Espoir déçu.
Retour de NA Hong-jin après une longue absence,
Hope démarre en fanfare. Sens formaliste, montage tendu comme un arc, western urbain et film de monstre. Mais au bout d'une heure, après une scène d'action donnant l'illusion que c'est fini et alors qu'il reste pas loin de deux heures, le film rate son redémarrage : manque de rythme, narration bordélique et pistes narratives ne menant à rien d'intéréssant. La volonté si coréenne de prendre le contrepied des attentes trouve ses limites, comme par exemple lorsqu'un récit de face à face avec un monstre voit son côté effrayant saboté par l'humour scatologique. Contrairement à
The Host, les personnages sont juste ridicules, pas ridicules et attachants. Le film se redresse un peu à l'approche de la fin en revenant à l'action. Hélas, il faiblit sur la ligne d'arrivée en voulant préparer le terrain pour sa suite. Conçu comme le début d'une franchise, le film ressemble à un de ces blockbusters Marvel n'existant que comme avant-goût d'une suite pas encore tournée. Une suite qui a peu de chances d'être tournée au vu du flop du film coréen le plus cher à ce jour.