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In the Mood for Love

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les avis de Cinemasie

15 critiques: 3.98/5

vos avis

100 critiques: 4.01/5



==^..^== 4.25 Un amour platonique dans toute sa splendeur
Alain 2
Anel 4
drélium 4 Amour suspendu
Flying Marmotte 5 En un mot... splendide !
François 3.75 Nostalgique et sensuel, un Nos Années Sauvages bis réussi mais un peu lent
Gaetan 4 une très belle histoire d'amour impossible
Ghost Dog 4.5 Dans le style de Nos Années Sauvages, In the Mood for Love est un film magnifiq...
jeffy 4.5 Un seul mot : maîtrise
Junta 4.5 Maîtrise technique, belle histoire, acteurs au summum, un Chef d’Oeuvre !
MLF 4
Ordell Robbie 3.5 L'amour qu'ils ne feront jamais ensemble...
Sebastian 4.25
Tenebres83 3.75
Xavier Chanoine 3.75 "Quelle coïncidence! N'est-ce pas!"
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Un amour platonique dans toute sa splendeur

Je ne sais pas si moi je réagirais comme lui, mais chacun ses convictions et sa culture. Il n'empêche que la relation de Mr Chow et de sa voisine est remarquable. L'amour est si fort et si brûlant entre eux deux que les mots demeurent inutiles.

En fait le film n'avance pas tellement puisque leur amour reste complètement platonique, mais c'est peut être là sa force. Cela pousse le spectateur à essayer de mieux comprendre les personnes et leurs réactions. Il se peut qu'ils pensent mal agir, mais pour moi ils ont trop peur de briser le rêve dans lequel ils se trouvent.

Je ne sais pas si je pourrai me contenter de ce genre de films où l'action n'est pas des plus entraînantes, mais de temps en temps un peu de réflexion et des beaux sentiments ne font pas de mal.



09 août 2001
par ==^..^==




Amour suspendu

confinement, train train, solitude, attente, pudeur, désir, platonisme, retenue, respect, souvenir.

est-ce de l'amour ou de la souffrance ? peut-on en rester là ? ont-ils des regrets ? beau comme un Wong Kar Wai, il ne faut surtout pas s'attendre à une histoire ficelée mais plutôt à un simple instant de vie ou toutes les suggestions sont possibles. Beau, simple, profondément romantique... un poême d'immobilité et de rares mouvements foudroyants, une ôde pour les yeux et les papillons qui volent dans nos têtes, tout en retenu, qui joue avec l'attente et le temps qui passe.

Il est remarquable de filmer dans des espaces aussi restreints et confinés (limite crade) tout en sublimant la beauté et la place immense que prennent ces deux amoureux. Finalement le seul moment qui libère de l'étroit est le temple d'Hankor Wat, la fin quoi. Tony Leung et Maggie Cheung atteignent des sommets, le premier dans la sensibilité masculine et la seconde dans l'incarnation de la Femme avec un grand F. Je pourrais difficilement en dire plus. Ah si, mon dieu, que c'est lent tout de même.

18 août 2003
par drélium




Nostalgique et sensuel, un Nos Années Sauvages bis réussi mais un peu lent

Le dernier Wong Kar-Wai était très attendu après son passage remarqué au festival de Cannes. Les premiers commentaires laissaient prévoir un film dans la veine de Nos Années Sauvages : calme, lent. Un peu trop pour moi peut-être, qui n'ai jamais caché clairement préférer Chungking Express et Les Anges Déchus. Ici j'ai donc vaguement le même avis que pour Nos Années Sauvages.

L'histoire est simple : deux couples, un mari et une femme infidèle, et les deux autres qui se posent des questions. On ne s'intéresse pas au couple de trompeurs mais au couple de trompés, magnifiquement interprété par Maggie Cheung et Tony Leung. Les deux se retrouvent dans la situation qui fait la force du film : ils tombent amoureux l'un de l'autre mais ne peuvent pas se l'avouer et surtout le vivre, car ils ne veulent pas devenir comme leur conjoints respectifs. Tout le film joue sur ça, ce devoir qui les retient. C'est une très bonne idée de scénario, mais très triste bien sûr.

La musique est comme d'habitude très importante, avec des sonorités entre asiatiques et latinos. Elle rythme bien le film, se montre assez répétitive sans être lassante. La réalisation de Wong Kar-Wai et la photo de Christopher Doyle nous livrent quelques plans fabuleux, de véritables oeuvres d'art. On reconnaît la patte Wong Kar-Wai à coup sûr. Le rythme est lent mais gagne un peu en vitesse sur la fin, heureusement car le film se répétait un peu. Quant aux acteurs, Maggie et Tony sont le film, les autres acteurs ont peu d'importance.

Finalement, le film est très bon, mais trop lent pour moi, malgré un scénario intéressant. Simplement, l'originalité n'est plus vraiment là après Nos Années Sauvages, et il était bien tard quand j'ai vu le film... Beau film certe, mais dont la beauté tout en lenteur endort un peu les sentiments.



27 janvier 2001
par François




une très belle histoire d'amour impossible

Mange ta soupe MaggieIn the Mood for Love est l'histoire simple de la rencontre de 2 voisins, qui de parfaits inconnus vont devenir amants, amants soumis à une passion platonique débouchant sur la rédaction d'une histoire de samouraï, symbole de leur amour impossible. En effet, étant marié, ils ne peuvent franchir les barrières invisibles que sont la fidélité et les conventions.

Cette histoire, mise en scène par Wong Kar-Wai, nous est raconté sans artifice (plans fixes, mouvements de caméra réduits), tant est grand le jeu de ce couple d'acteurs : le séduisant Tony leung et la jolie Maggie Cheung, qui transmettent de nombreux sentiments au spectateur par de simples regards ou gestes.

L'ensemble sonne très juste, renforcé par une très belle musique en totale adéquation avec l'histoire et la mise en scène. In the Mood for Love fut mon premier film de WKW, je ne fus pas déçu



20 décembre 2000
par Gaetan




Dans le style de Nos Années Sauvages, In the Mood for Love est un film magnifique, parfaitement maîtrisé de bout en bout.

Maggie et TonyIl paraît que les meilleures histoires au cinéma peuvent se résumer par 3 mots : Boy meets Girl (dixit Alfred Hitchcock). C’est le cas pour l’histoire de In The Mood For Love, toute simple et toute belle. Une femme mariée (magnifique Maggie Cheung) emménage presque en même temps qu’un homme marié (merveilleux Tony Leung) dans le même immeuble, à Hong-Kong - 1962. Mais tous les deux, délaissés par leurs conjoints respectifs, se rapprochent peu à peu l’un de l’autre tout en sachant très bien que cette histoire est impossible, poids des conventions oblige... Dans ce film, on reconnaît le talent (le génie?) de WKW notamment par ces 3 points :

1- Les 2 acteurs principaux sont admirablement dirigés ; ils arrivent à faire passer des émotions simplement avec un regard en coin ou un geste maladroit.

2- La mise en scène de WKW colle parfaitement aux sentiments des 2 personnages : des cadrages serrés contribuant à la sensation d’un espace confiné, de lents mouvements de caméra amenant une atmosphère suave et sensuelle, cette caméra n’hésitant pas à filmer au ralenti par exemple lorsque des moments apparemment sans grande importance le sont pourtant aux yeux des 2 amants platoniques (un bonjour dans l’escalier,…).

3- Le développement de ses thèmes favoris, qui sont abordés à chaque fois de manière différente dans l’ensemble de sa filmographie : la solitude, la difficulté d’exprimer ses sentiments, le temps qui passe et les souvenirs qui en restent. Bien sûr, le film a de nombreuses autres qualités, à commencer par une bande-son superbe et quelques détails attachants, comme la cinquantaine de robes multicolores que porte Maggie Cheung en l’espace de 90 minutes… Avec ce long métrage hyper-raffiné, WKW a peut-être perdu en spontanéité et en extravagance, réputation assise après vision de ses films précédents, mais il reste constant dans au moins une chose : en racontant des histoires universelles (une love story qui n’a jamais aboutie), il nous prend par les sentiments et nous transforme un petit peu.



26 novembre 2000
par Ghost Dog




Un seul mot : maîtrise

On peut dire beaucoup de Wong Kar-Wai, mais surement pas que ses films doivent quelque chose au hasard. Plus que jamais ici tout est construit, un travail d'artisan (d'artiste) et de patience pour aboutir à une maîtrise totale du contenu visuel et sonore. Jouant moins sur les contrastes de couleurs que sur la luminosité, la photographie porte le film tout autant que la musique omniprésente. Le thème de Yumeji restera une des signatures de ce film tout comme les mélodies de Nat King Cole. Et évidemment les interprétations de Tony Leung et Maggie Cheungne peuvent que recueillir tous les suffrages. Un chef d'oeuvre de plus du maître.

17 août 2003
par jeffy




L'amour qu'ils ne feront jamais ensemble...

Si le premier visionnage d'un film pas aussi abouti artistiquement qu'un Chung King Express, un Days of Being Wild ou un Happy Together pouvait décevoir parce qu'on n'y retrouvait pas la force émotionnelle de ces derniers films, son revisionnage une fois passé le buzz critique et public (1) pourrait laisser penser que Wong Kar Wai renoue avec la manière plus classique et apaisée de Nos Années Sauvages. In the Mood for Love est ennuyeux: pas de l'ennui qui fait perdre le temps au spectateur mais la "haute qualité d'ennui" qui est l'opposé de l'exaltation. La caméra du cinéaste s'est calmée, elle scrute désormais le moindre gros plan de reflet d'une glace, un halo de fumée, un couteau sur un aliment pour créer une bibliothèque de sensations liées à une passion amoureuse jamais concrétisée. Et c'est ce dernier point qui évite à la mise en scène du film la redite de Nos Années Sauvages. Qui plus est, les frôlements de corps, la retenue d'ensemble, les regards qui en disent long, tout ceci n'est pas sans évoquer le maître chinois classique FEI Mu.

Le film a d'ailleurs en commun avec le classique Printemps dans une petite ville sa théatralité: théâtral, le film l'est d'abord par ses scènes en forme d'improvisation sur une situation de départ identique (les diners entre autres) mais Wong Kar Wai rajoute un second niveau en montrant les personnages littéralement "jouer ensemble" leur vie de couple (la découverte d'un adultère par exemple), bref à assumer complètement l'artificialité d'une vie de couple qu'ils n'abandonneront pourtant pas. L'aspect théâtral est renforçé par l'ajout de costumes faisant contraste ou correspondance avec le décor.Et il ajoute au film un surcroit de déréalisation. L'utilisation de l'excellent score du film nous rappelle quant à lui que Wong Kar Wai fait partie avec Quentin Tarantino et Martin Scorsese un des cinéastes vivants sachant faire interagir image et musique avec un brio d'exception. Reste que la limite du film se situe dans le "signé Wong Kar Wai" se mettant à sentir ici le cinéaste devenu trop conscient de ses effets. Les horloges n'y ont plus la force romantique d'un Nos Années Sauvages, les arrières de taxis ont déjà été filmés de façon plus inspirée par le cinéaste; au niveau photographie on ressent la brouille entre Doyle et le cinéaste sur le tournage, les scènes photographiées en jaune vif faisant pièce rapportée dans un film majoritairement dans des couleurs moins criardes que les autres films du cinéaste. Alors oui, c'est le Wong Kar Wai à la structure la plus pensée, la plus maitrisée à ce jour. Mais pour les raisons précédemment nommées le film ressemble plus à une oeuvre de transition que l'aboutissement artistique que beaucoup y ont vu en son temps. On préfère du coup les Wong Kar Wai alliant maitrise et accident (Nos Années sauvages, Chung King Express, Happy Together) voire meme ses films plus bancals mais plus visités par la grace (Ashes of time, Fallen Angels).

Entre obsolescence de la Wong Kar Wai's touch et recherche d'une nouvelle manière, le film ressemble à une fin d'époque pleine de promesses de renouveau. La rentrée 2004 dira si ces dernières seront tenues par le cinéaste vu que le chef d'oeuvre de ce nouveau cycle reste encore à faire...

(1) Le succès en salles du film vient d'ailleurs autant de sa splendeur costumière visible que du coté rafraichissant de la passion décrite à l'époque du tout montré.



15 mai 2003
par Ordell Robbie




"Quelle coïncidence! N'est-ce pas!"

In the Mood for love est un film étrangement inaboutti. Kar-Wai réutilise tous les ingrédients qui ont fait le succès de ses précédentes réalisations (copie quasi conforme de Nos Années Sauvages) qu'il réutilisera à nouveau pour son fabuleux 2046, vraie/fausse suite. On suit donc avec nonchalance les aventures amoureuses de deux voisins de palier dont les époux et épouses respectives ont quitté HongKong pour une période indéterminée. Qu'est-ce que l'on peut s'ennuyer quand on reste seul. C'est alors que les deux individus vont un jour se croiser et s'aimer. Chow Mo-Wan exerce la profession d'écrivain (des romains de chevalerie contre des chambara/porno pour 2046) et Su Li semble être une secrétaire d'un haut fonctionnaire alcoolique et souvent absent. L'absence fait d'ailleurs partie intégrante du récit de ITMFL, prétexte à créer de nouvelles rencontres et de casser ainsi toute relation précédente. Su Li n'éprouve par exemple peu de remord quant à l'absence de son époux, tout comme Chow qui n'esquisse pas même l'ombre d'une information sur sa femme.

Tout comme 2046, les deux personnages vont se rencontrer furtivement, se croiser, se saluer, avant de prendre un repas ensemble, échanger quelques anecdotes sur leur vie sentimentale, sans jamais réellement passer à l'acte. Un amour platonique qui peut gonfler à la longue, heureusement bien maîtrisé par un Kar-Wai qui n'a plus rien à prouver et qui connaît parfaitement les recettes à adopter pour rendre son film fluide et agréable à suivre. C'est le cas malgré un sévère penchant pour la suggestion et la pudeur un poil bourgeois. Il n'y a pas la folie et le côté anarchique désespéré de Nos Années Sauvages, son petit frère. Il y a le Kar-Wai des années 2000 au style posé, un brin ostentatoire. Les tapisseries sont belles, les costumes sont taillés sur mesure et la musique fleure bon le classique. Les rares endroits d'extérieur sont illuminés avec peu grand chose, juste deux trois réverbères construits en début du siècle et les murs semblent rappeler un univers plus exotique, latino. Esthétiquement donc très réussi, la mise en scène de Kar-Wai ne change pas des mas. On y trouve les sempiternels ralentis accompagnés de la musique culte de Umebayashi, les travellings cachés derrières une baie vitrée (histoire de ne pas trop rentrer dans l'intimité de Chow (excellent Tony Leung) et Su Li (Maggie Cheung), saupoudrées de quelques ravissants plans jouant la carte des ombres et des lumières tamisées. Un film franchement intime.

Mais là où je n'ai pas complètement adhéré à ITMFL c'est sur la structure de son récit. Les éternelles voix off sont remplacées par des pancartes en idiogrammes, la fin laisse planer un gros doute quant à la suite des évènements (un poil expliqués dans 2046) avec 4-5 jolis panoramas sur des ruines du Cambodge et point barre. Métaphore de la destruction sentimentale? Mouais, pas sûr. Quoiqu'il en soit, le film primé à Cannes de Kar-Wai reste à voir dans tous les cas pour sa propre culture.

Esthétique : 4/5 - Très propre, sérieuse et carrée. Musique : 3/5 - Thème redondant mais marquant. Interprétation : 4.25/5 - Tony Leung et Maggie Cheung. Des questions? Scénario : 3/5 - Amour platonique entre deux inconnus. Cela propose des avantages et inconvénients.



27 août 2006
par Xavier Chanoine


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