ma note
-/5

moyenne
3.26/5

Legend of the Wolf

nombre de notes: 1nombre de notes: 0nombre de notes: 1nombre de notes: 0nombre de notes: 4nombre de notes: 1nombre de notes: 8nombre de notes: 6nombre de notes: 6nombre de notes: 4

les avis de Cinemasie

7 critiques: 3.39/5

vos avis

24 critiques: 3.25/5



Anel 3
Arno Ching-wan 2 Plus style laid que stylé
drélium 4 Alez tape Donnie, Tape !
François 3.75 Sans être un chef d'oeuvre, un film martial impressionnant d'énergie et qui a d...
jeffy 3.75 le Yen est une valeur sûre
Junta 4 Réalisation léchée, énormément d'action, l'histoire présente était dispensable
Ryoga 3.25 Gare à vous, Donnie Yen frappe sur tout ce qui bouge
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Sans être un chef d'oeuvre, un film martial impressionnant d'énergie et qui a du style

Coup de pied volant, avec pointureJ'apprécie beaucoup Donnie Yen, mes autres critiques de ses films l'ont déjà montré. Mais plus que ses qualités d'artistes martiales (qui sont évidentes), j'aime surtout ce qu'il essaye d'apporter dans ses réalisations. Soyons cependant clair dès maintenant : Donnie Yen n'est pas et ne sera jamais John Woo ou Wong Kar-Wai. Mais au moins, il ESSAYE des choses.

Dèjà dans Shanghai Affairs, j'avais senti cette envie de donner du style à ses films, et aussi de mélanger l'ancien style avec une certaine modernité. Donnie respecte les vieux films de kung-fu, et on ressent ça aussi dans Legend of the Wolf. Pourquoi ? Et bien car il n'a pas peur de présenter des combats à 1 contre 50 comme au bon vieux temps, de déplacer son action à la campagne loin de la ville, de donner à son image un aspect vieillot.

Violent mais aussi cucul. C'est pas beau ça ?Mais d'un autre côté, le film se passe en partie dans le monde moderne, avec ses ordinateurs et téléphones portables, et avec un style visuel bien différent, plus froid. Donnie a la nostalgie de l'ancien temps, et son personnage le dit. Au diable l'argent si on n'a plus le bonheur. Il ajoute également tout comme dans Shanghai Affairs une histoire d'amour au milieu, avec le même genre de musique (cela ne m'étonnerait pas que ce soit le même compositeur). Il tente donc de faire du vieux films d'arts martiaux, violent et romantique en même temps. Voici déjà un bon point pour lui, je pense qu'il n'est pas le seul à être nostalgique de la grande époque des années 70.

Cependant, d'un autre côté, il tente de faire autre chose que de l'hommage. Regardez la première scène de combat, et on se croirait dans un Wong Kar Wai : angles de caméra délirants, confusion des mouvements, etc... On pense aussi tout de suite à The Blade pour la violence animale qui est dégagée. Excusez du peu pour la comparaison. Je ne dis pas que Donnie égale Wong Kar-Wai et Tsui Hark, mais il donne du style à son film, c'est indéniable, même si cela ne passe pas toujours. Il complique d'ailleurs un peu trop son histoire, qui se déroule à trois voir quatre époques. Le présent pour philosopher sur le passé et souligner la nostalgie, l'après trauma où se déroule la plus grand partie de l'action, ainsi que la période du trauma même et la jeunesse du personnage. La transition entre ces périodes se fait assez bien cependant, et le film est assez agréable à suivre. Ce n'est pas un modèle de narration, mais il évite une construction trop linéaire.

Violent, cucul, mais aussi contemplatifQuant aux personnages, on en trouve principalement 3 : Donnie qui s'accapare presque toute l'attention, Carman Lee dans le rôle de sa dulcinée, et enfin son assistant (je ne connais pas le nom de l'acteur). Je peux déjà en profiter pour souligner un des autres défauts du film : Donnie est un peu comme Bruce Lee, même qualités et même défauts. Même défauts car il se montre beaucoup dans le film, torse nu de temps en temps, et bien sûr, c'est le numéro 1. D'un autre côté, même qualités en moins impressionnantes : présence dans le combat, violence dégagée, petits cris. Donnie admire Bruce, tout le monde le sait (il a d'ailleurs remaké La Fureur de Vaincre en une série télévisée), et c'est évident dans ce film. Il reste quelques miettes à Carman Lee (toujours aussi belle) dans un rôle monolithique (oui mais qu'est-ce qu'elle est jolie !!!). Cependant elle est tellement mignonne quand elle pleure, on pardonne. Reste l'assistant, qui a au moins un rôle plus construit et que j'ai trouvé intéressant même si trop peu développé. Il demande en effet à Donnie de lui apprendre à manier l'épée, et Donnie lui répond quelques considérations philosophiques obscurs, qu'il finira par comprendre lors du combat et face à la mort d'autres personnes. La violence est omniprésente dans ce film mais pas vraiment gratuite. Ce que Donnie souligne un peu plus dans l'épilogue. Bien sûr, il n'a pas inventé l'eau tiède avec ce discours, mais ça sent bon le vieux films d'arts martiaux qui fait autre chose que montrer des combats.

Violent, cucul, contemplatif, mais surtout violentParlons tout de même un peu de ces combats, à mi-chemin entre vieux films (pour le cadre, le nombre de combattants, les passages très kung-fu classique), style The Blade (pour la violence et le déchainement des forces), Bruce Lee (pour les frappes de temps en temps et les mimiques), et plans expérimentaux. On n'égale jamais les classiques du genre malgré la bonne volonté de Donnie, et le mélange des genres n'est pas parfait. Mais bon dieu, ça déménage !!! Il y a du Wu Xia Pian dans la forêt, du kung-fu avec chaine et batons dans le temple, du face à face final au bord de la mer (hommage à Duel to the Death ?). Les combattants de haut niveau ont tous leur technique (la chaine, la hache, les griffres, etc..) et les combats sont assez longs. Comme Donnie essaie de leur donner beaucoup de style, ce ne sont pas les affrontements les plus lisibles que j'ai vu, mais le montage a du être amusant. Et comme l'a dit Ryoga, on ne peut pas rester insensible à une telle débauche d'énergie.

Donc au final, même si le film n'est pas exempt de défauts et manque d'originalité, je récompense les intentions de Donnie Yen qui a livré un film qui a du coeur et de l'ambition. Un bon Donnie Yen vaut tout de même mieux qu'un bon Andrew Lau... Moins de moyens mais le film respecte et innove. Et est-ce que j'ai dit que Carman Lee était belle à mourir ? Trois fois ? Ok j'arrête..



24 novembre 2000
par François




le Yen est une valeur sûre

C'est le principal attrait du film: la rapidité, la puissance et la brutalité des combats. Sur ce plan, diffficile de faire mieux. Pourtant le film n'est pas qu'un alibi pour servir ces scènes là. Donnie Yen mérite aussi le respect pour avoir essayer une construction (l'histoire dans l'histoire), un certain style d'image (le combat d'introduction, le travail sur les lumières). C'est vrai que tout ça n'est pas vraiment à la hauteur des maîtres du genre (on pense à Ashes of Time), mais au moins il a le mérite d'avoir essayer quelque chose (à la différence des réalisations de Samo Hung par exemple). Je répète à voir surtout pour les combats, finalement peu nombreux mais impressionants.

07 août 2004
par jeffy




Gare à vous, Donnie Yen frappe sur tout ce qui bouge

Il est pas content Donnie

Donnie Yen s'est occupé de tout sur ce film : il l'a écrit, produit, réalisé, chorégraphié et il y joue dedans (ouf !). Et pourtant malgré toute cette bonne volonté, le résultat n'est pas totalement convaincant. Le point faible, c'est l'histoire qui est vraiment banale, et le fait de mêler passé (ou l'on suit un Donnie Yen amnésique) et présent (un homme qui cherche à rencontrer la légende) ne la rend pas plus originale pour autant.

En fait tout cela est bien sûr un prétexte pour se battre (ah bon ?), chose que par contre Donnie Yen sait très bien faire. En effet on se souvient de lui notamment pour sa participation à des films tels qu'Iron Monkey ou Il était une fois en Chine 2

Dans Legend of the Wolf les scènes de combats sont surtout regroupées dans la deuxième partie et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles valent le déplacement. En effet entre un combat furieux dans une rivière et une course poursuite à pied en pleine forêt l'ensemble est assez impressionnant. Carman qui pleure, François qui meurtBien sûr Donnie Yen ne peut s'empêcher par moment de prendre les attitudes de Bruce Lee, mais le film fait aussi beaucoup penser par moment à The Blade, que ce soit esthétiquement ou au niveau des chorégraphies, avec des combats à l'épée qui dégagent la même rage et bestialité que le chef d'oeuvre de Tsui Hark.

Par contre le personnage féminin interprété par Carman Lee ne parvient pas vraiment à décoller, de même que le rôle du disciple, cela étant du au fait que Donnie Yen s'accapare littéralement le film et en est vraiment la seule attraction. Malgré cela, il mérite d'être vu car la deuxième partie est très efficace et Donnie Yen dégage une telle énergie à distribuer ses coups de poings et à découper ses adversaires en morceaux que cela ne pourra pas vous laisser totalement insensible.



22 octobre 2000
par Ryoga


achat
info
actions
plus
  • liens
  • série/remake
  • box office
  • récompenses
  • répliques
  • photos
  • bande annonce
  • extrait audio