Hard boiled ultra ! 
A hero never dies n’est pas le dernier James Bond en date, non non, il s'agit juste de l’un des tous meilleurs Hero Movies jamais fabriqués à Hong Kong. Ca n’est pas rien : après Le syndicat du crime le genre a vu hordes films de ce type fleurir tout au long des 90’s. La défunte revue HK, fortement participative quant à la découverte du cinéma asiatique sur notre territoire, le dégomma pourtant en quelques lignes dans un article qui n'était même pas consacré à ce film. « Putassier » qu'ils osèrent dire, les vilains. Réducteur ? Que non, le Full Contact de Ringo Lam, plus gratuit encore, bénéficie d’une belle édition Z2, lui. Avec du recul ça énerve un peu, surtout si l'on préfère ce film au pourtant très bon The Longest Nite, aussi en Z2, lui. Question de droits ? Pour l'anecdote, Julien Carbon et Laurent Courtiaud, journalistes à HK Mag, voulaient pondre un scénario hard boiled et sont arrivés avec l'excellent - mais light - Running out of Timede Johnnie To, alors que ce même réalisateur se concoctait son sommet d’ultra violence à peine un an plus tôt dans son coin...

Dans le désordre : en haut à gauche, Jack (Leon Lai) braque un diseur de bonne aventure hors-champs ; en bas à droite son pote Martin (Lau Chin Wan) porte des lunettes de soleil et un chapeau de cow-boy ; tandis qu'en haut à droite sa copine (Fiona Leung) galère pour le sauver, en même temps qu'en bas à gauche Jack rame pour aider la sienne (Yoyo Mung).
Résolument hard et borderline, « A hero never dies » est un western moderne qui sent méchamment la poudre, à peine mis en péril par ce flash-back aberrant où un acteur blanc joue, pour quelques secondes, le personnage Martin, plus jeune "mé avé le chapeau", à 98% le monstrueux Lau Chin-Wan. Peu importe: le film est suffisamment gorgé de scènes mémorables pour que cela en atténue les rares mauvaises. Le très réussi copié/collé du tir sniper de Martin et son dénouement, cruel et parfaitement maîtrisé, est une leçon de mise en scène marquante pour un rebondissement d'une noirceur hallucinante, le doublon d’une scène exploitée en amont et reproduite à la fin sur un ton cauchemardesque sans concession. Cette dernière expression, largement galvaudée, prend tout son sens ici. Dans le registre de l'humour noir décalé et complètement irresponsable propre à HK, le « putassier » s’exprime aussi largement via le diseur de bonne aventure, marabout local régulièrement consulté par les deux Big Boss de triades opposées. Les "Mickey et Dumbo" du jour(*), Martin et Jack, frères ennemis et bras droit de ces parrains en guerre, lui infligent des sévices scandaleux à chacune de leurs visites, à se pisser dessus du rire sadique de tortionnaires sans scrupules. D’ailleurs, dans cette continuité urinaire et après leurs méfaits, nos deux héros s'en vont à chaque fois se soulager sur un arbre, soutenus dans cette tâche ardue par leurs buddies respectifs, éclaboussant leurs supers pompes croco à 200$ en ricanant salement. Hallucinant. Sans parler de cette scène, brève et choquante – donc archi culte - où l'on voit l'intérieur d'un flingue shooter l'œil d'un bad guy à bout portant. Maîtrise parfaite de l’enchaînement et effet garanti. Doux souvenir…
Ne retenir que les excès Cat III du métrage serait pourtant réducteur. Dans son scénario, formidablement bien construit, le film emporte tout. A faire se réconcilier nos deux vieux parrains en plein milieu du film le temps d’un odieuse poignée de mains après nous avoir balancé une boucherie digne d’un ultime climax, il met en avant l’aberration des guerres de gangs dans lesquelles seuls les chiens crèvent comme des m….. à contrario de chefs constamment "au-dessus de ça". A deux de ces bêtes fidèles, Martin et Jack, répudiés et détruits, de se réveiller grâce à leurs femmes, jusque là de simples faire-valoir à peine à l’état de seconds rôles, et d’aller faire un peu de ménage en haut de la pyramide. Motivés par leur amitié, pleinement palpable dans l'adversité, et par cette présence féminine soudain nettement moins en retrait. Par une sorte de prolongement de la relation forte Lau ching-wan/Carman Lee de Loving Youdu même Johnnie To, le personnage joué par la dynamique Fiona Leung se sacrifie à ce point pour son Martin qu'un véritable crescendo épique naît de la voir haranguer les responsables de la déchéance de son mâle : de dangereux pontes de la mafia. Il lui en coûtera la vie. Bouleversant, vraiment, et rare dans l’univers usuellement très macho de Johnnie To. Ou quand la putasserie n’est pas dénuée de sens, quand le sale sert à mieux décortiquer l’homme, glorifié dans sa superficialité sur une première moitié du métrage - le spectateur y prend son pied - pour mieux se faire démonter lors d'un deuxième segment - plus à la Haneke que sur un mode Shônen japonais: le spectateur encaisse ou rejette en bloc -, puis de renaître à la fin en homme avec un grand H et d’exister par delà son statut au sein d’une institution - exutoire pour le spectateur : re-panard -, à chacun de nos héros de porter sa propre croix pour y arriver.
La mort n’est d’ailleurs pas ici définie comme une extrémité, comme un objectif. L’ultime ressort dramatique, aussi glauque que grotesque, en devient des plus explicites. Sur son discours, l’œuvre rejoint certains westerns dits « sales », peckinpesques ou transalpins, et d’autres Yakuza Eiga des années 60-70. Au sein d'un groupe l'homme se condamne lui-même. Il ne trouve un peu de grandeur qu'en passant par une période solitaire, une remise en question toujours forcée par des évènements extrêmes. Le film coréen A bittersweet life, au ressort dramatique très proche mais usant d'un traitement plus classique a là un bien beau prédécesseur, à la fois plus fort dans sa démonstration et au moins aussi jouissif dans ses excès. "Un héros ne meurt jamais", un peu d'ailleurs comme cette tentative de critique, refaçonnée tant bien que mal pour la Xième fois afin de glorifier au mieux cette sacrée péloche.
(*) Les deux héros de The killer.
Un To manquant clairement de maturité.
A hero never dies est un film paradoxal. Si son univers dark et parfois fascinant étonne par sa classe, son contenu peut paraître tour à tour surréaliste et pas crédible pour un sou. Dans le fond, le film de Johnnie To n'est qu'une bête démo technique, illustrant avec des moyens d'enfer les pérégrinations de deux "héros" qui en plus de se la jouer, ne s'apprécient pas particulièrement malgré le respect qu'ils ont en commun. C'est donc une belle occasion pour To et sa bande de dévoiler toute l'étendue de leur talent dans la mise en scène de certaines séquences drôlement fortes à défaut d'apporter quelque chose de concret au récit. On parle évidemment du passage avec les verres de vin et de certains gunfights admirables. Des séquences que l'on retiendra en partie grâce à leur esthétisme. Il ne faut pas se leurrer, mais A hero never dies est un film qui joue la carte de l'esbroufe du début à la fin. Non pas que le métrage de To soit mauvais, mais il paraît si peu crédible qu'il faut bien une superbe réalisation pour sauver la mise.
Les deux "héros" manquent donc sacrément de charisme à mes yeux. Leon Lai Ming (Jack) s'en tire plutôt bien tandis que Lau Ching-Wai (Martin) trébuche plus d'une fois dans son interprétation d'un handicapé moteur particulièrement revanchard de son patron. Il faut le voir débouler dans les rues de HongKong sur son espèce de planche à roulette pour se rendre compte de la tristesse du truc. Soit. C'est cette désagréable sensation de je-m'en-foutisme de la part de To qui étonne plus d'une fois. Si certains personnages et séquences sont traités avec beaucoup de soin, ils s'avèrent plus ou moins contredits par la suite via des séquences ringardes au possible ou de mauvais goût, notamment lorsque Yoyo Mung se fait terrasser par les flammes en tentant de protéger Jack. Le métrage ne fait pas non plus preuve d'un réalisme exacerbé puisque comme son titre l'indique, ils ne meurent pratiquement jamais, ou alors se réveillent d'entre les morts pour infliger une sévère correction à leur anciens chefs de gangs. Ce sera l'occasion pour Martin de parfaire son entraînement à la planche à roulette, et dans les montagnes s'il vous plaît! Mouais...
A hero never dies reste donc un petit film à voir uniquement pour ses très nombreuses qualités esthétiques et pour ses quelques scènes que l'on ne verra pas des masses ailleurs. Il faudra juste faire avec un nombre incroyable de moments ridicules qui, soyons francs, cassent bien l'ambiance. On veut y croire mais ça ne fonctionne pas toujours. Reste cet excellent score de Raymond Wong qui alterne des compositions lorgnant du côté d'un Pour une poignée de dollars ou d'un Terminator sans pour autant choquer. Un ensemble vraiment étrange.
Esthétique : 4/5 - On s'approche d'un Woo sans pour autant le dépasser. Classe, donc.
Musique : 3.75/5 - Une compo' qui mélange les styles sans pour autant écoeurer.
Interprétation : 2.75/5 - Pas renversante. Les seconds rôles semblent même mieux s'en tirer.
Scénario : 2/5 - Ca ne ressemble à rien et ça n'a pas de sens. Mais il y a du style.
19 décembre 2006
par
Carth
un polar noir et magnifique 
A hero never dies est un polar très noir de Johnnie To, qui nous montre le destin
de deux hommes que tout semble opposer (ils sont adversaires) mais qui sont si proches (même
sens de l'honneur). Le couple qu'ils forment est à
rapprocher de celui formé par le tueur Jeff et le policier dans The Killer.
Ils vont aussi connaître le même destin : la déchéance. Du statut de caïds, ils sont devenus paria :
cul de jatte pour l'un, vendeur de glace pour l'autre. Ils semblent totalement détruits
psychologiquement. La perte de leur statut les a comme anesthésiés, mais la perte de leur
compagne sera le déclic de leur vengeance. Rien ne peut plus les arrêter : ils sont prêts à tout
pour cela et de nombreux sacrifices seront nécessaires. Ils savent déjà que la mort sera au bout
du chemin. Leur quête est désespérée, mais pourtant si noble. Ils auront tout connu,
mais ils vont mourir en héros : le Walhalla leur est promis.
Pour conclure, ce film représente l'archétype même du film de
héros où le code d'honneur et l'amitié sont mis en avant. A ne manquer sous
aucun prétexte.
Honneur et amitié dans un univers très noir
Le cinéma de HK est décidément particulier. On est très loin des films US avec des héros irréprochables et une happy end. Jugez plutôt : des tueurs professionnels, haut placés dans la hiérarchie des triades, qui cherchent à se venger, ce qui débouche sur un carnage général en guise de conclusion… Non, décidément, ce n'est pas un monde idyllique avec des héros parfaitement bon et qui gagnent à la fin que l'on cherche à nous montrer…
Un peu comme dans Une Balle Dans la Tête (même si l'impression général n'est pas aussi noire) on aura droit à une lente descente aux enfers des personnages principaux (surtout pour Martin…). Amputation des deux jambes et meurtre de sa petite amie pour l'un, fiancée brûlée vive et défigurée pour l'autre, trahison des chefs de gangs… Rien ne leur sera épargné ! Et même la vengeance aura du mal à se dessiner et demandera de lourds sacrifices…
Un polar très noir et relativement glauque réservant quelques scènes de bravoure (la confrontation Jack/Martin dans le bar ou encore, dans un registre différent, la scène du couché de soleil mettant en scène Jack et sa petite amie défigurée…) mais parfois un peu lent.
une réference 
Au même titre que the killer, ce film est incontournable pour l'ambience qui s'en dégage et qui reussit à en faire un film unique sur un sujet pourtant souvent traité. Un sans-faute de Johnnie To.
Excellent film
avec des bons acteurs et actrices! 
Ce film montre le vrai c^oté ignoble des mafio.
J'ai beaucoup aimé les femmes fidéles de ces petits mafios de coeur innocent et j'ai ha¨i les patrons mafio.
à voir!
bluffé
je m'étais préparé à un film plus hollywoodien et putassier, mais je suis agréablement surpris par Jonnie TO qui s'en sort assez bien sur tous les tableaux.
ce n'est pas seulement un film de héros mais aussi une saga mafieuse doublé d'un ton soit léger et décalé, soit plus dur et dramatique sur la fin. Ca me fait penser à du John WOO (années 80, le Syndicat ou the Killer par exemple), la réalisation faisant un peu datée, voire même du FUKASAKU, avec un peu de Tarantino et beaucoup de Jonnie TO tout de même.
A HERO NEVER DIES n'apporte certes rien de neuf mais sait rester efficace et se démarque du tout-venant.
respect 
la premiere fois que j'ai vu ce film,j'ai compris que des cet instant,je l'aimerais autant que the killer.
ce film reflette la meme chose,le sens de l'honneur,le respect et la loyaute,mais de façon differente(ce n'est pas non plus le remake de the killer).
le scenar est du deja vu pour du hk,mais l'histoire reste tout de meme interressante et les personnages sont tres attachants.
j.to a filme cette histoire avec punch et raffinement,et les acteurs donnent une tres bonne interpretation de leur personnages.
la scene finale(gunfight,bien sur)montre encore une fois,que les heros asiatiques ont un plus grand (h)karisme
que ce des films us.
je dirais que hero never dies merite son statut de film culte hk,pour conclure.
01 octobre 2001
par
devil
SUPERBE. UN CHEF D'OEUVRE EN PUISSANCE 
Un film génial. Un pur film dans la tradition du film d'action hong kongais. Un J.TO au sommet de son art
correct,voir bon mais c'est tout ! 
Certains critiques sont dingue ?!!
Comparer ce film en intensite emotionnelle à "the killer" ??!
C'est un tres bon film mais de la, à le sanctifier..
Where Fulltime Killers Go Running out of Mission in a Peace Hotel
Passez la première demi-heure un brin longuette lors d'une première vision (mais prenant tout sons sens et son sel lors d'une seconde vision) et laissez-vous progressivement gagner par la profonde noirceur de son propos par la suite.
Suite à une dispute avec son ex-second Peter Yau, Johnnie To mettait en chantier ce "Hero Never Dies" pour plagier le style même de Yau. Eclairage, plans stylisés et protagonistes ressemblent à s'y méprendre à l'univers de Yau et forgé par To à l'origine, mais la suite plonge immanquablement dans celui de To et notamment dans sa période des polars noirs du début des année '90s. Le film devient alors dramatique à souhait, n'épargnant aucun de ses personnages pour se terminer dans un bain de sang gigantesque.
Plusieurs scènes sont de véritables morceaux de bravoure, celle de la fusillade dans l'hôtel, ainsi que la grandiose finale.
L'on voit également s'esquisser plusieurs trames qui deviendront de films à part : l'arrivée à l'hôtel, qui ressemble à du "Mission"; les deux tueurs s'opposant et se ressemblant, prémisse de "Fulltime Killer", etc.
Une autre grande oeuvre du très grand MILKY WAY IMAGE !!!
25 septembre 2004
par
Happy
Trop dépaysant 
Je n'ai rien compris à ce film qui a pourtant une histoire très simple. Il y a de superbes scènes, une bande son super, mais à aucun moment je me sens concerné par ce qu'il se passe à l'écran. Je trouve qu'au début du film, rien n'est expliqué et on ne comprend pas bien tout ce qu'il se passe. Au milieu, je m'ennui ferme du à une construction trop inhabituelle de l'histoire et des personnages. Et à la fin, je ne comprend plus rien, et je ne comprend pas pourquoi on ne voit pas assez Jack et on se demande bien pourquoi on devrait avoir de la peine pour Martin qui est un vrai @!#$. De nouveaux persos apparaissent et on ne sait pas pourquoi (je trouve). Certes il y a des scènes d'actions bien filmées (le final) mais lorsque l'on n'est pas rentré dans un film vous n'en avez rien à faire et vous attendez qu'une seule chose : que tout ça se termine.
18 juillet 2006
par
Hotsu
True Heart Hero
L'espace d'un film, Johnnie To réssuscitait le hero-movie Wooien. Et cette musique...
Seul contre tous 
Signé Johnnie To, ce polar extrêmement lent est marqué par une omniprésence très efficace d'une musique jamais envahissante. Un film rythmé et tendu de bout en bout qui présente une fois de plus l'acteur fétiche de To, Lau Ching-Wang, dans le rôle de tueur décati. L'histoire, axé sur l'amitié "virile" de deux tueurs de triades, frôle le pathos sans jamais y sombrer vraiment. Malgré des scènes un peu "limites" (Ching-Wang, cul de jatte, montant des escaliers alors qu'il est blessé à la poitrine), un film desespéré, totalement "hero movie" dans sa construction.
A Hero never dies démontre surtout l'incroyable dextérité de réalisation de Johnnie To (voir The Longest Nite ou The Mission) et on se demande franchement pourquoi il n'a pas su percer en occident, comme Tsui Hark ou John Woo. Extrêmement esthétique et prenant.
Efficace 
"A hero never dies" ou le genre de production qui fait que j'aime le cinéma hong-kongais.
un film marquant 
jefait une critique rapide pour la première.
un film marquant car prenant à contre pied le film d'action, le polard nerveux. des scènes d'antologies pour les cinèastes amateurs. des scènes d'actions aussi qui viennent ponctuées le récits qui prennet à contre pied touts ce que vous avez put voir en termes de réalisations.
Délirer le délire.
Que Johnnie To, à la tête de sa Milkyway Images Productions, se sente aujourd'hui des velléités déconstructivistes, dès lors qu'il fut des aventures de la Film Workshop, voilà qui n'étonne pas. Lorsqu'avec A Hero Never Dies, il livre un fabuleux pied-de-nez à Woo - celui qui a réussi - comme le tente autre part et autrement Hark (Time and Tide), il s'agit en effet avant tout de tenter en une proposition analytique de retrouver tous les éléments d'une manière de filmer et puis de déplacer cette proposition, de la décaler, de la décomposer. Jouer sur les codes et les images, multiplier les contrastes délirants, pousser l'anéantissement jusqu'à sa plus ultime conséquence narrative, dramatiser la potacherie ou rendre le drame burlesque (ou les deux en même temps), c'est tout le sel de ce film, machine à références, filmée avec les moyens rugueux de la Milkyway. Film secondaire puisque précisément film de références, A Hero Never Dies, comme un jeu de massacre à x degrés, ne propose littéralement rien. Sa démarche, de toutes façons, était vouée à la pure négativité.
Milkyway image se lançe dans le hero movie :TOTALE REUSSITE !!! 
A hero never dies : Du (sou)rire aux larmes.
A hero never dies est sans conteste un des plus grands et plus beaux films de Johnnie To ,c' est en fait un grand hommage aux "hero movies" des années 80 réalisé dans le pur style milkyway.
Les 2 acteurs principaux sont géniaux ,Lau Ching Wan est véritablement pathétique (dans le sens non péjoratif du terme),tandis que Leon Lai n' as jamais été aussi charismatique (même dans Fallen angels).
Le film débute comme un film d' action assez léger dont l' humour n' est pas absent (d' ou certaines scènes vraiment fun et rafraichissantes -l' excellent duel de pièces d' or)...et se termine dans la tragédie la plus totale a tel point qu' a certains passages on sent notre gorge nouée et nos yeux en train de s' humidifier.
D' ailleurs A hero never dies fourmilles de scènes ,de plans magnifiques (soulignés par l'inoubliable musique de Raymond Wong qui donne au film une force terrible...indescriptible).Des passages magiques comme :
-Le duel de pièces d' or.
-Lau Ching Wan cul de jatte ,tentant de monter des escaliers ,la douleur envahissant son visage.
-Les gouttes de sang filmées en gros plan coulant le long du canon d' un pistolet.
-Leon lai figé ,la cigarette a la main braqué par Lau Ching Wan en sniper.
-Les gouttes de sang tombant sur la table en même temps que le vin coule dans les verres.
-Les bouteilles portant le nom des 2 tueurs.
-Le personnage de Lau Ching Wan durant le gunfight final...ahh, quelle fin !
-Le personnage de Leon Lai et sa femme défigurée en train de contempler un coucher de soleil.
...Tant d' images marquantes (qui auraient pu tomber a plat si un réalisateur médiocre les avait filmées)sublimées par la musique de Raymond Wong (je me répète...)et la réalisation de Johnnie To.
Parlons des gunfights ,ils sont peux nombreux mais très efficaces, filmés avec talent par un Johnnie To au sommet de son art...certes ils ne sont pas aussi statiques que ceux de l' excellent The mission ,mais il ne faut pas s' attendre à du John Woo non plus ,ici point de heros en apesanteur sautant sur le côté le flingue a la main...Johnnie To a son propre style.
A hero never dies est un grand film que l' on pourrait touver un peu trop "poussé" sur le côté tragique...mais c'est probablement ce qui fait sa force et celle de tous les bons "Hero movies" et autres tragedies grecques (bien que le film soit hong kongais !!!)
Le Hero movie référence de To apres Fulltime Killer ? 
Avant le totalement débridé Fulltime Killer ,Johnnie TO offre avec A HERO NEVER DIES un film d'action des plus convainquants, certes pas exempts de défauts, trop pénalisant pour faire de lui une oeuvre culte. Et quel dommage! Le film au speech proche du Syndicat du Crime et The Killer de Woo ne peut se dépêtrer de ces références; et pourtant To lui donne une énergie impressionnante.Il sublime les personnages, et sur certains plans transcende complètement A HERO NEVER DIES ,touchant des sommets rarement atteints auparavant. A coté de cela, les errances scénaristiques de la seconde moitié du film lui son fatale. Pourquoi simplement par la volonté de s'extirper des références encore une fois.L'amitié des deux tueurs "héroïque" et mise à l'écart ,To favorise plutot la vengeance de nos deux compèrent pour cela,les scénaristes charcutent littérallement les personnages bcp trop basiquent,peu développés ,voire métamorphosés (wong et yam). Les personnages féminins à cet égard, sont mal utilisés (comme par exple le cas Infernal Affairs) ce qui débouchent sur une sorte porte de sortie pour les scénaristes qui cassent le superbe parallèle entre les deux "heros" du début du film.
Si l'émotion et les gunsfight snt là , le long métrage de To s'essouffle pour finalement aboutir non pas sur un échec mais sur un film au potentiel bridé qui fait de "A hero never Dies "un excellent Hero Movie ds l'ensble, qui ne peut titiller des sommets que par moments (par plans même) ,pour retomber ds le banale voire le mauvais. Dommage le spectacle aurait pu être grandiose...
Un hero-movie attachant par un Johnnie To déjà assez virtuose, malheureusement plombé par son inégalité.
Johnnie To sait filmer.
C'est bien simple: pour filmer des gunfights, c'est peut-être le meilleur depuis John Woo. Maîtrise de l'espace, jeu de lumières, chorégraphie de chaque élément d'un décor morcelé... tout cela ressemble au maître, mais pas trop. To sait filmer, naturellement, et pas le même genre d'action: il sait faire dans l'emphase (ce film ci) comme dans le cynisme survolté (Fulltime K), ou dans la retenue (The Mission). Et il ne sait pas filmer que de l'action: des plans comme celui du sang du barman se versant sur le comptoir alors qu'il remplit des verres de vin sont là pour le prouver. Entre autre...
Le hero-movie, c'est bien. Quand on a aimé "The Killer", on ne peut qu'apprécier les envolées lyriques et les applications à la lettre du code d'honneur. Quand on a aimé "The Killer" est qu'on apprend le plot de base de "A Hero Never Dies", on ne peut s'empêcher d'être attiré par le film. Alors on le prend.
Ca commence bien: To sait filmer, on en a pris conscience. La lumière, très réussie dans la variété alors qu'on devine un certain manque de moyens, et la musique de Raymond Wong, top épique, pose d'entrée son film: "A Hero Never Dies" sera un film avec des beaux sentiments, et très peu de gris. Qu'à cela ne tienne; si on accepte cela, la première partie du film est somptueuse...
Au programme: des gunfights excellents, plus qu'excellents, jubilatoires (ce qui fait la différence entre du To et du Mak), deux clans classes s'entredéchirant, des choeurs en bonne et dûe forme juste là pour l'épate, des Hong-Kongaises mignonnes et prometteuses sans être transcendantes (sinon on en redemanderait) et de très belles scènes, comme celle du jeu des bouteilles de vin entre Ching-Wan et Lai; le tout débouchant sur LA scène d'action sur laquelle se joue toute l'histoire: magnifiquement éclairée, très bien foutue, et arrivant même à rendre Lam Suet héroïque, elle se clôt sur le semi-massacre des deux héros, mortel (presque littéralement). Tout cela en met plein la vue.
Lau Ching-Wan, dans toute son habituelle retenue, compose une fois de plus un personnage un peu semblables à ses précédants, sans l'être totalement; il joue de son regard brutal, et ça marche. De son côté, le charismatique Leon Lai, qui sans être un grand acteur, est, à l'image de Andy Lau, très classe et de surcroît plus dramatique, en impose lui aussi. La relation entre les deux hommes est assez intéressante même si elle n'est pas assez exploitée, et leur face à face au milieu du film est impressionant. Rien n'est expliqué. Tout est simple.
Tout est simple... à ce stade du récit, on ne réalise pas que c'est justement cet aspect épuré qui tuera le film.
Voilà nos deux amis, considérés morts par leurs deux clans, et renaissant de leurs cendres pour mieux se venger... c'est un truc de ce genre qu'on lit dans les résumés. Alors on s'attend à de l'amour exacerbé (c'est un putain de hero-movie, bordel!), à des retrouvailles poignantes, à des regards emplis d'incertitudes... mais aussi à des méchants, les boss des deux clans compatissants, humains, s'efforçant d'oublier leurs anciens bras-droits parce qu'il serait faible de plier. Que dalle.
Tout ce qu'on a dans cette deuxième partie, c'est de la cruauté gratuite et pleurnicharde envers les personnages de femmes (chose très mal exploitée par la suite, car leurs amours sont totalement hors champs), des scènes d'entrainement à la Rocky chez Ching-Wan cul-de-jatte (que c'est original!), rien du côté de Lai (?), et des méchants très méchants, bien à la HK, qui frappent tout le monde sans savoir pourquoi. Toutes les scènes qu'on attendait, malgré la grandeur des sentiments devinés (chez les femmes, chez le barman, etc), sont soit bâclées, soit zappées (qu'est-ce qu'il fout Ching-Wan, sur le toît de l'immeuble, pourquoi il ne tire pas, pourquoi on le retrouve juste après avec tel personne???). C'est très mal écrit, expédié, voire absurde, à l'image du sort du personnage de Ching-Wan dans la scène finale, amorphe (mmmh... qu'est-ce qu'il fout?). La scène en elle même, d'ailleurs, est la moins bonne du film. Elle n'a rien d'original, rien de grand, la lumière est criarde (très Hollywood Night), et les méchants meurent.
Tout cela est vraiment décevant car on s'attendait à quelque chose de bien plus va t-en guerre sans perdre pour autant le minimum syndical de profondeur scénaristique. Là, c'est épuré... un peu trop. Sans parler de cette fin... convenue.
Fin convenue dans ce genre de film ne signifie pas fin mauvaise. Non. C'est juste qu'en plus des défauts cités plus haut, elle commet le péché ultime pour ce genre de films: elle n'émeut pas. Elle ne bouleverse pas. Malgré la musique. On est très loin du Killer...
Elever ce film au même rang que "The Killer"... il y a des braves garçons qui ne savent même pas pourquoi ils aiment le film de Woo, apparamment...
UN FILM CAPTIVANT, SANGLANT ET EMOUVANT 
Johnnie TO signe ici une belle oeuvre! Dès les premières minutes on s'attache aux deux héros, gardes du corps de parrains respectifs mais amis avant tout. Les scènes de gunfight appuyées par une musique mélancolique font de "A Hero Never Dies" un film à retenir, à voir et à posséder pour compléter sa vidéothèque. Merci Mr Johnnie TO!