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The ICAC Series: A Man

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4 critiques: 3.56/5

visiteurnote
Bastian Meiresonne 4.25
Bruce_Randylan 3.25
Manolo 3
shaya 3.75


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Regarde les hommes tomber

Après une belle année passée chez TVB à se faire ses premières armes sur les séries "Dragon, Tiger, Panther" et "CID", Ann Hui accepte de travailler pour l'organisme gouvernemental ICAC (Independant Commission Against Corruption). Un boulot plus restreint artistiquement (l'office venait d'être créé par l'Etat pour lutter contre les affaires de corruption et sensibiliser l'opinion publique contre ce véritable fléau criminel par cette série de films spécialement conçues pour la télévision sous contrôle du gouvernement), mais qui lui permet de gagner beaucoup plus et d'assumer ainsi les revenus financiers de sa famille suite au décès prématuré de son père.
 
Hui n'en a pas pour autant renoncé à sa propre démarche artistique en s'intéressant finalement davantage aux drames humains et aux conséquences, qu'au travail à proprement parler des hommes de l'ICAC; deux épisodes ("A man" et "Investigation") ont d'ailleurs été interdits pendant plus de 20 ans pour cause de traitement de corruption au sein même des forces de l'ordre et c'est d'un commun accord, que Hui quitte la série au bout de seulement six épisodes pour aller rejoindre la RTHK et singer trois épisodes de l'excellente série "Below the lion rock".
 
"A man", tout comme "Investigation" dénonce les corruptions au sein même de la police hongkongaise…et tout comme l'autre épisode de la série des "ICAC", "A man" a été interdit de diffusion pendant près de vingt ans en raison de son caractère sulfureux.
C'est pourtant là le tout meilleur épisode de la série en raison de son extraordinaire scénario (une nouvelle signé par la talentueuse Joyce Chang) et de la parfaite mise en scène d'Ann Hui, qui réussit en quelques plans très simples à faire de l'endroit paradisiaque de la petite île de pêcheurs un lieu inquiétant. La première ronde de l'officier Shek amène la troupe de policiers dans les bas-fonds de la ville pas très différents de ceux, sinueux et obscurs, au cœur même de Hong Kong. Peuplés de tronches inquiétants, tous els escaliers tortueux semblent mener à des fumoirs d'opiums ou des salles de jeux clandestins.
 
La suite est à l'avenant, avec un homme rapidement isolé du restant de ses collègues, tous "corrompus" et même abandonné par sa petite amie, qui voit d'un mauvais œil son amant vouloir jouer aux justiciers de la petite ville et en se mettant tout le monde à dos; c'est que faire régner la justice exige son prix de la solitude.
 
En dénonçant ses collègues, l'officier Shek n'est d'ailleurs pas au bout de ses peines, notamment en finissant accusé lui-même par un habile retour du bâton par les avocats du camp adverse, qui sauront le faire accuser à son tour de corruption. Terrifiant.


11 mai 2009
par Bastian Meiresonne


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