ma note
-/5

moyenne
3.86/5
top 100: #88

My Sassy Girl

nombre de notes: 0nombre de notes: 2nombre de notes: 0nombre de notes: 3nombre de notes: 5nombre de notes: 7nombre de notes: 12nombre de notes: 7nombre de notes: 28nombre de notes: 50

les avis de Cinemasie

14 critiques: 3.84/5

vos avis

100 critiques: 3.94/5



Alain 4.25 Une preuve de plus de la grandeur du cinéma coréen
Arno Ching-wan 4 LA comédie romantique coréenne
Elise 4.25
Fablin 4.5 Une comédie romantique étonnante, franchement drôle, et qui devient encore plus...
Flying Marmotte 5 LA comédie romantique de ces dernières années
François 3.5 Excellente base, mais des longueurs
Ghost Dog 4 Pétillant comme une bulle de champagne
jeffy 3.5 Bonne comédie romantique mais...
Junta 4.5 On rigole, on est triste, le couple est vraiment mimi, sublime !!
MLF 2
Ordell Robbie 2 Potentiel gâché
Tanuki 4.5 Merci qui ? Merci Alain !
Xavier Chanoine 4.75 Kwak Jae-Yong est LE cinéaste du film romantique.
Yann K 3 Personnage formidable mais réalisation faiblarde
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Une preuve de plus de la grandeur du cinéma coréen

Bien qu'il ait été 2ème au box-office coréen de 2001, My Sassy Girl est l'anti-thèse de Ma femme est un gangster(classé 5ème au B-O cette année-là) et prouve magistralement qu'on peut faire du cinéma commercial tout en conservant ses spécificités et en faisant preuve de grandes audaces.

My Sassy Girl commence dans la plus pure tradition des comédies romantiques avec la rencontre incongrue d'un homme et d'une femme aux caractères pas forcément compatibles mais très vite, le film quitte ce postulat de départ assez banal pour devenir le cauchemar des amateurs de comédie romantique au fur et à mesure que la douce folie de l'héroïne se dévoile. Ici, pas de "je t'aime mon amour" mais plutôt des "tu exécutes le moindre de mes désirs, sinon...". J'avais déjà adoré Jeon Ji-Hyun dans le sublime Il Mare et elle joue avec une certaine délectation ce personnage de fille absolument capricieuse, tyrannique et complètement mégalo qui veut faire plier le monde à la moindre de ses volontés(ce n'est d'ailleurs pas étonnant de l'entendre dire que le soleil et l'univers sont apparus uniquement pour elle). C'est le genre de rôle qui pourrait vite virer au cabotinage exaspérant mais heureusement, il n'en est rien, Jeon Ji-Hyun jouant son rôle à un niveau réaliste renforçant le côté véridique de l'histoire(le film est en fait tiré du journal intime d'un coréen publié sur le net).

En face d'elle, on trouve Cha Tae-Hyun(qui a possède un certain charisme avec son côté masochiste et malchanceux) pour qui on a vraiment mal(n'importe quel individu sensé s'enfuirait devant une fille pareille). C'est d'ailleurs de cette détonnante alchimie entre les deux personnages que viennent les gags absolument délirants, le côté imprévisible de Jeon Ji-Hyun fait qu'on ne sait jamais ce que ce pauvre Cha Tae-Hyun va endurer, sans compter les scripts de films qu'écrit Jeon Ji-Hyun et qui embarque le film dans des séquences absolument dépaysantes, mêlant film d'art martiaux, drame et film d'action futuriste.

Mais après l'heure et demie que durerait une comédie en temps normal, My Sassy Girl joue les prolongations et prend tout à coup une tournure inattendue, devenant tout à coup un grand mélodrame comme seuls les coréens en ont le secret. A ce point du film, beaucoup de gens risquent d'être désarçonnés par ce changement de genre assez brutal mais ça vaut vraiment le coup de s'accrocher car c'est à ce moment que My Sassy Girl passe de la "bonne comédie" au "grand film" tout court. Je m'en voudrais de trop en dévoiler sur cette partie mais on y apprendra enfin pourquoi elle était vraiment saoûle le soir de leur première rencontre et il ne faudra pas s'étonner de verser une petite larmichette au final. De plus, cette partie et son lot de révélations fait qu'une fois le film fini, on n'a qu'une envie: le revoir tout de suite pour comprendre toutes les subtilités de la première partie imperceptibles lors de la première vision.

Bon ben si avec tout ça vous avez pas encore compris que My Sassy Girl est un film indispensable, je me tire une balle dans la tête... Je signalerai juste que la bande-annonce est vraiment peu représentative du film, à la place écoutez plutôt le morceau "Canon" du compositeur classique Pachelbel(ce qui donne lieu à une très belle scène dans le film d'ailleurs).



01 janvier 1970
par Alain




Excellente base, mais des longueurs

My Sassy Girl possède la première et dernière qualité d'une comédie romantique: l'attachement aux personnages. Ce passage obligé est ici réussi car le film prend le temps de parler de ses personnages, lesquels sont plutôt bien écrits et assez réalistes tout en restant un peu "cinéma". La touche d'humour est efficace, la réalisation sans génie mais pas pénalisante non plus. On peut juste regretter que le film appuie un peu trop sur la touche mélo sur la fin alors la construction avait justement déjà construit des bases solides sur lesquelles s'appuyer. Le film réussit donc un peu moins son pari dans sa partie mélo, même s'il passe évidemment en force grâce à ses acquis. On se prend à rêver à une histoire plus douce amère également, mais on reste finalement dans des sentiers très balisés. Bref, My Sassy Girl n'a rien d'un film révolutionnaire, mais il fait preuve de suffisamment d'application et de sincérité pour faire mouche.

19 juillet 2005
par François




Pétillant comme une bulle de champagne

Quel homme n’a pas rêvé un jour de rencontrer – si ce n’est déjà fait – une fille un peu fofolle, sortant de « l’ordinaire » par ses caprices, ses délires, son sans-gêne, son insouciance et sa joie de vivre ? Et si en plus elle est mignonne à croquer, difficile de ne pas se damner pour elle pour l’éternité… C’est sur ce fantasme que joue le réalisateur Kwak Jae-Yong dans My Sassy Girl, dont le principal tour de force est d’avoir réussi son casting tout en insufflant à cette romance suffisamment de fraîcheur et d’humour pour qu’elle n’ait pas d’arrière goût désagréable d’eau de rose fermentée.

Le casting donc ; pour interpréter les 2 personnages centraux, la production avait besoin d’une jeune femme de tête alliée à un ado attardé timide ne connaissant rien aux femmes. Jeon Ji-Hyun incarne parfaitement le premier, en mariant à sa beauté une sévérité et une folie inattendues basées sur des éclats de voix et des gros yeux en colère. Quant à Cha Tae-Yun, sa bonne bouille ronde exprime d’elle-même la naïveté et la soumission nécessaire au rôle. La confrontation des 2 fait alors mouche du début à la fin, car elle est tonique et pétillante. Au niveau du scénario, rien à dire non plus ; les évènements marquant leur rencontre et leur relation amoureuse platonique s’enchaînent sans temps mort, multipliant gags plutôt originaux et situations amusantes. Le dénouement joue plus la carte de l’émotion et de l’explication du caractère atypique de la fille sans basculer dans la mièvrerie ni dans la facilité.

Si l’on rajoute les jolies mélodies accompagnant les images, on obtient au final une des comédies sentimentales les plus réjouissantes des 5 dernières années tous pays confondus, un de ces films qui font croire à l’amour fou et qui donnent envie de faire plus d’efforts envers son (sa) partenaire. A voir et à revoir, donc:-)



02 novembre 2003
par Ghost Dog




Bonne comédie romantique mais...

Difficile de ne pas reconnaitre a my sassy girl de nombreuses qualités. Tout s'articule à merveille dans le film grace à une réalisation d'une précision quasi chirurgicale aussi bien au niveau technique qu'en ce qui concerne la découpage scénaristique. Les changements de ton arrivent à propos ne permettant jamais à une ambiance trop roman rose de s'installer. De la même façon, les qualités des acteurs sont exploités au maximum, Kwak Jae Yong joue à fond sur les expressions de l'acteur sans jamais que cela ne devienne trop lourd, et l'interprétation de Cha Tae Hyun s'y prète d'ailleurs très bien. Le coté comédie fonctionne également à merveille, il serait donc logique que ce film figure parmi les meileurs du genre. Mais voilà, quelque chose ne passe pas. Allez savoir quoi, un petit quelque chose de totalement subjectif. Le coté trop démonstratif et quasi perfection technique du film me gènent. Comme d'une belle femme qui aurait tout les arguments pour vous séduire, à qui on ne pourrait rien reprocher sauf le fait d'être irréprochable. Il manque à Sassy Girl, une certaine innocence, une naiveté, une candeur pour que je puisse y croire vraiment. Il reste toujours cet arrière goût de quelque chose de trop prémédité, trop intelligent, trop bien ficellé qui me gène. Mais comme je l'ai dit c'est parfaitement subjectif alors à chacun de se faire une idée.

20 mars 2004
par jeffy




Potentiel gâché

On s’ennuie très peu pendant les plus de deux heures que dure My Sassy Girl. Pour autant, pas de quoi souscrire à l’enthousiasme général autour du film et en faire un classique du genre. Petit état des lieux.

POUR : Le film a le mérite d’avoir une vraie touche asiatique dans sa narration mélangeant sans complexe les genres. L’imprévisibilité y est la règle dans les rebondissements. Quant à ses ruptures de tons brutales en forme de véritable touche coréenne, elles sont très bien négociées. Surtout, le scénario fait un très bon usage d’un des gros clichés narratifs du genre en Corée –le film dans le film- pour offrir un regard affectueux et ironique sur l’amour des Coréens pour le mélodrame. Le film est qui plus est souvent très drole, en particulier dans ses passages parodiques. Quant à Jeon Ji Hyeon, son talent d’actrice rend son personnage sassy immédiatement attachant. Jusqu’ici, il y a donc tout pour faire de My Sassy Girl un modèle de cinéma populaire de haute volée et non formaté.

CONTRE : La mise en scène est en dessous de la moyenne pourtant pas très élevée du genre en Corée. Avec un service minimum de classicisme pas flamboyant à la Il Mare ou Art Museum by the zoo, le film aurait pu être une petite réussite du cinéma populaire coréen. Au lieu de quoi Kwak Jae Yong offre comme le fait trop souvent le tout venant du cinéma coréen actuel un catalogue de tics de mise en scène mode. On a ainsi droit à un usage convenu du split screen, à quelques accélérations inutiles et à une caméra faisant souvent dans la virtuosité tape à l’œil pour rien. Qui plus est, le sirupeux score du film est trop souvent un supplice pour les oreilles et a tendance à gacher le beau potentiel de certaines scènes du film. L’humour n’a lui parfois rien à envier en lourdeur au pire de l’humour cantonnais. Enfin, il y a cette dernière demi-heure faisant basculer le film dans l’ordinaire du mélodrame coréen avec son pathos trop forcé plus proche de Lars Von Trier que de Douglas Sirk.

De la personnalité, le scénario de My Sassy Girl en a. Mais son superbe potentiel est gâché par un metteur en scène qui est loin d’avoir autant de culot que son personnage principal.



21 décembre 2002
par Ordell Robbie




Merci qui ? Merci Alain !

Première rencontre

Pour avoir attiré mon attention sur ce film. Quel bon moment j'ai passé en le regardant ! J'ai pu, tour à tour, laisser s'exprimer mon rire de dinde et mes larmes. Pourtant les comédies romantiques ça restent la plupart du temps relativement prévisibles (y compris dans le monde du manga et de l'anime puisque ça m'y a fait un peu penser) : deux personnes qui généralement n'ont pas grand chose en commun, qui se retrouvent dans une même "galère" et qui finissent naturellement ensemble. Rares sont celles qui arrivent vraiment à surprendre. Et My Sassy Girl fait partie de celles-ci.

Plus fraîche

Pourtant notre héros répond bien aux critères requis : une bonne bouille, trop gentil, rien à se reprocher, un peu dragueur mais aussi maladroit. Mais là où ça se corse c’est que la galère, c’est elle : notre héroïne qui lui tombe dessus par hasard et à qui il ne pourra plus rien refuser par la suite. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir eu des raisons de fuir vu tous les caprices auxquels il devra se plier pour lui faire plaisir. Ce n'est jamais bien méchant en soi mais il est vrai qu'elle semble prendre plaisir à l'humilier en public pour des raisons qui resteront plutôt obscures jusqu'à la deuxième moitié du film. Et même si elle n'en est qu'indirectement la cause, il se retrouve souvent dans des situations délicates par sa faute. En attendant la plupart du temps, ça donne des scènes absolument hilarantes (mythique scène des baffes dans le train) où l'on se rend compte que les deux acteurs savent jouer de leur visage. Entre les grimaces de l'une accompagnées du désormais célèbre : "wanna die ?" (désolée, je ne parle pas coréen ^^;) et la bouche en rond de l'autre quand il est trop surpris par ses réactions à elle, on est gâté. En plus de ne pas avoir la langue dans sa poche, elle écrit des histoires qui servent de support à des excellentes scènes parodiques, en commençant par The Matrix. La meilleure étant sûrement sa version revisitée d'un livre style mélo adulé par la population coréenne et qu'elle se fera un plaisir d'accommoder à sa sauce ; la tête de Cha Tae-Hyun vaut carrément le détour à ce moment. Comme si d'un seul coup Blanche Neige ne se réveillait plus à la fin de l'histoire et que les nains et le prince voyant ça se suicidaient collectivement en commençant par le plus petit (!)

En pleine forme

Cependant, elle ne fait pas que le torturer tout le temps. Elle lui apporte aussi beaucoup sans peut-être le vouloir. En effet, dans un sens elle lui apprend à devenir romantique. Au lieu de boire son verre d'alcool cul sec avant de partir en chasse comme à son habitude (ce qui ne se finit pas toujours bien pour lui d'ailleurs), elle lui demande de lui apporter une rose en plein milieu d'un cours de classe ou d'avoir une bonne idée pour son anniversaire ce qui résultera en une soirée assez atypique. Et cela ne s'arrête pas là. Comme quoi l'amour peut faire des miracles. C'est dans la deuxième partie que le cœur commence à se pincer : petit à petit (car contrairement à Alain, je n'ai pas trouvé le passage de l'un à l'autre si brutal). Parce qu'à force de rigoler des bêtises de ce couple en formation, les choses avancent et l'on en apprend de plus en plus sur elle et sur son passé. La goutte d'eau qui a tout fait basculer pour moi est la scène du restaurant où cette fois c'est à elle d'être déstabilisée mais je n'en dirais pas plus.

La grande réussite de ce mélo c'est d'avoir pu cuisiner à la perfection ce mélange si délicat qui provoque des larmes de bonheur. Avec deux acteurs excellemment choisis, les nombreux chassés-croisés de nos deux héros deviennent des moments à savourer et à resavourer à volonté. Plus je le revois, plus j'y prends du plaisir, ce qui n'est pas donné à tous les films.



13 août 2002
par Tanuki




Kwak Jae-Yong est LE cinéaste du film romantique.

...au vu de cette mémorable comédie romantique, l'une des plus belles à ce jour. Un pitch de départ très classique, où un étudiant sauve in extremis une jeune fille ivre qui allait se faire happer par un métro. Le jeune homme, Gyeon-Woo, guère intéressé au début va peu à peu ressentir ce besoin d'aider cette paumée et par la suite, éprouver des sentiments envers elle malgré l'acharnement de cette dernière, aux pratiques sentimentales douteuses. La jeune fille (qui n'a pas de nom), en voyant les sentiments de Woo va alors le mettre à l'épreuve pour prouver son amour par l'intermédiaire de pratiques cruelles et difficiles, souvent rigolotes il faut l'avouer.

Contrairement à sa bande-annonce carrément "déjantée", My sassy girl n'est absolument pas une comédie facile et grasse comme savent le faire les cinéastes asiatiques (certaines blagues paraissant douteuses pour l'occidental moyen alors qu'elles sont tout à fait soft là-bas). C'est une brillante comédie dramatique, à la fois drôle et touchante, portée par deux acteurs de grand talent. D'abord il y a la sublime et attachante Jeon Ji-Hyun, renversante dans son rôle de fille zinzin, tour à tour formidable par son jeu et sa beauté naturelle. Elle explose littéralement l'écran par ses mimiques irrésistibles, il paraît même difficile de résister longtemps à une donzelle pareille. Il y a aussi Cha Tae-Hyun dans le rôle du souffre douleur amoureux, objet de tortures et d'humiliations en tout genre, avec sa tête de dernier de la classe (il est bon à l'école, mais ne fout rien) et son physique de personnage de manga, sa complicité avec la jeune fille est alors étincelante, pétillante et carrément jubilatoire par moment.

Le film se compose de plusieurs parties, un début fait de mises à l'épreuve durant une grosse heure trente, pour prendre fin sur une sorte de mélodrame poignant où l'on en apprend d'avantage sur les deux héros. La jeune fille expliquera d'ailleurs qu'elle venait de perdre son petit copain le jour où ils se sont rencontrés (d'où cette hallucinante cuite), des suites de sa mort. Un amour fusionnel, passionnel, qu'elle tentera de recréer envers Woo. Carrément bouleversant, My Sassy passe de la comédie sucrée, légère et romantique à un véritable drame où les deux "amoureux" devront se séparer et se retrouver deux ans plus tard afin de lire les lettres qu'ils avaient enfermé dans un oeuf et enfouit près d'un vieil arbre. On espère, on prie pour qu'ils puissent se retrouver et s'aimer même si tout ne va pas se passer comme prévu.

Quelques scènes formidables à retenir de ce "blockbuster", déjà l'ensemble des mises à l'épreuve de la jeune fille (le jeu dans le métro, les nombreux rendez-vous, les séances de squash...), les différentes écritures de ses films (une sorte de Terminator féminin et de l'autre côté un kung-fu à la King Hu voguant vers son Hirondelle d'Or), d'autres passages plus dures comme cette ultime épreuve où Woo doit recréer tout un rituel et offrir une rose à sa bien aimée quand elle jouera au piano, ou bien encore les "10 règles" à suivre racontées au restaurant, les cris éperdus des deux amoureux sur les collines, la lecture des lettres et que sais-je encore. My Sassy c'est un mélo formidable, ancré dans un contexte particulier (l'armée n'est jamais loin, les familles sont très strictes) et dévoilant peu à peu son incroyable potentiel dramatique, mené de mains de maître par cette -décidemment- fantastique et malicieuse actrice qu'est Jeon Ji-Hyun, franchement inoubliable. De toute manière, on ne peut pas l'oublier cette fille, sinon "t'es mort!". J'avoue ne pas avoir le courage de le regarder à nouveau, tant j'ai peur d'attraper un coup de blues. Qu'est-ce que c'est beau.



25 septembre 2006
par Xavier Chanoine




Personnage formidable mais réalisation faiblarde

Au risque de jouer les tièdes : faire un chef d’œuvre de ça, franchement, c’est ne pas voir le film qu’on a réellement sous les yeux. C’est oublier qu’un film n’est pas génial parce que certains éléments sont potentiellement géniaux. En clair : Sassy (ou Jupgi) Girl est parfois scénarisé de main de maître, mais souvent réalisé avec les genoux. Ce trop jeune ou trop influençable réalisateur, nul en rythme, exécrable dans ses goûts musicaux, incapable de tirer le potentiel de certaines scènes magnifiques (voir comment il torpille le moment de grâce de la rose au récital de piano en manquant de retenue), tire presque toujours son film vers le bas.

Vraiment dommage, car le personnage de la fille est beau, moderne, et Jeon Ji-Hyun lui donne toute son ampleur. Protéiforme, insaisissable, elle va de l’hilarant, quand elle dégueule dans le métro au flippant, quand elle révèle sa mégalo ou son incapacité à se faire aimer. Fascinante, aussi, son obsession des « Je te tue si… ». La plus belle scène, et une des rares pas trop ratée par la mise en scène, est peut être lorsque elle demande à son soufre douleur d’aller de l’autre côté de la montagne. Mais au lieu de hurler, elle pleure en s’excusant de ce qu’elle lui fait subir. Sinon, il ne faut pas non plus s’extasier sur tout, les gars, vous êtes vraiment des cœurs d’artichaut : le coup des lettres sous l’arbre, la scène du restaurant ou elle entend tout ce qu’elle a envie d’entendre et les plans « rendez-vous au quai de gare », c’est quand même de vieux poncifs de tout film romantique.

Si le personnage féminin est un vrai bonheur, lui est tout de même lassant à force de lâcheté molle, mais jouée sans finesse. Enfin la version longue (2h 17) est tirée à la ligne, surtout que les derniers rebondissements virent au débile. On aurait aimé en savoir encore plus sur elle, mais le film tient à rallonger son côté mélo. Dans le genre et avec la même ravissante frimousse, Il Mare, au moins, avait le mérite de la concision. Bref, le film laisse autant de regrets que de bons souvenirs. Hollywood n’a retenu que ces derniers et compris l’intérêt du concept, puisque un remake est sur les rails. Mais l’histoire a tout de même des particularités très coréennes, car être Sassy (insolent) en Corée est plutôt rare, alors que c’est commun chez nous. Voir sur ce sujet un très intéressant débat américano-coréen dans la fiche « IMDB » du film…



17 septembre 2003
par Yann K


achat
info
actions
plus