ma note
-/5

moyenne
3.14/5

Ley Lines

nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 4nombre de notes: 1nombre de notes: 7nombre de notes: 7nombre de notes: 3nombre de notes: 0

les avis de Cinemasie

3 critiques: 2.33/5

vos avis

19 critiques: 3.3/5



Ghost Dog 2 Décevante chronique sociale
Ordell Robbie 2 Ligne perdue
Xavier Chanoine 3 Une chronique de paumés.
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Décevante chronique sociale

Le dernier volet de la Black Society Trilogy s'intéresse à nouveau aux relations sino-japonaises, mais abandonne le polar au profit de la chronique sociale. Le film débute par un kaléidoscope brouillon de personnages et de saynètes présentant la minorité chinoise habitant l'archipel nippon, avant de se recentrer sur 4 jeunes un peu paumés qui rêvent de liberté et d'exil. Parmi eux, une prostituée repentie, sans doute le personnage le plus attachant de ce portrait au vitriol d'une société japonaise qui marginalise les étrangers vivant sur son sol (dont un africain dans un petit rôle, assez rare pour être signalé). Pourtant, cette chronique s'avère au final peu convaincante; on a parlé de Iwai, de Harada ou de Fruit Chan au sujet de Ley Lines, mais Miike n'a toujours pas de vrai talent de narrateur pour rivaliser avec eux et son film ressemble beaucoup à une succession de vignettes superficielles et de quelques bonnes idées disséminées qui n'ont pas grand chose à dire, ce qui le rend inégal et ennuyeux. Même les fans de scènes chocs made in Miike seront déçus car ces dernières se limitent à quelques actes sexuels pour le moins inoffensifs. Un film mineur donc, mais également frustrant car il avait un potentiel suffisant sur le papier pour le rendre au minimum intéressant.

10 mai 2005
par Ghost Dog




Ligne perdue

Si le rythme moins bancal qu'à l'habitude chez le cinéaste font de Ley Lines un Miike se laissant voir, reste que c'est encore une fois loin d'en faire au minimum du bon cinéma. Ca commence par évoquer le racisme de la société japonaise vis à vis de ses immigrés avec autant de subtilité qu'un mauvais film social. Puis après cette ouverture le film ne se met qu'à effleurer la question du rapport d'un Japon en crise à ses étrangers, à la noyer complètement dans une narration mal construite. Le film semble alors perdre en route son sujet, se limitant à une suite de séquences ne formant pas un tout cohérent. Ce qui est acceptable dans d'autres Miike au coté délire assumé l'est moins dans un Miike "sage" ayant des prétentions auteurisantes. Comme toujours, quelques trouvailles narratives disséminées ici et là sauvent le film du désastre. Reste une mise en scène entre le cliché visuel arty et l'original pour l'original. Pour le premier, ces longs plans séquences qui ne font rien d'autre que créer de la durée, pur procédé donc. Pour le second: la lumière qui change en alternance de couleur lors d'un dialogue, la lumière clignotante dans le couloir entre autres... Ventre mou encore.



18 août 2005
par Ordell Robbie




Une chronique de paumés.

Dernier opus de la trilogie Shinjuku, Ley lines est un métrage dont on se demande encore l'utilité tant il s'avère inférieur à ses meilleures drames sociaux que sont Blues Harp ou Rainy Dog. Il nous narre les mésaventures de trois jeunes paumés issus de familles d'immigrés ayant quitté leur doux foyer pour mener une nouvelle vie dans le Tokyo moderne. Trois loosers aux rêves utopiques qui vont lentement tomber dans une spirale de régression en rencontrant des personnages tous plus grotesques les uns que les autres.

On y trouve des thèmes souvent étudiés par Miike, à savoir les rêves de jeunesse, l'espoir, la survie, ici réduits à de pures fantasmes tant l'issue est évidente : personne n'arrivera à réaliser son rêve. Et ce ne sont pas ces trois paumés qui crèchent de quartier en quartier qui vont me faire mentir, pas même avec l'aide plus ou moins précieuse d'une prostituée qu'ils ont rencontré en chemin, non, Ley Lines est une douce utopie. Sans le sou, mêlés à des trafics de produits douteux, nos vagabonds rêvent d'une destination de rêve : le brésil. Mais à quel prix? Avec quels fonds? Le banditisme est la solution à leurs tracas mais c'est non sans risque. Comme dans les précédents opus de la trilogie, les jeunes insouciants vont se retrouver dans le collimateur des mafias locales, quoi de plus normal quand on vient farfouiller dans leur territoire. C'est d'ailleurs l'une des faiblesses de l'oeuvre.

Ley lines n'arrive jamais à être concluant dans sa démarche de critique sociale, faute d'une intrigue décevante faisant la part belle aux gentils affrontements peu crédibles et aux longues séances de parlotte histoire de meubler l'ensemble. On ne s'attache pratiquement jamais aux personnages, que ce soit au niveau des jeunes paumés ou des gangsters tant leurs avatars semblent vides de tout charisme. Même le duo Aikawa Sho/Samuel Pop Aning n'arrive pas à être amusant malgré leur carte de visite bien gratinée. Miike semble un peu perdu au niveau de la construction de son récit, enchaînant les séquences comme des vignettes de bande dessinée maladroites, violentes et relativement crades. Sa trilogie est crade, Ley lines fait partit du lot. Plus soft que Rainy Dog et Shinjuku Triad Society on y trouve quand même quelques scènes érotiques censurées par d'effroyables sphères électrifiées (un floutage aurait été plus sobre), un ou deux gunfights bien anodins et les éternels tabassages de demoiselles parce que ça fait plus viril. Mouais. Tournons nous alors vers l'atmosphère bien dégueu, aux couleurs diverses et variées (néons bleus, rouges, jaunes...) filmés dans un clair obscure bien raté (où qu'il était le chef op?) pour y déceler quelques "qualités" même si le mot est finalement bien grand.

Essai transformé de justesse de la part de Miike tant l'entreprise semble prendre l'eau à plusieurs reprises. Heureusement qu'on y trouve un portrait intéressant d'une prostituée revancharde et quelques séquences dramatiques plutôt touchantes (d'où une interprétation plutôt bonne) éclipsant sans trop de problèmes les carences du scénario, prétexte à clore une trilogie inégale alternant moments forts et d'autres d'une platitude sidérante.

Esthétique : 2.5/5 - Qui a éteint la lumière? Y'a quelqu'un? Musique : 3.5/5 - Une bien belle musique quoique peu présente. Du Endo comme on l'aime. Interprétation : 3.5/5 - Une composition plutôt juste malgré un manque cinglant de charisme de la part des personnages, prostituée à part. Scénario : 2/5 - On n'y croit pas franchement, mais ces jeunes sont tellement plein d'espoir! Smile!



02 novembre 2006
par Xavier Chanoine


info
actions
plus