Le dernier tango
Abstraction faite du rôle (réduit) de la femme.
Abstraction faite de l'absolue cruauté de certaines scènes (heureusement désamorcées dans le documentaire "Behind the Flower & Snake").
Flower & Snake est un véritable classique de son genre et incroyablement fidèle à l'univers dans son ensemble du romancier Oniroku Dan, dont le film est adapté.
Troisième adaptation du roman originel (après le méconnu "The breeding of the flesh from the flower and the snake" de Jiro Matsubara en 1968), "Flower & Snake" peut sans aucune peine se comparer au classique "Vices et supplices" de Masaru Konuma de 1974, à l'origine du sous-genre des BEST SM (films sado-masochistes) en plein boom des pinku eiga (films érotiques).
Il faut bien évidemment savoir dépasser le rôle incroyablement réduit de la femme (ici traitée comme un véritable objet) et des supplices qu'elle endure pour – finalement – trouver "la voie du véritable amour"…ouaiche…faudrait pas que ma femme apprenne ce que je suis en train d'écrire…
Oniruko Dan a toujours mis un point d'honneur à ne pas être apparenté au simple sado-masochisme et violence gratuite exercée sur des femmes. Il décrit le SM comme "un fantasme masculin dérivé de l'amour…un fantasme, qui naît de la beauté de voir une femme souffrir de sa propre gêne". Et de montrer patte blanche en ayant été très heureux dans son long mariage avec une seule et même épouse…Une fois adopté ce point de vue quelque peu singulier, "Flower & Snake" s'apparente à un incroyable voyage jusqu'au-boutiste, quelque part entre plaisir et douleur. Une sorte de "Hostel", décliné à la sauce érotique.
Tout mérite revient également pour avoir confié la réalisation à l'invétéré Takashi Ishii. Sa filmographie prouve tout son amour pour le rôle de femmes fortes, qui – souvent humiliées et perverties par le fantasme masculin – tiennent leur revanche en fin de film. Sa mise en scène magnifique (la photographie est à tomber) sublime carrément l'actrice principale Aya Sugimoto, belle à se damner. Elle constitue le second atout de l'indéniable réussite du film. Ancienne danseuse de formation, puis mannequin vedette, elle avoue volontiers s'être battue pour apparaître dans le film d'Ishii et se livre corps et âme dans son rôle de femme maltraitée. Que ce soient des aiguilles enfoncées dans sa chair la plus tendre (l'éthique du présent site m'interdit de donner les détails les plus sulfureux) ou de passer des dizaines d'heures attachées à une croix, sa beauté crève l'écran et ne peut laisser personne insensible.
Encore, une fois, je suis bien conscient des limites douteuses de la morale du film; mais dans son genre, il y a rarement eu de plus bel exemple. Suffit de le comparer aux nombreuses insipides tentatives américaines des années 1990 pour mesurer toute la mesure du film.
Quant aux prud'hommes…qu'ils passent leur chemin!!
12 juillet 2007
par
Happy
La jouissance provient de l'humiliation ....???.....OK
Afin de payer quelques dettes, un puissant homme d'affaire se voit contraint de vendre sa femme à un chef Yakusa à qu'il ne reste quelques jours à vivre. Ce dernier, vicieux jusqu'aux os, en profitera pour faire subir à cette pauvre femme (déjà soumise à son mari) toutes sorte de sevices sexuelles SM.
Hormis les 40 premières minutes assez bien maitrisées de la part du realisateur où l'on s'attarde sur les conditions de la femme soumise au Japon, le reste n'est qu'une compilation de séquences de punitions SM. Des séquences où l'on ne devient malheureusement plus voyeur que spectateur. Car effectivement on ne rate absolument rien des flagellations de l'actrice Aya Sugimoto (belle à en crever). Sans parler du cruel manque d'humour qui fait que l'on s'ennui un peu (le présentateur habillé à la
Sailor Moon m'a laissé de marbre).
Dans le genre (bien que davantage bis), je préfère revoir
Le Couvent de la Bête Sacrée nettement plus fun à regarder.