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Hong Kong History X

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1 critiques: 1/5

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Sébastien 1


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

A la fois scénariste, réalisateur et producteur, Kenneth Lau aime visiblement avoir les rênes en main. Et vlà le résultat…En voici un rapport assez circonstancié afin de vous éviter cet achat. Car ça ne peut même pas s'apprécier au second degrés tellement c'est mou.

Quelques notes de pianos, un mur graffité en bordure de mer, des personnages apparaissent, disparaissent et réapparaissent à différents endroits. On est assez séduit par cette petite ambiance sereine qui donne envie de rejoindre ce beau monde pour une petite balade. Mais dés le dernier nom du casting envolé, sans aucune transition, on se retrouve nez à nez avec Wayne LAI Yiu-Cheung qui règle des comptes (et cabotine grave) dans la pure tradition du film de triades post-"Young and dangerous". Rapport avec le titre US ? Et bien non ce film ne traite pas du racisme à hong-kong puisque, comme tout le monde le sait, ce problème n’existe pas là-bas. En revanche on récupère une relation difficile entre deux frères. Ces derniers sont amoureux de la même jeune fille (Yoyo MONG Ka-Wai) qui est amoureuse seulement (pas sympa) de l’aîné, Anthony WONG Chau-Sang, puisque lui est une triade reconnue contrairement à l’ « autre » qui est décidément trop sérieux pour intéresser. En effet il est seulement vendeur : la honte ! Comme d’habe : un sujet certes banal, mais propice à un bon petit film tendu, se transforme en mauvais petit film @!#$. Pourtant, "Hong kong history X", avec son coté jusqu’au-boutiste dans la non subtilité aurait pu intéresser si il n’était justement aussi ennuyeux. Tellement regrettable quand on découvre à quel point Kenneth Lau n’a honte de rien ! Exemple : le cadet veut rentrer dans les triades afin de plaire à Yo Yo (pas mal déjà). Pour cela il passe un entretien avec Wayne Lai (triade influente) qui lui explique qu’un petit test ne serait pas de trop. Alors le cadet accepte (plutôt facilement !) de droguer sa meilleure amie afin qu’elle se laisse faire dans une tournante qui nous est malheureusement épargnée (quand je vous dis que ce film aurait pu être au moins un bon CatIII). Puis regrettant son acte, il l’attend à la sortie avec un cadeau (véridique !). Elle arrive, pleine de sang lui coulant le long des jambes, et là, déconcertant le spectateur qui n’en finit plus d’être surpris, elle refuse le cadeau ! En effet elle trouve ce geste un peu déplacé après ce qu’elle a subi. Elle va même jusqu’à balancer en l’air le colis pourtant ouvert. Et, –MA-GNI-FI-QUE-, comme le cadeau était protégé par des morceaux de polystyrène, ils se mettent tous à tomber au ralenti sous une musique mélancolique…Alors bien sûr, il réalise qu’il a abusé et se saoule dans les rues. Le pauvre. Scène qui rappelle d’ailleurs la prise de conscience de Louis Koo dans le très divertissant et inégalé Rules of the Game. Mais n’allez pas croire que nous assistons à un sous-Rules of the Game ! On est plutôt dans un sous-avatar d’un sous-Rules of the Game. C’est grave. Et attention ! Scène (involontairement) hilarante : A sa sortie de prison (pas le temps de raconter), le big boss Anthony (mafieux se promenant tout de même en chemise hawaiienne et couvert d’un chapeau marin), balance aux triades qui l’attendent, saisissant par la même occasion le spectateur: « I believe in Buddha ; I won’t deal with triads business anymore. ». Ouf : la morale est sauve ! Les dialogues repoussent les limites du ridicule surtout quand Anthony explique aux triades le pourquoi du comment: « the world is really pretty. Look, a tree, a piece of cloud, ain and wind…oh listen how beautiful the wind is…that’s why I will never deal again with business except the business of the buddhist association. My new boss is Sakyamuni Buddha. ». C’est d’ailleurs grâce à ces dialogues qui battent des records qu’on tient jusqu’à la fin. Car quand son frère apprend la nouvelle, il soupçonne la raison du virage à 180 degrés pris par Anthony. Je cite son hypothèse: « Maybe, he was flirted by some gays and got insane ». Et quoi de plus pathétique quand cette pléiade d’acteurs et d’actrices tentent de nous convaincre qu’ils pleurent, qu’ils sont bourrés, qu’ils s’éclatent…alors que c’est pas crédible pour un sous ? Seule Helena LAW Lan nous fait du Law Lan (ici la maman des fréros). J’oubliais l’action. C’est tout simplement mauvais dans l’ensemble mais le final propose cependant un pauvre gunfight, une pauvre explosion, et certainement la pire figure Wooienne de tous les temps ! Notons SPOILER que Wayne Lai (responsable de viols et meurtres de pauvres innocentes; dans le film) s’en sort haut la main à la fin et que ceux qui rejoignaient le droit chemin n’y feront que quelques pas FIN SPOILER. Quand je vous dis qu’on tenait un bon CatIII ! Œuvre certes morale à travers les mots d’Anthony mais au dénouement qui sera certainement jugé peu moral quand même du point de vue de bcp de gens. Car les paroles c'est bien mais rester en vie c'est mieux pour énormément de jeunes je pense. Ou alors une fois un pied dans les triades il faut aller jusqu'au bout...C’est aussi ça la génération X ! Et d’ailleurs, pour tous les nostalgiques de cette génération (cf interview du casting de Gen X Cops dans le making of hilarant du Dvd; bonus A VOIR D’URGENCE pour toute personne étant passée à coté ! ! !), nous en apprenons encore plus sur ce phénomène de société si vite oublié et nous profitons, cerise sur le gâteau, des meilleurs tubes canto pop que cette génération nous a heureusement laissés pour se souvenir. Le plus intriguant est, de la même façon qu’il y a eu un Gen Y Cops, et bien croyez moi si vous le voulez, mais est sorti un Hong Kong History Y peu de temps après malgré les scores minables du premier (comment une suite a t elle pu s’avérer envisageable aussi bien d’un point de vue cinématographique que commercial ? !). Les générations s’enchaînaient et au milieu de tout ça une phrase reste gravée : « no matter how high the ball is kicked, it’ll fall one day », dixit la génération X. D’après la rumeur, la génération Y n’était pas d’accord. PS : ne ratez pas cette pauvre scène où Yo Yo Mung ne veut pas qu’Anthony découvre qu’elle est devenue vendeuse ambulante, rappelant Ng Man Tat tentant de fuir Andy Lau dans le cultissime A Moment of Romance.

14 septembre 2005
par Sébastien


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