellent polar, humain, bourré d'émotion, à la violence convulsive.
UN POLAR CORRECT
Correct mais sans plus. A voir tout de même.
UN FILM MYTHIQUE... 
Je suis curieux de voir que "city on fire" ne genere pas plus d'enthousiasme de la part des critiques...
que ceux qui veulent de l'action pure aillent voir ailleurs !
car il est avant tout question de rapports humain.
il n'empeche qu'il y a de tres bonne et spectaculaires scene d'actions qui donnent des plans cultissimes comme l'explosion de la voiture de police, danny lee de dos comtemplant l'explosion dans un deluge de balles..
la course de chow yun fat poursuivi par 2 flics en civil :
une scene vraiment intense..
Chow yun fat et danny lee sont merveilleux, l'histoire est tres bien mené par ringo lam qui rend une copie tres apre et tres sobre, un regard tres somble sur HK.
un tres grand film avec une bo inoubliable, et bien sur une fin genialissime...
j'ai beaucoup de nostalgie pour ce film qui degage quelquechose de magique, une ambiance vraiment prenante et puis Chow yun fat, quel acteur !!
très bon !
Chow yun fat et danny lee dans leur premier et déjà excellent face à face. Rien à dire, le film est maîtrisé et les relations entre les personnages sont très profondes. Un très bon polar HK.
Contrepoint parfait
Ringo, c'est le parfait symétrique de John Woo. Intégration du mythe, du culte, du transcendental a son propre univers et a notre réalité pour l'un, refus de l'etre, du symbole pour la focalisation sur l'étant, le réel pur et dur pour l'autre. 2 démarches, 2 grands hommes. John nous montre la puissance du destin, l'inéluctabilité de faits qui nous dépassent, Ringo nous dépeint notre conscience, notre responsabilité, les conséquences de nos choix qui ne dépendent en fait, sous le masque de l'inconscient, que de nous (voir replicant notamment). Le contraste entre le danny lee et le CYF de city on fire et ceux du killer en est le paradigme. Mais de meme que Zola restait dans l'ombre d'Hugo le géant, Ringo sera toujours vu "par rapport" a John
quand polar rime avec art... 
Ringo Lam, j'ai nommé le grand, réussi avec ce film a crée une atmosphère mélancolique et sombre dans un Hong Kong grand et froid (accentué par une photo très glacée et bleutée).
Chow Yun Fat est grandiose, Danny Lee plus sobre qu'à l'accoutumé en gangster.
Ne faites pas l'aveugle devant cette histoire de taupe au sein des braqueurs.
Un polar intimiste et touchant de Ringo Lam
City on fire est un polar efficace et émouvant de Ringo Lam. Ce n'est pas son meilleur film (on est loin du magistral Full alert), mais un film néanmoins très intéressant. Le scénario est certes plutôt classique : un flic infiltré devient le meilleur ami de celui qu'il doit arrêter (on dit que Quentin Tarantino s'en est fortement inspiré pour son fameux Reservoir dogs, mais je pense qu'il en a seulement pris la trame, afin de faire un film totalement différent, qui est aussi fort intéressant), mais Lam en tire le meilleur parti. City on fire est en effet beaucoup plus axé sur l'amitié entre un flic et un truand que sur de spectaculaires scènes d'action (bien qu'il y en ait de très réussies dans le film) et l'étude psychologique est en effet plutôt convaincante, surtout si on compare avec bon nombre de films hongkongais. Il en résulte un film peu spectaculaire, mais assez réaliste et surtout un film très touchant car condamné à une fin inéluctable, fataliste.
Chow Yun-fat et Danny Lee sont tout à fait en phase et donnent une dimension presque mélodramatique au film. John Woo, dans son magistral The killer, réutilisera de manière flamboyante ce couple d'acteurs, si complémentaire.
City on fire est en tout cas un polar marquant, qui mérite une attention particulière.
Polar intéressant mais manquant singulièrement de rythme.
City on fire n'est pas à proprement parler un trop mauvais film, mais il faut l'avouer on s'ennuie pas mal durant le film, sauf peut-être dans le dernier quart d'heure et dans deux ou trois autre scènes du film. Quand à l'histoire, elle est pas trop mal ( ça traite de la trahison) quoique somme toute assez banal et les rares scènes d'actions du film sont courtes et pas super bien filmé. Quand à l'interprétation des acteurs, Chow yun fat n'est pas trop mauvais, mais bon quand on a vu d'autres de ces films on se dit qu'il est loin de son niveau et Danny Lee est correct sans plus. Mais on est très loin de l'osmose qui transparaissait entre ces deux acteurs dans le chef d'oeuvre qu'est "The Killer" de John Woo.
Au final, je vous direz que si vous avez ratez ce film, vous ne manquez pas grand chose.
un classique du polar noir et hardcore 
ahh ...j'adore ringo lam car même si ses films n'ont pas le côté definitif des oeuvres de john woo par exemple ,ils sont en beaucoup de points bcp + humains et beaucoup + proche des personnages.Et city on fire reste l'une de ses plus belles réussite (je n'ai toujours pas vu full alert) avec un chow yun fat étonnant et bouleversant (comme dans la majorité des films qu'il a tourné avec lam).
en fait les films de lam sont peu comme ses personnages (et comme lui ?),imparfaits un peu schizos mais toujours attachants.
14 juillet 2002
par
omnio
UN BON POLAR. A VOIR
Chow Yun Fat est en forme dans ce polar prenant et assez réussi. Un Bon Ringo LAM