Le fils des hommes
Un CAT. III tout sauf assumé: le réalisateur semble devoir tout le temps se justifier en parsemant son film de longs monologues totalement immatures sur la notion du Bien et du Mal et puis – surtout – en cherchant à justifier les actes abominables commis par le tueur schizophrène: soit une enfance traumatisante au cours de la quelle il a été cramé à la cigarette, mis à poil devant la porte et même obligée d'avaler (ou presque) la culotte de sa mère déculottée (avec culot). Le film se termine donc par l'hallucinant gros plan sur un petit n'enfant aux gros yeux ronds, qui implore le spectateur de "bien traiter les enfants".
Etait-ce une raison suffisante pour se justifier des scènes laborieuses d'une prostituée transformée en "femme-objet" (notamment en tam-tam humain en se faisant claquer les fesses), des parents sauvagement assassinés devant les yeux d'un petit garçon ou un corps réduit à l'état de poulpe à coups de gros marteau ? Il aurait mieux fallu se poser la question de l'acceptation – ou non – d'un tel film avant de tenter se cacher derrière un message pseudo intellectualisant.
21 octobre 2008
par
Happy
L'agneau de la mort qui tue...
On suit les méfaits d'un tueur en série complètement dégénéré qui a subi dans sa tendre enfance les tortures affligées par une mère non moins frappée du ciboulot...
Une catégorie 3 plutôt agréable à suivre, parfois très conne, parfois bien troussée (si !!!), le réalisateur Tony Leung Hung-Wah possède des qualités indéniables de mise en scène !!! D'ailleurs, comme la plupart de ses comparses ayant sévi dans le genre, les Herman Yau, Billy Tang, et consorts, il use de tous les débordements que permet le genre pour montrer les pires horreurs avec une véritable dimension dramatique !!! Mais comment font-ils ???
A part ça, on a l'agréable surprise de retrouver le King du genre, en l'occurence Anthony "Bunman" Wong et un sérial-killer plus proche du djeunz boutonneux avec grosses lunettes que d'un Charles Manson...