
Ce film n'est pas à prendre comme une comédie pure, c'est un film sentimental, nostalgique et accessoirement une comédie. L'humour n'est pas gras du tout, on n'est pas chez WONG Jing mais dans une prod Milkyway.
Les personnages sont attachants, seulement ça manque un peu de piquant.
Un peu comme MR CINEMA, qui lui aussi rendait hommage à HK (ici ce n'est pas 40 ans d'histoire mais les 10 dernières années.)
Le film est agréable, il ne faut juste pas attendre des gags à foisons, et ne pas être allergique à Myriam YEUNG. Personnellement je la trouve un peu trop présente dans l'industrie HK mais ça passe, d'autant plus que les Eason CHAN, Stephen FUNG et consorts sont très corrects.
La bonne accroche
L'actrice Miriam Yeung et le réalisateur Law Wing Cheong réunissent une nouvelle fois leurs talents respectifs après leur précédent convaincant (en tout cas bien plus convaincant que le premier "Ghost Office" du même réal) "2 become 1" dans cette comédie produite par To pour commémorer l'anniversaire de la première décennie de rétrocession de Hong Kong sous le joug chinois (vu la carrière de Johnnie depuis la rétrocession, il y a de quoi fêter…).
Le résultat n'est pas mal. La nouvelle collaboration – en plus de la contribution certaine d'un Johnnie To et de l'extraordinaire performance de l'acteur Eason Chan dans le rôle principal – ne donne peut-être pas le feu d'artifice attendu, mais est singulièrement mature dans son approche. Point de gros rires, mais surtout pas de minauderies adolescentes dans cette énième variation du jeu amoureux du "Je t'aime, moi non plus". Au lieu de cela, une belle histoire d'un duo d'acteurs extrêmement simples, secondés par une brochette de figures hyper attachants. Contrairement au lourdaud "Wonder Women" ou du sympathique "Mr. Cinema", la rétrocession ne sert que d'arrière-décor et non pas d'élément dramatique dans l'histoire; l'intrigue aurait tout aussi bien pu se passer de nos jours avec la course toujours plus effrénée aux constructions immobilières dans le Hong Kong actuel (et un thème récurent dans les films de Johnnie To jusqu'à aboutir à son récent film-projet "Sparrow" tout entier dédié à commémorer certains quartiers HK avant leur disparition définitive). Ce postulat des lieux chargés d'une histoire qui disparaissent au profit de gros immeubles impersonnels n'est peut-être pas très bien développé – et l'on n'est pas sans penser à l'actuelle situation des centaines de milliers personnes "déplacées" pour permettre le développement économique de la Chine; mais c'est également à l'image du film, qui ne cherche pas à en imposer, mais de suivre une histoire simple de gens ordinaires.
Attachant.
16 septembre 2008
par
Happy