ma note
-/5
Merci de vous logguer pour voir votre note, l'ajouter ou la modifier!
moyenne
3.35/5
The Classic
les avis de Cinemasie
2 critiques: 2.25/5
vos avis
13 critiques: 3.73/5
Sympa mais pas transcendant
Question mel, ya mieux ; la c'est relativement original ; une sorte d'histoire parallele avec la fille qui vit une romance en narrant celle de sa mere 25 ans auparavant. On pourrait imaginer que l'ancienne histoire sert de tremplin a la nouvelle, mais paradoxalement, c'est plutot la nouvelle qui comble les trous laisses par la vieille. En meme temps, l'histoire des annees 70 est plus interessante que celle de maintenant donc le choix est plutot judicieux ; il y a plus matiere a reflechir de ce cote la.
Sinon j'ai bien aime les acteurs, la mise en scene generale pas vraiment entreprenante, plutot simple qui va relativement avec une photo sensiblement differente entre les annes 70 et maintenant.
Bref, meme si c'est original, l'histoire ne m'a pas branche specialement et je trouve ca un peu trop melo ; je prefere quand meme de beaucoup "Lover's concerto", qui est certes plutot triste aussi, mais dont l'oringinalite se revele a la fin par une vraie revelation plutot qu'un truc qui sert a rien et, limite, dont on s'attendait sans vraiment y croire.
Un mélodrame de plus
Après My Sassy Girl, Kwak Jae Yong persiste dans le film romantique mais en abandonnant à quelques blagues pétomanes près la dimension parodique du genre de son précédent film pour tenter le mélodrame pur. Comme celle d'une floppée de films romantiques coréens (Failan, il Mare, Ditto), la narration de the Classic tente de faire communiquer deux époques.
Le point de vue du scénario est néanmoins plus intéréssant que celui d'un Ditto: là où ce dernier montrait qu'on vivait mieux dans un pays démocratique que sous une dictature militaire, celui du film dresse un parallèle entre les difficultés sentimentales d'une mère et d'une fille, l'une du temps de la dictature militaire et des mariages arrangés, l'autre dans une Corée démocratique et censée etre plus libre niveau moeurs. Sauf que néanmoins il est plus pénible à voir que ce dernier film, faisant mentir l'adage gabinien de la "bonne histoire". On n'ira pas dire que Kwak Jae Yong fasse de la mise en scène "placement de père de famille" mais en prenant des risques il se plante aussi en beauté. Le cinéaste tente en effet d'appliquer à ses deux récits une mise en scène à la virtuosité classique: mouvements de caméra d'une grande ampleur, caméra tournoyant autour des personnages et usage récurrent des fondus enchainés. Sauf que si ces choix finissent par sombrer dans le tape à l'oeil.
Qui plus est, il essaie de donner en vain un vrai souffle romanesque à ses deux histoires d'amour: pour ce qui est de celle du passé, cela tombe à plat à cause d'un score musical très peu judicieux -lyrisme bidon, pastiches peu inspirés de Dylan et d'Oasis, slows variétoche dégoulinants- qui finit très vite par casser les pauvres oreilles du spectateur; dans celle du présent on tombe dans le cas classique dans le mélodrame coréen de la mise en exergue de personnages au destin ordinaire qui fait tout tomber à plat. Les clichés fleur bleue sont là (parapluie, lucioles, nature, adieu devant le train, retrouvailles, oiseaux) mais rien ne les magnifie. Du coup, c'est beaucoup plus mièvre et gnangnan que poignant. Sans parler de la scène de guerre au Viet Nam où le cinéaste tente de fusionner approche à la Il Faut Sauver le Soldat Ryan mal digérée et son ampleur "classique". Ou du Canon de Pachelbell qui revient en deuxième semaine pas mieux utilisé que la fois précédente. D'une Son Ye Jin dont le double role mère/fille ne fait pas oublier Nakayama Miho chez Iwai et de jeunes acteurs pas vraiments convaincants lorsqu'ils s'essaient au jeu outré.
Mais surtout avec ses plus de deux heures dix the Classic est beaucoup trop long, ajoutant à son accumulation poussive de clichés le manque de rythme. Alors que 2003 a offert quelques beaux mélodrames (Dolls, Loin du Paradis), the Classic rejoint la liste de ces films sans personnalité d'une cinématographie prisée des amateurs de cinéma asiatique orphelins de la chute de Hong Kong.
C'est pour moi ce qu'on peut appeler un mélo raté.
Typiquement coréens, ce genre de films sont malheureusement parfois de piètre comédies romantiques ennuyeuses et sans aucun intérêt. C'est l'effet que m'a fait "The Classic", et qui donc porte encore une fois préjudice au bon cinéma mélo coréen qui s'en trouve mélé.
Quand j'ai vu le nom du réalisateur, KWAK Jae-Yong, je me suis dit qu'après un excellent "My Sassy Girl", je ne prennais pas beaucoup de risques. Comme quoi... le jour et la nuit !
D'un autre côté, "Windstruck" a l'air pas mal (je ne l'ai pas vu encore), j'espère donc pour KWAK Jae-Yong que "The Classic" sera son unique bide.
Les acteurs, JO In-Seong et la petite Son Ye-Jin (Lover's Concerto), sont vraiment navrants par moment, le reste avoisine du minimum syndical, bref, pas de quoi relever le niveau du film.
L'histoire est classique, normal ;) , mais c'est surtout l'enguimauvement à outrance qui m'a contraint à voir la fin du film en accéléré. J'ai d'ailleurs été surpris par quelques scènes vers la fin, où le réalisateur se permet même de nous mettre une scène de guerre très cheap, limite comique, qui ne colle pas du tout au reste. Bref, le contrat n'est vraiment pas réussi, loin de là, les fautes de goût ne font qu'amplifier mon opinion. Je suis globalement très déçu...
Classique, c'est le mot
THE CLASSIC porte on ne peut mieux son titre, le réalisateur KWAK Jae-Yong s’éloignant de ses gentilles audaces de MY SASSY GIRL, son troisième film WINDSTRUCK pouvant alors être perçu comme une synthèse de ces deux tendances.
La qualité esthétique du film est incontestable : jolie photographie, couleurs chaudes pour la période 70 et plus pastel pour le présent, décors champêtres bucoliques, jeunes filles en fleur (mais souvent en pleur !) ou garçons pétant de santé, le tout servi par une musique adaptée en fonction des époques, oscillant entre pop/folk et pièces classiques pour piano. C’est même un peu trop léché, on sent la volonté d’utiliser au maximum tous les clichés propices aux situations supposées romantiques: la pluie mélancolique, le départ du train pour la guerre, le bijou souvenir, etc. Car on ne peut pas vraiment dire que THE CLASSIC renouvelle le genre, il choisit au contraire de le pousser jusqu’aux limites de la pure guimauve. Par moment, cela fonctionne malgré tout assez bien, grâce au charme de ses interprètes, et nul doute que la production a capitalisé un maximum sur un casting particulièrement photogénique, autre donnée de base de tout mélo qui se respecte. Mais parfois c’est un peu too much, ainsi cette séquence de la guerre du Vietnam. Un autre film aurait pris le parti de regarder cette guerre par le biais inédit du contingent sud-coréen, mais le cinéaste se sert de ce décor uniquement pour valoriser un peu plus son personnage principal, et du coup on a l’impression d’une séquence limite superflue.
Cette romance ne parvient donc pas à convaincre vraiment, il lui manque un clin d’œil complice, un recul sur elle-même qui aurait donné de l’air à un scénario trop prévisible. C’est d’autant plus étrange venant de la part d’un type qui a mélangé les genres avec un tel brio et une belle fraîcheur avec MY SASSY GIRL. Son film est un exercice de style appliqué qui
manque de souffle, et s’il reste largement regardable malgré sa longueur qui peut rebuter, il ne marquera pas profondément son public au contraire du premier long-métrage de son auteur.