ma note
-/5

moyenne
3.97/5
top 100: #38

La Condition de l'homme 1

nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 1nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 1nombre de notes: 4nombre de notes: 6nombre de notes: 15

les avis de Cinemasie

5 critiques: 4.45/5

vos avis

21 critiques: 4.21/5

visiteurnote
Bastian Meiresonne 4.25
Cuneyt Arkin 4.5
eniger 3.5
hendy 4.5
Hidelirium 4.5
hkyume 4
Hojo 4.75
ikoo2mi 3.75
k-chan 5
mattMAGNUM 4.75
Miyuki 3.5
Mounir 5
noar13 5
Omerieux 5
Pikul 4.5
Samehada 4
Scalp 1.75
Sifu Tetsuo 4.25
Stash Kroms 3
tu0r 4
zybine 5


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Conditionné

Adapté du roman de Junpei Gomikawa et enhancé de larges parts autobiographiques par le réalisateur, le film-fleuve que constituent les trois parties de "La Condition Humaine" est un regard acerbe posé sur la mentalité japonaise. Dénonçant une nouvelle fois le côté obscur de son propre peuple, Kobayashi retrace ici leur comportement particulièrement intransigeant durant la Seconde Guerre Mondiale. Le personnage principal est un jeune utopiste naïf, croyant pouvoir améliorer les conditions de travail et d'emprisonnement de prisonniers de guerre chinois. A moitié chinois lui-même, il est considéré comme un étranger, voire un traître par ses propres congénères et ses idées progressistes ne vont surtout pas aider son acceptation. Cherchant à faire le bien, il sera également rejeté par les prisonniers chinois, qui ne voient en lui qu'un japonais. Kobayashi ne connait pas de limites dans son dénonçiation : ses compatriotes y sont présentés comme des bêtes féroces sans aucune humanité, ne pensant qu'à leurs propres profits et abusant de leur situation de vainqueur (momentané). Perides, hypocrites, violents, plusieurs scènes clé témoignent de la cruauté de leurs actes et resterotn dans la mémoire comme autant de morceaux de bravoure. Un chien négligemment sacrifié pour prouver l'efficacité de l'installation éléctrique; le suicide d'un des personnages chinois; l'arrivée des prisonniers se ruant sur le peu à manger et la scène de la décapitation sont réellement impressionants. Incomparable à d'autres réalisateurs, le film impressionne par sa maîtrise d'un tel projet monumental, son audace visuelle et narrative de son époque et la dénonciation osée de son pays. Il faudra attendre la fin des années '60s - et l'arrivée de jeunes réalisateurs, tels qu'Oshima - pour retrouver de tels brulôts féroces contre son propre pays; c'est dire à quel point ce film était en avance sur son temps et s'impose immédiatement comme un classique à découvrir d'urgence.

30 mars 2005
par Bastian Meiresonne


un film démesuré...

le film de la démesure... trop long, trop beau,trop tragique,trop d'émotions... ce que je veux dire par la c'est que ce film-fleuve est comme une sorte de défi pour le spectateur: il l'entraine devant tant de choses qu'on se demande si finalement tout ca n'aurait pas mieux fait d'etre racourci... en effet "harakiri" est un choc par exemple. "la condition de l'homme" est un choc aussi à sa facon,mais avec les 3, ca fait quand même trop... en fait, c'est un film paradoxal: c'est génial, parce que c'est mégalo et c'est imparfait,parce que justement trop mégalo.... mais ne boudons pas notre plaisir,on est en présence d'un chef d'oeuvre et d'un monument du cinéma,ca vaut bien de donner de nous même pendant ces près de 9h...

12 janvier 2004
par mattMAGNUM


Du tragique de la condition humaine

Les fanatiques d'arts martiaux et de chambara connaissent sûrement Hara-Kiri et Rebellion ; les amateurs de fantastique ont peut-être Kwaïdan dans leur bibliothèque. Mais le grand oeuvre de Masaki Kobayashi, c'est cette incroyable fresque de 9 heures (trois films de trois heures, sortis entre 1959 et 1961), où triomphe dans son plus grand rôle Tatsuya Nakadaï (Goyokin, le Sabre du Mal, Ran...). 1è partie en 1940 en Mandchourie occupée : le héros essaie d'«humaniser » le fonctionnement d'une mine où travaillent des esclaves chinois et coréens. 2è partie : viré pour manque d'esprit patriotique, il rejoint l'armée où il subit un entraînement militaire proprement fasciste. 3è partie : à la guerre, ce soldat ordinaire est partagé entre l'envie de vivre et le renoncement. Ce film est proprement hallucinant. Comme toujours chez Kobayashi, la mise en scène est au cordeau et le Noir et blanc d'une beauté irréelle, mais c'est le contenu qui est marquant : jamais on n'a aussi bien montré la difficulté à conserver une once d'humanité dans un environnement fasciste (1è et 2è partie) ou mortifère (à la guerre). Des scènes d'anthologie, il y en a quinze dans ce chef d'oeuvre, que sa grande dureté ne permet pas de conseiller à tous les spectateurs : la décapitation de l'ouvrier chinois, l'instruction, la famine, le final incroyablement onirique et indélébile (est-il encore vivant ou déjà mort, il est impossible de le dire...). Le film est assez mal vu dans le Japon actuel car il manifeste des tendances communisantes et constitue une charge dévastatrice contre le militarisme et l'impérialisme nippon. N'ayez pas peur de la durée et plongez dans ce terrible voyage au bout de l'enfer.

08 mai 2020
par zybine


info
actions
plus