Surenchère cyclopéenne 
Un humour noir extrême et une ironie inconcevable repoussent à ce point les limites du cynisme qu'on en arrive à découvrir un film à la fois burlesque, sérieux et grotesque. Quelque chose d'innommable ressort du métrage, et que cela ait été souhaité ou non un malaise est palpable tout du long. L'indicible entoure cette histoire et ces personnages par-delà l'ultime twist et bien après le générique de fin. Certaines révélations sont à ce point odieuses qu'elles en deviennent humainement impossibles à assimiler par notre esprit. Ou comment ouvrir les portes de la folie et s'en créer volontairement une autre, vitale, dans les intarissables contrées du rêves, afin de préserver notre santé mentale. La provocation se transforme en pacte avec Yog-Sothoth : mettre en scène une telle histoire relève de la folie pure.
Un beau jour, on découvrira dans les journaux que Tarantino, Miike et Park Chan-Wook violaient des truies ensemble pour mieux étriper leurs futures progénitures, dans la tristesse et la mauvaise humeur, bouffant cette masse de chair en ricanant devant une caméra complice de leurs snuffs borderline. "De l'assimilation du viol". Vertigineux.
D'une incroyable maîtrise 
Il faut en avoir du cran pour pourrir 15 ans dans une petite pièce sans vraiment comprendre pourquoi. Dae-su en a fait les frais. Alors qu'il mène une petite vie paisible en compagnie de sa femme et sa fille, ce dernier se fait embarquer pour des raisons inconnues, embarqué pour 15 ans dans une cellule spéciale logée en haut d'un gratte-ciel. Qui en est responsable? Mais surtout, pourquoi? Pourquoi lui?
Lors de mon premier visionnage qui remonte à plus d'un an, je n'avais pas aimé. Pourquoi? Peut-être parce que le style de Park Chan-Wook me paraissait trop aléatoire, comme si il filmait le quotidien d'un type enragé, écumant les restaurants de raviolis à la recherche du moindre indice pouvant le mener à son ravisseur. Peut-être n'avais-je pas aimé parce que je ne me sentais jamais vraiment impliqué dans cette histoire de vengeance; après tout la vengeance est un acte comme un autre, à divers degrés de violence. Ici la vengeance fait particulièrement mal, et les protagonistes vont s'en rendre compte rapidement. De plus, l'oeuvre primée à Cannes me paraissait réellement pénible à suivre, au rythme souvent inquiétant. Un an passe, je décide de revoir ce fameux Old Boy dans de bonnes conditions étant maintenant habitué au style de Chan-Wook depuis Sympathy for Mr Vengeance, JSA et son extraordinaire Lady Vengeance, et j'avoue avoir pris un pieds monumental. Deux visions ne sont donc pas de trop pour apprécier pleinement Old Boy à sa juste valeur malgré un fond parfois douteux.
ll y a ce véritable travail de recherche sur la psychologie des personnages, tous plus barrés les uns que les autres en particulier Choi Min-Sik qui trouve là l'unes de ses plus hallucinantes prestations dans la peau d'un homme désabusé qui ne jure plus que par la vengeance la plus primitive. Il y a cette jeune femme, Kang Hye-Jeong, admirable d'ambiguïté et de beauté, mais aussi le génial Yoo Ji-Tae particulièrement cinglé et ricanant de la tristesse des autres que l'on verra entre autre dans le renversant Antarctic Journal, Lady Vengeance et le très beau La femme est l'avenir de l'homme. N'oublions pas le très étrange Kim Byeong-Ok au visage particulier, que l'on verra aussi dans Lady Vengeance, campant un rôle de pasteur douteux. Toute cette joyeuse bande a son mot à dire dans Old Boy et semblent pratiquement tous être logés à la même enseigne (sauf peut-être Byeong-Ok qui fait uniquement office de pantin muet).
Mais ce qui retient l'attention, c'est ce climax désenchanté particulièrement nihiliste. On ne rigole pas dans l'oeuvre de Park Chan-Wook, rien ou presque rien ne prête à sourire, tout juste l'on rie devant les effets de style souvent très originaux (Dae-Su qui brandit un marteau devant son ravisseur avec la trajectoire dessinée en pointillés) ou devant certaines séquences à l'humour typiquement Coréen (l'introduction ou encore la scène du poulpe dévoré vivant). On rie mais l'ensemble accentue encore plus la détresse des personnages. Car toutes ces scènes ont un sens, beaucoup caractérisent le cinéma de Park Chan-Wook de particulièrement déviant et mis en scène avec absurdité, abusant d'effets de styles. Ils n'ont pas totalement tord, simplement en ce qui me concerne je suis réceptif à ce genre de cinéma, fait avant tout pour nous faire rêver, délirer et prendre un pieds monstre devant ce que l'on peut appeler un film cohérent. Tout tient pratiquement debout du début à la fin malgré un fond parfois limite. Mais le cinéaste l'a déjà précisé, ses réalisations dites violentes ne sont que remèdes à la violence en elle-même, véritable vaccin pour nous faire mal, nous dégoûter de tout ceci.
Avec du recul on pardonnera un rythme assez mal contrôlé et vingt dernières minutes qui semblent interminables malgré les saisissantes révélations faites à Dae-Su. Rarement la tension n'aura été aussi incroyable, on en aurait presque de la peine pour ce pauvre homme complètement abattu parce qu'il vient d'apprendre par l'intermédiaire d'un bouquin retraçant sa vie. Un twist aussi couillu que mal venu tant il peut sembler suspect et de mauvais goût, mais encore une fois cela fait partit de l'esprit Old Boy, film coup de poing et hallucinante plongée vers la vengeance réduit à son plus simple statut : faire mal. Les coups font mal, le marteau peut être un outil vraiment dangereux si l'on sait s'en servir à bon escient comme le prouve cet incroyable plan séquence filmé en travelling, techniquement absolument parfait. Mais la parole et la manipulation peut être encore plus dure que les coups, c'est là toute la force d'Old Boy résidant dans son alchimie quasi parfaite entre la violence physique et morale. D'où une seconde vision nécessaire en ce qui me concerne. Un thriller impressionnant aussi bien dans le fond et la forme (bien que je préfère les couleurs saturées de sa suite Lady Vengeance), qu'il est bon de voir plusieurs fois pour l'apprécier à sa juste valeur.
Esthétique : 4.75/5 - Mise en scène carrément affolante mais qui ne plaira pas à tout le monde. Il y a un vrai style. Musique : 4.75/5 - Sidérante de variété. Accords sombres et mélancoliques. Celle qui intervient lors du grand plan séquence est admirable. Interprétation : 4.5/5 - Des personnages tout droit sortis de l'enfer. Quelle noirceur! Scénario : 3.5/5 - Un film de vengeance classique dans le fond, rehaussé par un twist final monstrueux.
12 novembre 2006
par
Carth
Comme son réal. Aussi gonflé que gonflant.
Voilà un film qui divise radicalement les avis en deux, d'un côté, la merveille, la révolution du film de genre, de l'autre, l'esbrouffe, le flan et l'impossibilité pour Park Chan Wook de justifier autant de noirceur et de sadisme avec un scénario si étriqué. Certe plus abouti que Sympathy for mr Vengeance, il n'y aura ni portage au culte, ni descente en flammes pour ma part, puisque le très maîtrisé et le très surfait se côtoient avec un rare équilibre dans Old Boy. Esthétiquement, le travail est très poussé, la mise en scène se veut (sur)stylisée et colle à l'ambiance glauque mais déjà beaucoup d'effets semblent débités de façon scolaire, trop propres sur eux pour transmettre un véritable parti pris. Les acteurs quant à eux sont souvent remarquables (Choi Min Sik se déchire encore une fois) et portent un scénario qui tente d'atteindre non sans effet choc les cimes de l'inoubliable.... Mais non, ça ne passe pas. Comme dans Sympathy, c'est plutôt le sadisme, le nihilisme, le pessimisme et le choc gratuit d'un Miike ou même d'un Kitano qui semblent bien être le plus important à Park Chan Wook alors que le reste est délaissé, dédaigné, snobé même, mis au second plan tant le monsieur est trop sûre de son effet, trop confiant avec sa seule et unique révélation qu'il a à pondre en deux heures. Le genre de film qui se gargarise d'un twist bien balèze mais qui ne parvient pas à transmettre le plus important, l'émotion brute et non la forte impression (cf Ring, Dark Water et pas mal de Shyamalan aussi, ;), ...). Park Chan Wook a beau vouloir remuer le bulbe, les tripes et les mirettes, rien ne véhicule l'émotion salvatrice. Le coeur reste insensible non sans raison. La scène où Choi Min Sik rampe aux pieds de son tortionaire est une sorte d'apothéose du sadisme gratuit. Et même si le sujet est extrêmement fort et sensible, au final il ne reste qu'un goût amer. La première partie pause habilement l'ambiance mais reste désespérément lourde et inutilement développée, accompagnée d'une voix off pénible et envahissante. Ah oui, c'est pour bien nous faire sentir le mystère et l'enfermement de 15 ans... Le sentiment est plutôt la désagréable* attente de la suite qui sucure : "attendez, y a un twist de folie, c'est un truc de dingue !"
c'est ça ouais, ben quand ce sera moins vain tu me rappelles. Le coup est bien tenté mais l'odeur de provoc' facile reste la plus forte. Choquer pour retenir l'attention, Park n'a-t-il pas autre chose dans sa besace... N'est pas Peckinpah qui veut. Bon, mais sinon, faut le voir, c'est quand même du Park Chan Wook et son plus abouti, donc c'est gonflé... Mais aussi gonflant.
Quant au prochain remake américain avec Nicolas Cage, j'en rigole d'avance.
* Sentiment que le réalisateur a un vrai talent à faire passer, il faut le reconnaître.
Pas d’effet sans causes 
Oldboy est un véritable tourbillon d’images, de musique, de références et de scènes cultes, un tourbillon dans lequel on se laisse entraîner de manière irréversible avec un absolu plaisir, ou que l’on observe d’un œil distant et sceptique sans être pris au jeu le moins du monde. J’ai pour ma part été emporté par le tourbillon de cette intrigue diabolique qui commence comme du Kafka, se continue comme un pur film de vengeance (telle une bête, Choi Min Sik cherche l’auteur et la raison de son enfermement 15 ans durant), avant qu’une deuxième histoire de vengeance vienne s’y imbriquer et ne finisse par avaler la première. Fusion géniale entre la puissance de narration du très bon JSA et la brutalité gratuite de l’exécrable Sympathy for Mr Vengence, Oldoy multiplie les références à des classiques du cinéma de genre tout en les intégrant à son univers particulier et en leur donnant un sens différent : chez Park Chan-Wook, certaines scènes chocs mémorables du 7ème art sont détournées de telle sorte qu’elles aient l’air tout à fait banales : la repentance de Keitel dans Bad Lieutenant reprise dans la scène finale, qui en temps normal aurait ému, est ici accueillie avec un grand éclat de rire par l’ennemi ; l’arrachage des dents de Marathon Man et la main sectionnée dans un paquet cadeau tout droit tirée de Seven sont releguées au rang de vastes blagues, puisque l’homme mutilé rit encore de toutes ses couronnes en or et trouve son crochet très pratique… Le choc ne vient donc pas d’où on l’attend : lorsque Choi Min Sik découvre l’histoire de sa vie dans un livre tiré du même paquet cadeau macabre, on est beaucoup plus éprouvé que lorsqu’il avale à pleine bouche un poulpe vivant, le regard plein de haine et de détermination.
Si Oldboy est probablement l’un des films les plus jubilatoires de l’année au niveau visuel, il n’oublie pas non plus de creuser quelques thèmes riches et plutôt inattendus : la vengeance bien sûr, mais aussi l’importance de la Parole, ainsi que la notion de Bien et de Mal considérée dans toute sa complexité : peut-on se prétendre « Bon » alors que le Bien et le Mal s’affronte à chaque seconde de la vie, et qu’il est si facile de déraper sans en mesurer les conséquences néfastes ? Résultat : une excellente surprise qui justifie parfaitement le Grand Prix du Jury qui lui a été décerné.
Je m'en doutais, maintenant j'en suis sûr ; Park Chan Wook est un des plus grands. 
C'est pas rien ; ce qui est récompensé par ce film, c'est la volonté des coréens à vouloir faire du cinéma dans la cour des grand ; mettre des effets spéciaux et des mises en scènes adéquates, pour faire passer un message, une ambiance. Ce film, récompensé par le grand prix du jury, va encore donner des ailes à une industrie de plus en plus prolifique. Il est évident que tous les films coréens ne jouissent pas d'une réalisation aussi poussée dans la recherche de la perfection, mais ça prouve une fois de plus que Park Chan Wook est un metteur en scène qui en veut. Fort de ses deux succès précédents, il frappe une fois de plus un grand coup avec ce thriller psychologique.
A la vue des previews sur ce film, je m'attendais à un film retombant dans le style glacial de Sympathy for Mr. Vengeance, que j'avais déjà adoré, mais en fait pas du tout ; Oldboy est plus sombre, plus psychologique et plus rapide que le précédent. En effet tout s'enchaîne assez rapidement et la descente aux enfers se fait en chute libre jusqu'au bout. Le scénario nous embarque sans tarder dans son labyrinthe sans jamais nous lâcher en nous faisant découvrir les différentes étapes de ce drame, avec le désespoir se transformant en volonté de vengeance.
A cela quoi de plus normal que de donner le rôle principal à l'acteur fabuleux de Failan, CHOI Min-Sik, encore merveilleux ici, secondé par YOO Ji-Tae, pareil à lui-même et KANG Hye-Jong, magnifique dans son mystère jusqu'à la fin. La musique est merveilleusement choisie, alternant rythmes rapides et musique classique pour faire succéder les scènes d'action aux scènes dramatiques.
Vraiment ce n'est pas le film de l'année, mais la mise en scène est splendide et Park Chan Wook confirme son talent sur ce drame.
Et vlan, prenez vous ça ! 
Monstrueux, c'est peut-être le premier qualificatif qui me viendrait en tête pour ce film. Et plus que quelques scènes choc, au-delà de la construction habile du scénario, ou de tel autre aspect, c'est l'univers engendré qui est proprement monstrueux, impressionnant d'homogénéité. Tous les aspects du film participent à cette atmosphère, l'interprétation quasi hallucinée de Choi Min-Sik, la photographie qui joue plus sur l'intensité que sur les couleurs, la bande son, le jeu sur la temporalité avec ses histoires parallèles, tout contribue à faire d'Oldboy un film intransigeant dans sa présentation, se suffisant à lui-même et qui ne cherche pas à se justifier d'être ce qu'il est.
La maîtrise de Park Chan-Wuk est de faire intervenir tous les éléments à une place qui ne devient leur qu'avec un certain décalage, le puzzle se construisant en nous laissant présentir l'importance des différents éléments, mais en laissant leur potentialité se développer dans la durée. Et cela s'applique aussi bien au contenu scénaristique qu'aux éléments constitutifs comme les thèmes musicaux ou les décors. Le meilleur Park Chan-Wuk a ce jour et donc nécessairement un très grand film.
Et pourtant... 
Et pourtant je voulais l’aimer ce film.
Et pourtant il avait une excellente réputation et Tarantino (que j’adore) l'avait adoré.
Et pourtant la photo, la direction d’acteur ainsi que certaines scènes sont très bonnes.
Et pourtant le 1er tiers du film est vraiment intrigant.
Et pourtant l’acteur principal est bon.
Malheureusement tout ceci n’est que de l’esbroufe.
Malheureusement plus il y a de révélations, plus le film s’engouffre dans le médiocre.
Malheureusement le tout se veut choquant alors qu’il n’y a rien de tel et qu’au final ça en devient prétentieux.
Et malheureusement la scène où CHOI Min-Sik fait le chien devrait être grande (car l’acteur l’est), elle s’en trouve pitoyable du fait du contexte et qu'on se fout éperdument de ce qui peut lui arriver.
Vous l’aurez facilement compris je n’ai pas du tout aimé Oldboy, le problème provient autant de l’inconsistance du scénario que du fait que le film veut être ce qu’il n’est pas, un film intelligent sur la vengeance. C’est l’exemple parfait que l’excellence technique ne peut rattraper un scénario complètement creux et crétin, un certain maux du cinéma coréen contemporain visiblement (d’après ce que j’en ai vu).
De plus Oldboy est un film qui vieillit très mal dans le temps, plus on y pense et moins on l’aime et comme on doit tout le temps expliquer pourquoi on ne l’aime pas et bien on ne souvient que des aspects négatifs…
31 octobre 2004
par
Junta
Le temps détruit tout...
Avec Oldboy, Park Chan Wook continue à vouloir se poser comme le maître de la série B visuellement inventive, narrativement virtuose avec réflexion sur la nature humaine en option sans avoir les moyens de ses ambitions. Gâchant de nouveau un pitch des plus prometteurs, il confirme que les travers de son Sympathy for Mr Vengeancen'étaient nullement accidentels et les amplifie même. Utilisant à outrance les procédés esbroufants les plus récurrents du cinéma contemporain, il fait d'Oldboy une oeuvre emblématique des pires travers du cinéma de ces 15 dernières années.
Dans la première moitié du film, la façon dont une voix off trop envahissante assène toute une série d'aphorismes censés offrir un constat profond sur la société contemporaine évoque ainsi les travers de ce Fight Club à la rébellion toc. Mais la philosophie de comptoir que ces aphorismes (moins présents dans la seconde moitié du film) renferment n'a elle rien à envier au fameux «temps qui détruit tout» de Gaspard Noé. On apprend ainsi qu'une pierre et un grain de sable coulent tous deux de la même façon. Ou que (humanisme de supermarché) même si on est une bête on a le droit de vivre. Quant au fait qu'à l'intérieur de la vie se trouve une prison plus grande, elle fait existentialisme version méthode Assimil. Chose qu'on pourrait aussi dire du fait que si on rit le monde rira avec nous mais que par contre si on pleure on pleurera tout seul. Un peu comme cet US postal raillé à juste titre par Orson Welles, Oldboy a donc un "message" à faire passer : une caricature de la pensée existentialiste. Et à l'instar de Dogville, ce propos simpliste va servir d'excuse pour faire des personnages du film les pantins de cette «vision» du monde. Qu'Oh Daesu ne soit durant une bonne partie du film que l'obsession de la vengeance, on pourrait le mettre sur le compte des codes du revenge movie. Mais lorsque le scénario l'investit sporadiquement d'une envie de rédemption ou veut lui démontrer le poids du passé on est plus proche de l'effet "pantin" mentionné que de la façon dont l'héroine de Lady Snowblood laisse échapper sur sa route des bribes d'humanité. La psychologie de celui qui l'a emprisonné est tout aussi simpliste: il n'est dans le film qu'un cours de philosophie vivant sur l'absurdité de la vie, le poids du passé, la fatalité du destin, le poids de la parole... Il n'est qu'une accumulation de concepts philosophiques mal digérés et pas un être en chair et en os. Le personnage féminin fait quant à lui passer Chang Cheh pour un maître dans la construction de personnages féminins. On attendait mieux de ce point de vue d'un film aux prétentions de densité romanesque et de tragédie shakespearienne bigger than life. En voulant amener une prétendue profondeur à un pitch de revenge movie, Oldboy n'aboutit ainsi qu'à une caricature de cinéma d'auteur.
Oldboy, c'est aussi un film qui fait parler de lui pour ses "scènes choc" soi disant ultraviolentes. Alors qu'elles se résument à de la citation de déjà vu ailleurs avec usage léger comme un tank du hors champ pour produire de l'effet choc : l'arrachage de dents de Marathon Man, la coupure de langue de Ichi the Killer. Concernant la fameuse dégustation de poulpe vivant, il s'agit d'une fausse scène choc. Cette coutume est en effet très courante en Corée du Sud et n'y choquera personne. Fausse comme un film où tout est toc d'ailleurs. Reste que toutes ces scènes-là révèlent les limites actuelles du talent de Park Chan-Wook. Tout simplement parce qu'elles illustrent ce que le cinéaste fait de diverses manières le long du film: tenter de produire un effet choc maximal dans les scènes violentes tout en ayant en même temps recours à des effets comiques (idées de scénario et de mise en scène, commentaires de la voix off...) le désamorçant. Et ce si coréen mélange des deux extrêmes ne prend jamais. Ni le scénario ni la mise en scène n'arrivent d'ailleurs à bien négocier les ruptures de tons brutales qu'implique le scénario du film et son mélange des genres (film romantique, film d'action, thriller...). Que Park Chan Wook tente de faire de la manipulation de petit malin avec son scénario, c'est une chose. Tout le long d'Oldboy, il surutilise le twist, procédé gadget du cinéma contemporain à l'efficacité périmée après première vision. Sauf que le scénario n'est même pas abouti en tant que manipulation. Tout d'abord parce que certains de ses twists ont déjà été usés à outrance par le cinéma contemporain : SPOILERS l'idée que «ce n'est qu'un jeu» de the Game, celle de la schizophrénie qui expliquerait les actes du héros de Fight Club... FIN SPOILERS Et quand ce n'est pas le cas ils font dans le laborieux : la façon dont le scénario s'emmêle les pinceaux sur la fin pour révéler le pourquoi de tout ce qui a précédé rend ainsi bancale la structure d'ensemble d'un film se voulant manipulateur. Sans parler du coup de théâtre final en lui-même en forme de «tout ça pour ça». La structure narrative appartient donc finalement à une des formes contemporaines de l'académisme : celui qui reprend tics, principes narratifs et de mise en scène à la mode.
Le laborieux, on le retrouve également dans le recours à des références "cultes" qui parsèment chaque plan du film. Outre les références déjà citées plus haut, on trouve ainsi entre autres des passages d'Oh Daesu hurlant tout droit repris de Lost Highway, un toit d'immeuble à la Tsukamoto, un face à face final dans le lounge en haut d'une tour rappelant Fight Club, des voyous grotesques évoquant ceux d'Orange Mécanique, un masque à gaz rappelant Jin Roh, SPOILERS une main dans une boite rappelant le final de Seven, une issue finale faisant penser à Seul contre tous... FIN SPOILERS Sauf qu'aucun projet de cinéma cohérent ne se construit par rapport à ces références: le rapport du film à celles-çi hésite entre reprise pour en détourner totalement le sens, reprise à l'identique de leur contenu thématique privé du contexte culturel dans laquelle ce dernier a un sens et simple reprise d'un élément visuel. Pour le premier, on peut citer la coupure de langue miikienne détournée maladroitement en démonstration sur la rédemption. Pour le second, on mentionnera la sortie de prison sur le toit de l'immeuble où le désir vu chez Tsukamoto de se retrouver par la douleur se retrouve dépouillé de ce qui lui donne un sens: l'univers des salarymen nippons auquel il veut représenter une alternative. Et pour le troisième, on évoquera le masque à gaz déjà mentionné. Du coup, leur empilement se met à sentir l'appel de pied opportuniste en direction des cult addicts. Oldboy cherche ainsi le statut de "film culte" comme le pathos de Dancer in the Dark cherche à tirer des larmes au spectateur: d'une manière lourdingue et ostensible. Il appartient à une des autres formes contemporaines d'académisme : celui du "film sous référence" en forme de leçon post-moderne mal apprise mal récitée.
Ce laborieux, on le sent aussi dans la direction d'acteurs. Choi Min Sik est ici à la hauteur du talent qu'on lui connaît. Reste qu'il n'évite pas toujours l'impression de manque de naturel, d'outrance forcée lorsqu'il fait dans un jeu très chargé dramatiquement ou très expressif. Quant à Kang Hye Jeong, sa bonne prestation souffre aussi épisodiquement de ce genre de travers. Mais ces travers ne sont rien comparés à un Yoo Ji Tae alternant entre monoexpressivité et emphase shakespearienne forcée. Passons désormais à ce qui est censé faire d'Oldboy une révolution du cinéma de genre, à savoir la soi-disant inventivité de sa mise en scène. Virtuose, elle l'est mais le terme renvoie à une maîtrise technique et maîtriser une technique ne signifie pas forcément maîtriser son art. Car cette virtuosité ne vaut rien si elle n'est pas au service d'un projet de cinéma digne de ce nom: celui de Park dans Oldboy se résume à l'esbroufe, à impressionner pour impressionner. Pas de vrai regard de cinéaste à l'horizon: outre qu'ils créent une impression de surcharge caractéristique des oeuvres pompières, les cadrages très rapprochés ou très éloignés ne révèlent aucun regard du cinéaste sur ses personnages. Tout simplement parce qu'ils correspondent à la reprise directe d'une manière de cadrer souvent utilisée dans certains mangas ou comic books pour produire un effet comique ou un effet de surdramatisation. Mais ce faisant ce parti pris nie la spécificité du cinéma live par rapport à la bande dessinée. Soit le fait qu'un film live n'est pas une suite de planches reliées par le montage ou par des transitions. Ce qui apporte un surcroit d'intensité dans le cas d'une planche statique devient du procédé trop appuyé, du surlignage inutile, de l'artifice dans le cas d'un film live. Un peu comme certains films ont pu faire de la "peinture filmée" en faisant dans le cadrage pictural inutile, Oldboy fait dans la "BD filmée".
Cherchant à faire d'Oldboy un film/tour de force permanent, la réalisation fait de l'esbroufe son seul moteur. Que Park Chan Wook fasse ici très souvent du recyclage, cela ne nous pose aucunément problème. A condition de savoir bien choisir ce que l'on recycle. Mais ce qu'il reprend n'est souvent que "principes de réalisation" provenant de la publicité et du vidéoclip utilisés de façon illustrative. Un peu comme un Fincher dont la démarche est identique, il n'est donc ici qu'un réalisateur de spots publicitaires en version longue et non un cinéaste. On n'est certes pas dans les deux cas dans le pur plein la vue à la Michael Bay. Juste dans le cas de faussaires sachant très bien maquiller leur désir d'imiter le vidéoclip en utilisant son esthétique pour appuyer aussi légèrement qu'un tank leur "propos". Mais derrière ces tours de passe passe tout ceci n'est finalement que du style MTV. Un grand nombre de techniques sont ainsi mises à contribution afin de superposer différents niveaux temporels et de réalité dans une même image. Mais leur usage n'est trop souvent que procédés et clichés visuels déjà employés à outrance dans la publicité et le vidéoclip. D'où une mise en scène appartenant à l'académisme "mode" évoqué plus haut. Utiliser un split screen avec une série de flashs d'actualité sur un des écrans pour marquer l'écoulement du temps pendant la détention d'Oh Daesu est par exemple le genre d'idées/clichés visuels utlisés sans arrêt dans le vidéoclip depuis 20 ans. Et il s'agit en plus d'une manière lourdingue de refléter l'écoulement du temps. On est loin du ressenti de la durée par le montage d'un Leone que Park Chan Wook revendique comme modèle. Le cinéaste recycle également du "plan passant à travers les objets" finchérien par deux fois: dans la scène des baguettes pour produire du gag, dans celle de l'ascenseur pour surligner lourdement la claustrophobie.
Sans parler de cette reprise du cliché visuel publicitaire du plan du point de vue d'un appareil photo, de ces caméras subjectives à la manière évoquant le vidéoclip eighties. Ou SPOILER d'un usage lourdement signifiant du split screen pour surligner l'idée de schizophrénie à la fin du film FIN SPOILERS, de ces caméras à l'épaule entre mimétisme du style CNN et du style Dogma. Le comble de la poudre aux yeux formelle est atteint lors de la fameuse scène du combat à un contre plusieurs dans le couloir filmée en un seul plan séquence: le désir de souligner la solitude d'Oh Daesu débouche sur une imitation servile de la mise en scène de base du jeu vidéo. Et la scène se met du coup à ressembler à un ennuyeux jeu vidéo plus qu'à la révolution du cinéma d'action claironnée ici et là. Qui plus est là encore, "enfermer" Oh Daesu dans un long plan séquence est une façon légère comme un tank de souligner son enfermement tandis que mettre la caméra à très grande distance est une manière aussi légère de souligner sa solitude. Tous ces travers là, John Woo avait d'ailleurs su les éviter avec son plan séquence du couloir de Hard Boiled qui intégrait bien mieux au cinéma d'action l'héritage du jeu vidéo. Sous son apparence élaborée, la réalisation fait donc dans la facilité, le symbolisme lourdissime. Ou dans l'influence mal digérée avec ses compteurs de jours de Lynch du pauvre ou ses quelques mouvements de caméra à la virtuosité lorgnant vers De Palma. Terminons par l'usage extrêmement pompier de la musique classique devenant agaçant à la longue. Pompier comme un film qui tente poussivement de retrouver un certain genre de puissance dramatique. Plus précisément celle qui a pu porter d'un bout à l'autre les chefs d'oeuvre de Leone. En vain.
Oldboy dégage au final l'impression d'un gâchis de talent que donnent les films de cinéastes chargeant trop leur barque à force de recherche du coup d'éclat. Comme les derniers Lars Von Trier, cinéaste dont Park Chan Wook est un peu le cousin sud-coréen. Sans avoir égalé les plus grandes réussites cinématographiques du Danois, il partage néanmoins avec lui le fait d'avoir donné des preuves de son talent (JSA) aussi bien que de sa capacité à le gâcher par roublardise (ses deux opus vengeurs). Mais frapper un grand coup, même si c'est un coup d'épée dans l'eau, est souvent un passeport vers une gloire aussi rapide que factice. Lars Von Trier avait justement réussi un énorme coup de bluff avec le Dogma : faire croire à ses pairs qu'il révolutionnait le cinéma en se contentant de rhabiller au goût du jour les principes du cinéma vérité. Avec un profil -violence stylisée, film sous références, désir du tour de force visuel et narratif, adaptation d'un manga culte- qui avait tout pour lui plaire, Oldboy a réussi quant à lui à taper dans l'oeil du Président du Jury qui a reconnu qu'il se serait bien vu le palmer. Mais lors des votes pour la Palme -que le film a manquée de deux voix- le reste du jury n'a semble-t-il pas voulu suivre Tarantino sur ce terrain. D'où un Grand Prix du Jury en forme de lot de consolation. D'un autre côté, la justification à la Palme décernée à Moore donnée par une partie des jurés lors de la conférence de presse était tout aussi critiquable de par sa réduction du cinéma à sa portée politique...
PS après-coup : La note peut sans paraître exagérée mais elle est avant tout un baromètre de mon degré d’agacement face à un tel film. Pour parler de façon un peu plus reposée, le film dispose d’une vraie finition technique, de qualités dans sa direction d’acteurs mais il souffre d’un travers souvent présent dans certaines œuvres de début du carrière de cinéastes américains apparus dans les années 90 : le désir de vouloir « signer » à tout prix chaque plan, chaque mouvement de caméra, chaque rebondissement scénaristique au risque du « différent pour faire différent » comme du trop appuyé. D’où des films suscitant lors de leur sortie des avis très tranchés. Cette impression de défauts « de début de carrière » s’explique sans doute par le fait que le cinéaste coréen ait longtemps galéré avant de pouvoir réaliser en toute liberté les films qu’il souhaitait faire. Ce ne fut pas le cas de certains cinéastes américains auxquels je fais allusion : David FINCHER et Paul Thomas ANDERSON ont ainsi pu bénéficier d’une certaine liberté de travail très tôt dans leur carrière. Il leur a fallu près de 10 ans pour s’affranchir de leurs travers de jeunesse. FINCHER a ainsi offert sa première réussite majeure, un Zodiac à la mise en scène toujours stylisée mais évitant cette fois les effets de style clinquants et porté par un scénario écrit creusant véritablement ses personnages et son sujet. Paul Thomas ANDERSON a lui réalisé un There will be blood certes beaucoup trop long mais à la mise en scène sous influence scorsésienne enfin bien digérée. Ce qui m’amène à dire à propos du cinéaste coréen culte : wait and see…
Machine de guerre baroque mais trop vaine 
Oldboy n’est-il que ce que Tarantino and co aiment (de la baston stylisée, de la performance plein la gueule, une manip’ bien maquillée) ou un vrai grand film qui a manqué de peu la Palme d’Or ? Première qualité, Oldboy n’est pas tiède. Il oscille entre le brûlant et le glacial. Les cinéphiles français le détestent, les filles et les vieux sont choquées, ce qui n’ont jamais vu de film coréen se demandent c’est qui ces malades ? Oldboy est excessif, en tout, tout le temps. Il démarre comme en plein milieu, avec une musique techno tonitruante, et ne laissera jamais une seconde faible, sans idée de mise en scène, quitte à aller dans l’expérimental le plus fou. Le scénario invente l’amour le plus ignoble ou le plus beau possible, selon notre degré de morale.
L’excès devient donc le thème du film. Oldboy est un grand barnum baroque, grotesque, le reflet d’un esprit prêt à vous taper dessus au marteau. Si le cinéphile saoulé le rejette en bloc, dommage, il manque des moments somptueux, notamment ces plans qui n’utilisent qu’une partie de l’écran, rendant les personnages minuscules, écrasés, encore cette idée du monde grotesque.
Mais Park Chan-wook n'a pas voulu faire le tri dans ses idées. Il a trop décoré, surchargé et, à la fin, quelque chose cloche dans son décor de l'appartement du tortionnaire : censé être froid et graphique, il dénote finalement un mauvais goût nouveau riche, toc, comme un décor de bar. On attendait une antre décadente, étrange, pour une fin apocalyptique. On peut aussi regretter que le réalisateur de l'anarchiste Sympathy For Mister Vengeance esquisse pour Oldboy une parabole politique (l’enfermement comme métaphore de la dictature) pour virer in fine dans le pur pathos, comme si quelques convictions avaient été sacrifiées sur l'autel de l'efficacité. Park Chan-wook porte alors fièrement son habit de cinéaste coréen : son Oldboy reste typiquement de Corée du Sud car fataliste et ne craignant pas les pleurs. Toutes les scènes d'actions sont désamorcées par de la musique dramatique. Les combattants sont des pantins, de misérables idiots, Choi Man-sik pousse à son paroxysme la destruction du mâle en cours dans le cinéma de son pays (de Lee Chang Dong à Hong Sang-soo), le scénario est une machine de guerre pour le massacrer. Armé de sa mise en scène surpuissante, couillu jusqu’au débile, peut être juste con, Oldboy devient une folle armada qui vide le corps et la tête, emporte des scories mais il s’en fout, il faut avancer, lutter contre des démons infernaux. Il semblait venir à Cannes pour tuer tout le monde. Son idée du cinéma a quelque chose de terrifiant.
HONTEUX !!! 
PCW est il vraiment un réal doué ou un opportuniste ?
Pour ma part, je penche vers la seconde option. Je trouve ses films vraiment trops faciles, même si je ne nie pas ses talents esthétiques. Seulement, cette aisance à la réalisation est, "à mes yeux", gachée par des scénarios et des effets vraiment trop simplistes.
Si JSA est encore assez peu affecté par cette tendance (encore que), ses films suivants sont archétypes même de la machine pour festivals aux émotions faciles.
Ainsi, dans Sympathy for Mister Vengeance, je regrette beaucoup des effets aussi enormes que la mort de la petite fille (forcement trop mignone avec petites lunettes, innocente, jamais méchante, etc...) accidentelle, sur une musique qui emprunte une tonalité classique, et la course du pseudo-héros sourd filmé au ralenti... rien que de réecrire ce passage je me dis qu'il doit s'agir d'une parodie de scénario... tout ceci est bien trop suréaliste... cette quantité de noirceur... Je devrais sans doute parler de surenchère aisée...
Un autre plan facile, l'autopsie de la petite fille devant le père... non mais vous y croyez vous ??? INCOHERENT !!! Jamais un père ne serait amener à voir une telle scène !!! Quels sont les malades qui laisseraient un père voir sa fille morte se faire ouvrir l'abdomen ??? Et le réal nous montre ses larmes tandis qu'on entend les entrailles...
MONSTRUEUX et bien sur trop facile... ce n'est pas de la mise en scène ça... certains vont me dire que c'est du génie ? Mais si on le veut on peut faire encore pire... alors pourquoi on le fait pas ? Parce que normalement, il y a une limite à l'indecense !!!
Je suis un admiratteur de Takeshi Miike par trop souvent conspué pour des films comme Visitor Q et autres... Mais si Miike peut parfois être Trash jamais il ne porte un regard aussi cruel et ne cede à la facilité. Miike à le mérite d'aimer l'humanité malgrès ses défaults (toujours son thème de l'identité et l'exclusion). Ses délires aux moins sont assumés comme des films vraiment barjes, il ne pretends pas à une réalité.
PCW lui n'aime pas l'homme... c'est évident. Il en a une vision écoeurante et n'use que de procédés simplistes pour susciter des émotions !!!!
L'autopsie de la soeur du héros ... pfffff !!! Déjà voir sa fille se faire autopsier paraît grotesque et déplacé... alors que dire qu'il obtienne de voir l'autopsie de qqln à qui il n'est pas lié ... Ca ne choque personne ce genre d'incohérences ??? Et "naturellement", on le filme en train de bailler ... bien sur....
Dans Oldboy, l'homme va passer 10 ans à preparer ce type de vengeance completement débile où tout peu échoué en une seconde... déjà c'est dur à croire mais en plus PCW en rajoute avec les truands, le mec qui se suicide, l'hypnose invraissemblable, le poulpe dévoré crue...
Ensuite, il rajoute des petites histoires pour en re-remettre une couche... dans Sympathy, il y a la soeur qui va se suicider... Le vol d'organe.. l'employé licencié et sa famille retrouvée morte (avec encore un pauvre gosse qui souffre), le flic dont l'enfant et malade... et puis la soeur peut se faire transplanter qu'en ils n'ont plus l'argent.. géniale cette ironie !!! Terriblement drôle... en fait non pitoyable !!!
Et l'homme qui se suicide depuis le toit de l'immeuble, la soeur aussi mourrante sur lesquels les cris de douleur de laquelle on se masturbe (d'ailleurs les soeurs se suicident souvent chez lui apparement...) et bien entendu avec une idée de mise en scène usant de petites idées visuelles (l'appareil photo avant de mourir) après tout, le film est déjà si abérrant qui sera choqué par un truc de plus ?
Si ça ce n'est pas un cinéma facile ???
Je trouve plus compliqué un film dynamique avec un scénario conventionel que de faire un soit disant film choc avec un scénario uluberluesque et des effets de mise en scène honteux (Comme dans cette autre film coréen The Uninvited où l'on voit plusieurs enfants : brulé, écrasé lentement sous une roue de camion etc...).
Une vraie réalisation doit aussi tenir compte de ne pas tomber dans l'excès. Ce dont semble incapable PWC qui vient de nous livrer coup sur coup deux exemples de ce que la degenerescence cinématographique peut signifier.
Tiens pour son prochain film, je vais écrire lui écrire un scénario :
"Une porte. Il fait presque noir. On entend une sorte de respiration rauque et des petits cris d'enfants.
Gros plans sur les yeux d'un enfant en larme. On voit son regard qui va d'un point à l'autre du cadre. Une main en sang sert le drap.
Plan de la porte qui s'ouvre. Un mec énorme plein de poils et transpirant encore en sort nul. La caméra passe entre ses jambes prenant soin de faire une contre plongées sur ces parties génitales. Puis on revient sur l'entrée. Un gosse nue, avec des tas de marque sur lui et nue en sort... il vomit. La caméra se rapproche et filme le vomie. Le gosse se traine. Il a mal. Il passe sa main entre ses fesses afin d'en oter un liquide visqueux qui étale maladroitement sur la porte. Pleurant, son nez coule. Il passe sa main propre sur son visage. Puis, regarde ses deux paumes, toute deux socle d'étranges substances à la consistance similaire. Il veut se relever mais retombe dans son vomi ... etc..."
Alors ? Commentaires ??? C'est le début d'une histoire que je viens d'imaginer pour PCW ... vous trouvez ça intéressant comme infame boue scénaristique...
Voyez c'est facile de faire un propos choquant. J'écris des tas de scénaris et c'est facile de créer l'immondice façon PCW ... mais seulement ça ce n'est pas du cinéma selon moi.
PCW est doué pour esthétiser (même les excrements) mais il ne filme que des scénarios abjectes.
Un bon film
Arretons d'ergoter ! PCW a su filmer ses acteurs, créer une ambiance, marquer son public...certes la stylisation de son film peut énerver par moment, certes le dénouement de son histoire n'est pas des plus réussi, mais en definitive c'est un bon film !
14 octobre 2004
par
a woo
c'etait donc ça?
mouais mouais...rien a redire sur la realisation et la direction d'acteur, mais rien ne se dégage de ce film, aucun magnetisme, aucune puissance.
l'image pour l'image, un film desesperement vide, un pur vernis
si vous voulez un bon film de vengeance, regardez plutot "The Beasts" de Dennis Yu!!
Neutralité.
Certes, "Oldboy" n'est pas le chef d'oeuvre proclamé ça et là, et Park Chan-Wook n'est pas le meilleur réalisateur officiant actuellement en Corée du Sud. Il devient même, au fur et à mesure, l'un des plus détestables qui soient, parceque ses films - depuis "Joint Security Area" - suivent qualitativement une pente descendante (son récent segment "Cut" est un outrage au cinéma et consiste en un flot d'accentuation des travers du cinéaste), et aussi parcequ'en tentant d'échapper aux conventions par des méthodes audacieuses, il se permet de ne finalement rien inventer mais de faire croire au jamais vu. D'où le côté vain qu'on peut inculquer à "Oldboy", mais aussi tout ce sensationalisme, etc, etc...
Cela dit, le commentaire audio du réalisateur par rapport à son film permet d'écarter bon nombre d'attaques injustifiées et largement à côté de la plaque car fantasmées, par des argumenteurs qui ne savent que faire parler leur mauvaise foi. Donc, un bon point pour "Oldboy", car en prenant trop foncièrement parti pour la défense ou l'accusation du film, on joue le jeu dont Park Chan-Wook tire les ficelles. "Oldboy" dérange donc surtout pour la manipulation qu'il se permet, et tout le côté casse-gueule que cette démarche inculque (mais on peut voir qu'une grande part des spectateurs, jusqu'au jury du Festival de Cannes, se sont laissés prendre au jeu du film, et non celui du réalisateur, ce qui est rassurant sur un point).
Reste alors ce qui finalement importe le plus : la forme. Car si on s'en arrêtait à sa substance, aimer "Oldboy" pourrait être comme aimer un groupe musicalement alors que les membres de ce dernier pronent la haine raciale, ou n'importe quoi d'autre semblant immoral aux yeux de la "normalité" (cela n'existe pas pour les groupes commerciaux produits par de grandes majors mais est plus fréquent dans des milieux musicaux undergrounds). Certains se fichent donc de l'idéologie d'un groupe ou des paroles quand les instruments sont maîtrisés. Certains se fichent aussi de la politique de leur pays et vivent pourtant heureux dans leur habitat joliment aménagé. C'est du pareil au même, et le fait est que certaines choses nous dépasseront toujours et que c'est à ce niveau qu'on se risque à une interprétation erronée. C'est fondamentalement le piège de la subjectivité, et ce film-ci plus que tout autre y fait appel.
Ainsi, si sur le plan strictement formel, "Oldboy" fait preuve d'un aboutissement indéniable, il n'en reste pas moins qu'il frise trop la démonstration technique par moments et que les choix du réalisateurs ne sont pas toujours du meilleur goût. Mais, lorsqu'un cinéaste se sent fin prêt à toutes les exhubérations stylistiques, pourquoi lui faire procès ? "Oldboy" serait en quelque sorte le "Hard Boiled" de Park Chan-Wook. On y retrouve une scène d'action filmée en plan-séquence, d'ailleurs. Sûrement le Saint Graal pour un réalisateur, ce truc de conserver l'unité temporelle d'une scène d'action, de tout chorégraphier au milimètre, de risquer d'avoir à tout refaire à la moindre imperfection.
Et ne serait-ce que pour cette raison, Park Chan-Wook n'est pas totalement condamnable et fait partie des cinéastes qui se donnent les moyens de leurs ambitions et qui se trouvent justement récompensés au final.
parfois le mieux n'est pas l'ennemi du bien 
Il y a au cinéma différents types de "délit d'excès de stylisation". Celui où les montages épileptico-clippesques côtoient les ralentis interminables, si possible avec mouvement 3D simultanés, bonjour Matrix ; celui qui, à force de vouloir jouer la carte de la froideur plastique, finit par enlever toute identité à son sujet, bonjour Natural City ; celui qui, en faisant une tambouille de diverses idées, divers styles, diverses atmosphères, finit par rendre le pathos ridicule et l'humour insupportable, bonjour Battle Royale 2.
Old Boy réinvente une autre surstylisation que l'on n'avait pas vue depuis les vieux films de Cronenberg : une caméra fluide, presque trop, organique, dont on pourrait presque sentir les pulsations ; vivante mais malade, avec cette photographie aux tons sombres et verdâtres, cette insistance sur les grains de peau, si possible un peu ingrats, cet enrobage dans un kitsch lépreux anachronique, sans doute pour rappeler en permanence au spectateur le décalage de Daesu (mais aussi, peut-être, en référence à un certain Melville qui semble imprégner ce film de bout en bout ?).
Cette stylisation culmine bien sûr dans une impressionnante séquence de combat filmée entièrement de profil, en un long travelling latéral dans un couloir, qui à n'en pas douter fera couler beaucoup d'encre à sa sortie en salles - en bien ou en mal. Son analogie avec le jeu vidéo 2D à l'ancienne est en tout cas trop flagrante pour ne pas être volontaire.
Oui, Old Boy est un film stylisé. A l'excès ? Peut-être, mais faire le contraire aurait été trahir le manga dont il est l'adaptation. Il en va de même pour le scénario : certains trouveront ses coups de théâtre cheaps, d'autres les verront comme autant d'occasions de forcer le spectateur à envisager sous un jour nouveau l'architecture même du film et les relations entre Daesu et son mystérieux bourreau. Je le dis haut et fort : j'avais aimé Sympathy en dépit de son scénario qui s'effilochait, et j'ai adoré Old Boy - l'incarnation même du film qui ne peut laisser indifférent.
Ouch 
Film fantastique, totalement fou dans tous les sens du terme, déjanté, suprenant, choc, image superbe, musique idem, acteurs splendides (mention spécial pour le génial choi min sik),... bref : une merveille à voir absolument !
Les 0.25 points manquants sont la seulement car j'avais (comme beaucoup je pense), compris une bonne partie de la fin dès le début ^^
Parfait en son genre 
Oldboy est l'essence même du thriller asiatique moderne. La mise en scène de Park-Chan Wook transpire le souci de perfection absolue, les images qui défilent devant nos yeux rivalisent de splendeur plastique et constituent un régal visuel de tous les instants. Le récit est dense, foisonnant et roublard, Choi Min-Shik ne fait pas les choses à moitié en ce qui concerne sa performance et l'on se laisse aisément envoûter par la musique de Jo Yeong-Wuk, aussi belle qu'exubérante. Ce tourbillon de violence et de lyrisme baroque à souhait pourra passer pour un film gratuit, pompeux et complaisant chez d'aucuns, alors que d'autres y verront une expérience cinématographique à part entière. Une œuvre qui laisse difficilement indifférent, en tout cas.
sympathy for mr vengeance? un bad trip deluxe et dément 
ça pourrait porter le meme titre que son film précédent, avec un autre point de vue.
OLDBOY tappe fort du point et réussi à s'imposer comme un film très lourd, pesant, fort et violent. en plus les qualités esthétiques sont au rendez vous, ainsi que les prestations des acteurs. OLDBOY est un film énorme et outrancier, extreme et nihiliste, et malgré quelques défauts se révèle un grand film.
en cette période artistique assez creuse, ça fait du cbien de voir qu'il y a encore des mecs pour faire du cinéma intéressant voire provocateur, OLDBOY est un film marquant, un des meilleurs de l'année ça c'est sûr.
imparfait mais joussif
Violent et nauséeux mais aussi viscéral et épileptique! 
Que dire qui n'ait déjà été dit: ce film est certes discutable mais en ce qui me concerne, l'énergie que ce film dégage m'a proprement cloué sur place, et les questions plus formelles que j'ai pu me poser après sur le fond ou la forme ne peuvent pas me faire oublier le formidable impact physique que ce film a eu sur moi.
ris...tout le monde rira avec toi... 
Dans Sympathy For Mr Vengeance, Park Chan-Wook avait choisi de filmer les scènes de façon crue...ici, pour renforcer la psychologie de ses personnages, il choisit plutôt de créer des ambiances, surtout à l'aide de superbes éclairages (en fait, retouché par le numérique)
Dans Sympathy For Mr Vengeance, tout allait mal pour tout le monde, c'était direct...ici, c'est pareil, sauf que tout est plus subtil, çà vient plus progressivement.
Park Chan-Wook nous livre un film avec deux hommes voulant se venger, et il nous montre cela d'une toute autre façon que Sympathy For Mr Vengeance, ici, la beauté des images s'opposent à la noirceur des personnages, qui se revelent au fur et à mesure, moins noir dans leur humanité, et plus noir dans leur vengence...le film est bien plus psychologique, et le réalisateur a décidé pour cela de s'appuyer fortement sur les comédiens, et l'interprétation de Choi Min-Sink est vraiment à la hauteur de toute cela.
Le scénario est intelligent sans être complexe, il sert vraiment bien la trame du film qui n'etait vraiment pas facile lorsque l'on voit les sujets traités à la fin du film. On pourra reprocher le coup de l'hyptose qui facilite bien des choses, mais après tout, l'histoire donne les explications pour tout.
Un film vraiment étonnant
On s'en souvient 
Film qui marque. J'adore la musique et le scénario.
Scènes difficiles à regarder mais ensemble tres sympatique!
Passage préféré: confessions sur le toit à un passant.
la prochaine fois sera la bonne
Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce Oldboy, si ce n’est : inégal et artificiel.
D’un coté nous avons un film puissant, fort, qui remue les tripes et fait sur le spectateur l’effet d’un bulldozer. En aucun cas on ne pourra comme à Sympathy for Mr Vengeance lui reprocher son manque de souffle. Techniquement et sur le plan de la mise en scène (une fois occultés nombre d’effets foireux) Oldboy est souvent enthousiasmant : stylisé, classe et sans complexes. Avec quelques scènes de génie comme cette brutale dégustation de poulpe vivant ou ce magistral travelling dans le couloir.
Mais tout ça pour quoi ?
Comme s’il ne faisait pas confiance à sa faculté de captiver le spectateur par la seule force des images, Park met en place un scénario abracadabrantesque avec l’inévitable « méchant » omniscient et sur puissant, du genre qui prévoit sur 15 ans les moindres réaction de sa victime pour lui tendre un piège absurde. Absurde, oui, Oldboy est absurde, artificiel, bancal et complètement à coté de la plaque. Il accumule les retournements de situation et les révélations que ne renierait pas Dark Vador (un petit « Oh Dae-Su, je suis ton père ! » ne ferait même pas tache dans ce foutoir).
Et du coup, la fulgurance que j’évoquais plus haut ne devient que gadget inutile, quand ce n’est pas simplement moche comme ce calendrier pivotant tout droit sorti d’un film de mariage monté avec Adobe Premiere. La puissance et la force – bien présentes – qui auraient pu soutenir son film ne sont finalement que prétention et esbroufe facile au service d'un film creux mais artificiellement gonflé.
Un choc 
Ce film est un vrai coup de poing à l'estomac. Je l'ai regardé les yeux scotchés à l'écran du début à la fin, hypnotisé par cette histoire délirante, qui crée un univers étrange entre la tension d'un thriller et la démesure d'un manga. Le scénario évite les clichés du genre, en remplaçant la question habituelle "qui ?" par "pourquoi ?", donnant lieu à un jeu fascinant entre la victime et son bourreau. Le fond de l'histoire est certes d'une grande violence, mais toujours teintée d'humour noir.
"Nous avons jeté la main, elle commençait à pourrir."
Les acteurs offrent une composition extraordinaire, je pense évidemment à l'immense acteur qu'est Choi Min-Sik, qui parvient à rendre crédible un personnage démesuré. La réussite du film tient en grande partie à son jeu, toujours juste. Yu Ji-Tae est également parfait, son personnage est si calme et lisse qu'il paraît invulnérable. Sans oublier Kang Hye-Jung, si attachante que la fin du film en devient déchirante.
"Tu es resté dans une pièce comme ça pendant 15 ans ?
- Je m'y suis senti comme chez moi au bout de 11 ans."
Enfin le troisième atout majeur d'Old Boy est la réalisation de Park Chan-Wook : dynamique, originale, créative. Le plan-séquence où Oh Dae-Su combat toute une bande d'adversaires est ahurissant, certains plans sont d'une beauté sidérante, comme ces longs plans fixes capturant un mouvement ou une situation. Un chef d'oeuvre.
Qu'est-ce que je vous disais l'an dernier !!! 
Et oui, un cinéaste à suivre. Deuxième volet de sa "trilogie de la vengeance", Old Boy est l'adaptation d'un manga réputé ultra-violent et amoral inconnu de par chez nous (quoique si le film a du succès...).
Le postulat de départ est "kafkaïen" : Oh Dae-Soo est enlevé pendant 15 ans -!!!- apparemment sans raison apparente et accessoirement accusé du meutre de sa femme (il l'apprend par la télé seul lien avec l'extérieur). A sa sortie, une obssession : se venger et comprendre le pourquoi du comment et par qui.
En fait, on sent très vite que Park Chan-Wook s'interesse plus au "pourquoi" et ses conséquences que le "par qui". Bien que le film nous dévoile très vite les manipulateurs, il y a quand même quelques "twists" qu'il serait idiot de révéler. Mais justement, on peut très bien faire sans dévoiler qui est responsable, car le fait est là, et c'est quasiment la même question que dans Sympathy.... : et moi, comment je réagirai si ça m'arrivait ? Et là, éclate à la face du spectateur 15 ans d'enfouissement, d'attente dans un parcours qui se terminera mal, comme toujours (non non je ne dévoile rien).
Et c'est la la grande force de Wook, il a conservé son Scope crasseux de Sympathy pour l'adapté à un climat plus "urbain" mais plus viscéral (beaucoup de caméra portée, l'usage de filtres sépias pour les flashbacks -comme dans Le Parrain 2, en même temps y'a t-il un mal à rendre hommage à l'un des plus grand films de tout les temps ?) ou encore des mouvements plus "distants", "froids" comme la baston entre Oh et des loubards en un long travelling.
Innovation, cette fois notamment au niveau de la structure, Wook répare les légers défauts rythmiques de la seconde partie de Sympathy... et module sa mise en scène de la violence par un extrême dont l'impact est suggéré par une trame sonore extrêment travaillée (que ce soit au niveau des bruitages comme de l'omniprésente ritournelle de Vivaldi qui hante le métrage).
L'interprétation est de Choi Min Sik est grandiose et, bien que je n'ai pas vu Nobody Knows et son prodige de 14 ans, il aurait amplement mérité le prix d'interprétation : son passage de Coréen moyen, joufflu et porté sur l'alcool à une espèce de zombie au visage creusé, regard sombre et chevelure débraillé dont la perception de la réalité est brouillé par son obssession est grandiose.
De même que son précédent film, Wook garde une touche d'humour "à froid" (la découverte de la main, le "15ans d'entraînement imaginaire, est-ce efficace ? Ca l'est/ Ca l'est pas...) mais comme d'habitude on a pas forcément envie de rire...
Bref, une suite à Sympathy qui prolonge le constat de la question "que reste t-il de la vengeance ?" et répond "rien".
Alors même si la présence de "Grand Prix du jury Cannes 2004" fait peur, on peut pardonner Wild Side de publier 4 Zatoichi et 3 Chang Cheh dans le même mois et saluer la sortie de ce film dans le climat intellectuellement nauséabond qui règne en France. Merci les gars, keep up the good work !
BIEN FICELE MAIS MOINS IMPRESSIONNANT QUE LE PREMIER VOLET
Une belle réalisation, belle prestation des acteurs et toujours un scénario bien machiavélique et quelquefois malsain voire TRES malsain mais je trouve le résultat final un cran en dessous de "Sympathie For Mr Vengeance".
Ca rend marteau… 
A l’instar d’Usual Suspect (ou Basic, plus proche), Old Boy est une superbe démonstration de manipulation du spectateur. Toutefois, là où Usual Suspect rompait à la fin toutes les bases du film, presque de mauvaise foi, sans laisser d’indices au spectateur le long du métrage (sans vouloir rabaisser cette figure de style hautement maîtrisée de Brian Singer), Old Boy est beaucoup plus pervers dans son cheminement.
Il faut mettre en avant la mise en scène magnifique de Park Chan-Wook pour pouvoir comprendre le véritable viol que subit le spectateur à la fin du film. Chaque plan flatte l’œil du spectateur, une sorte d’onirisme cauchemardesque se déroulant tout du long, la violence et le nihilisme du personnage principal (justifiée par sa déshumanisation progressive) sont traités de manière ludique. Scène de torture diverses et plans chocs énormes (quand Oh Dae-Su mange le poulpe vivant) ne constituent que la partie visible de l’iceberg. Le spectateur est caressé dans le sens du poil, le metteur en scène offrant un spectacle cathartique vraiment défoulant.
Et alors que le spectateur approche du dénouement de l’intrigue, ne sachant toujours pas pourquoi le personnage principal a subit ça, et attend avec impatience la mort du méchant, il réalise avec justesse qu’il ne se posait pas la bonne question. Ce n’est pas l’incarcération de Oh Dae-Su qui importe, mais pourquoi il a été libéré. Les quinze ans d’isolement n’étaient en fait qu’un habile accessoire, un simple détail, dans la logique de vengeance du «méchant» (ce qui est au final plutôt logique, vu que les quinze ans ne sont résumés dans le film qu’en une dizaine de minutes). Le film est moins l’histoire de vengeance de Oh Dae-Su que celle de son bourreau. Le spectateur tombe de haut quand le spectacle esthétique porte une réflexion sur le subversif sujet de l’inceste (les deux cas étant présentés : l’inceste consentant et non-désiré). Quand le personnage principal décide de fuir cette douloureuse réalité en se faisant effacer la mémoire, pour pouvoir se complaire dans l’inceste sans la culpabilité, le dernier coup de marteau est donné. Jamais un happy-end n’a été aussi sordide. La demi-mesure est toutefois sauve quand Oh Dae-Su, au cœur d’un décor de rêve dans les bras de celle qu’il aime, se force à sourire alors qu’il semble certainement vouloir pleurer (leitmotiv du film)… sans savoir pourquoi. Déshumanisé au dernier degré, il ne trouvera jamais le repos, alors que sa seule véritable erreur a été de ne pas avoir tenu sa langue : le châtiment dépassant de beaucoup le crime, mais à la hauteur de la souffrance de son ennemi.
Il y aurait tellement plus à dire sur ce film, mais les mots me manquent et l’essentiel est là. Ce film est méchant car il vous met en confiance tout le long, vous confortant dans une logique de vengeance implacable, pour finalement vous renvoyer cette logique comme une baffe dans la gueule. Mais avouons-le, quand la forme est irréprochable, c’est tellement bon de se faire avoir. Emotions fortes garanties, mais pas gratuite… ça oui, vous allez le payer cher.
Oh Boy... 
Déjà pas très adepte du précédent, "Vengeance for Mr. Sympathy", j'appréhendai beaucoup ce nouvel opus d'un des réalisateurs coréens les plus sur-estimés de son époque; effectivement, j'ai été clairement deçu !
Pire, je suis sorti de la salle (pleine) avec une colère à peine retenue : quel gâchis de ce réel talent de metteur en scène et quel dommage, que le gros du public français découvre une nouvelle fois en plus grand nombre un film, qui le rebutera certainement en grande partie d'un cinéma asiatique, alors qu'un "Memories for Murder" ou "Infernal Affairs" mériteraient tous deux bien plus d'être vus.
"Old Boy" est un cinéma d'esbrouffe : celui d'une violence gratuite, d'effets visuels faciles pour "choquer" et sans aucune finesse, que ce soit dans son traitement, que par son intrigue. Facile de faire réagir un public en montrant des dents arrachées en gros plan; facile de le choquer avec des thèmes comme l'inceste, la pédophilie ou le viol...en revanche, pas facile de traiter de tels thèmes avec finesse, délicatesse et intélligence pour VRAIMENT atteindre le spectateur et le faire réagir au-délà d'une simple réaction dans l'immédiat.
Le thème final du film (sans vouloir le nommer expréssement) est un thème très intéressant, dont on ne parle effectivement pas assez au cinéma et qui a le mérite d'être évoqué; or, quand il est uniquement pris pour prétexte pour faire "choc", il n'y a aucun mérite à avoir. C'est bas, facile, sans aucun mérite.
Bien évidemment, la solution tant attendue tout au long du film trouve là un aboutissement logique (bien que les coups de l'"hypnose" sont d'un recours scénaristique aussi gratuit que la violence) et la manipulation est véritablement diabolique...mais l'ensemble ressemble du coup à un scénario HK de catégorie III vite torchée, où le sensationnel et l'iréalisme absolue prime sur un quelconque travail de fond.
Dommage, que le réalisateur gâche autant son réel talent de metteur en scène - sans doute lui faudra-t-il encore un peu de temps pour acquérir une certaine maturité et de donner des oeuvres véritablement personnelles et intéressantes.
ATTENTION : celui qui croit encore d'avoir affaire à un génie se doit de regarder le segment de "THREE-EXTREMES" pour s'apercevoir très rapidement des limites du travail de ce réalisateur de l'esbrouffe.
03 octobre 2004
par
Happy
Enormissime 
« Dans l’eau, un grain de sable et un rocher coule de la même façon. » Cette phrase symbolise tout ce que représente le film Old Boy. L’œuvre de Park Chan-Wook a l’air de prime abord une banale histoire de vengeance, mais la mise en scène surprenante, le jeu déroutant des acteurs, le scénario à multiples rebondissements et la musique enivrante font de ce film coréen une jolie comète dans l’univers du septième art. Rythmée par une action incessante, l’originalité de la structure du film pousse parfois à la fascination. En effet, le réalisateur joue brillamment avec la luminosité, et ce dans chaque lieu, ce qui pouvait transcrire au sein d’Oh Dae-Soo son degré haineux sur l’échelle de la vengeance. La justesse des dialogues et le dépouillement de ceux-ci de toutes formes de manièrisme reflètent exactement les sentiments des différents personnages. La dualité qui oppose Oh Dae-Soo et Lee Woo-Jin est couronnée par l’époustouflante prestation et l’étrange magnétisme suscités par les deux acteurs, Choi Min-Shik et Woo Ji-Tae. Il est aussi intéressant de voir la juxtaposition de deux mondes, le premier représenté par l’homme, et le deuxième par la bête qu’est devenu Oh Dae-Soo. La seule parade de la bête afin de pouvoir subsister dans le premier monde est parfaitement résumée par cette magnifique phrase : « Ris et le monde rira avec toi, pleure et tu pleureras tout seul ».Old Boy est bien entendu pas du tout un film pour le grand public, et les avis à son sujet divergeront ; certains l’adoreront, d’autres le détesteront, mais il ne laissera personne indifférant.
Lymphaty For Mr Vengeance 
Ah, la Vengeance.... Génitrice d'héros beaux et grandioses.... Géneratrice d'aventures tragiques et troubles.
Pulsion admirable qui reste, néanmoins, difficilement traitable ; en deux mots "casse gueule".... Et là, Park Chan-Wook a dû avoir très mal. Excessivement mal d'ailleurs, son film n'étant qu'un ersatz minable de ce que peut réellement donner un tel thème, et cela malgré un départ accrocheur, laissant augurer du meilleur. Le pire n'apparaissait, alors, que peu envisageable ; et pourtant....
Voilà, en effet, que le très bon Choi Min-Sik rencontre la très pop Kang Hye-Jeong.... Tout dégènere alors en banale enquête policière (banale car définitivement trop longue). Oh perd peu à peu la splendeur des héros vengeurs, devient plat, inconsistant. Quelques envolées lyriques sont, tout de même, à mettre à son actif.. le minimum syndical.. Oh retombant rapidement dans ses fameux travers de victime antipathique, flamboyante pour pas un rouble. Sur cette route de non retour, il essaiera, il tentera, mais rien n'y fera. Le Oh n'a jamais été ce qu'il aurait dû être, le temps n'y changera rien (ni une fin à rallonge d'ailleurs)....
Monsieur Park semble avoir oublié sa passion pour la vengeance sur un autre tournage.... Où est-elle Chan-Wook ?! Où se trouve cette fameuse soif de vengeance, soit disant moteur du film ?! Noyée dans une perpétuelle envie de choquer la masse sensible sans doute (la joie de l'inceste et des coupages de langue), juste derrière le sadisme ambiant qui ponctue inlassablement les apparitions du personnage de Yoo Ji-Tae.... Un "méchant" plus sadique que revanchard en somme.... Pathétique.
Ca bluffe son monde, ça en fait jouir beaucoup, surtout quand la réalisation suit le même chemin. Démonstrative au possible, elle m'agace (tout comme les personnages), le grain s'avère irritablement sans saveur (ormis sur quelques scènes comme l'evanouissement dans la rue), les effets ne servent souvent à rien (tout comme le film en lui-même).
Ici, tout est imprévisible mais sans âme, ni beauté, sans honnêteté. Mais bon ça semble plaire aux gens avec de gros mentons, prévisible.
Park d'attraction
Old Boy est un film qui se finit avant de commencer. C'est un déluge d'images saisissantes qui tournent en rond, sans la moindre émotion. Un cinéma taillé dans la roche à coup de tonalités et de fulgurances. C'est un regard distant qui se veut proche et chaleureux. C'est de la pornographie qui se veut sensuelle.
Park Chan-Wook est le cinéaste de la contrefaçon. Il filme comme il sent et non comme il ressent. C'est un vendeur d'imagerie qui photographie le chaos comme un voleur d'images.
Old Boy n'est pas le grand film malade que l'on a voulu nous vendre, c'est un film de faussaire que l'on élève au rang de génie. C'est bien beau de nous sortir un scénario tarabiscoté avec une intrigue hautement ridicule en faisant voir comme on sait faire, mais n'oublions pas la petite lumière qui éclaire l'obscurité, l'émotion qui dirige les sentiments, le devoir d'accomplissement.
C'était donc ça ce grand opéra baroque fait de fureur et de sang. Je n'y ai vu qu'une tentative désespérée et parfois désespérante de sauver ce qui peut l'être. Un grand cirque sans acrobates qui tente vainement d'être attractif. De l'imagerie, certes maîtrisée, mais manquant cruellement de cette petite pointe de lucidité et créativité qui différencie le génie du bouffon.
Que Park Chan-Wook achève sa bien mièvre trilogie de la foutaise et qu'il revienne à ses premières amours...
Soyons honnêtes : un excellent film! A voir absolument! 
S'il est un film dans le genre glauque, intrigant, intelligent, mettant mal à l'aise, magnifique, bref, à voir absolument, c'est bien OldBoy! En voyant comme certaines critiques sur ce site le descendent en flamme, je me suis senti le besoin de m'inscrire sur ce CinémAsie et de défendre ce film.
Ses détracteurs invoquent le déjà vu, le mélange des genres sans émulsion. Je crois qu'il est impossible de faire un film intégralement inédit, sans pouvoir dire "Ah oui, j'ai vu une scène de ce genre dans tel film, sauf qu'ils l'avaient traité ainsi plutôt que comme ça..." Je trouve que le scénario est original, très bien réalisé, excellement servi par les acteurs et une bande originale à vous arracher les larmes. Bon, j'en fait un peu trop pour les larmes ; mais le choix des valses pour les scènes tristes est un très bon choix.
Certaines scènes sont très marquantes. Plusieurs mois après l'avoir vu, je pense encore à cette scène dans le couloir de l'immeuble-prison, où l'acteur principal affronte une bande de malfrats, un poignard dans le dos. Une pointe d'humour ne gâche rien lorsque la porte de l'ascenceur s'ouvre. ;o)
Personnellement, je trouve que l'attitude du personnage principal est disproportionnée par rapport à l'inceste inconscient qu'il a commis, et à vrai dire je ne l'ai pas bien compris. Peut-être est-ce dû à une différence de culture Europe-Asie? La seule motivation que je partage avec lui à ce moment du film est le besoin de préserver sa fille.
Par ce film, j'espère que d'autres feront comme moi : découvrir un cinéma asiatique de qualité, dépaysant, n'ayant rien à envier à quiconque, avec ses idées et ses talents.
A déplorer : la faible distribution de ce film au cinéma. Heureusement qu'il a eu le Grand Prix du jury à Cannes, sinon je serais passé à côté. Les distributeurs devraient se remettre en question s'ils ne veulent pas que le public se détourne des moyens habituels de distribution. De trop nombreux films américains sans réel intérêt passent sur nos écrans de cinéma.
07 décembre 2004
par
janfy
So what ?
Voilà enfin la mini-sensation cannoise Old Boy, troisième film de Park Chan-Wook après Sympathy for Mister Vengeance qui laissait déjà sceptique avec ses multiples et poussifs concours de circonstances. Cette fois le cinéaste coréen raconte l’histoire d’un homme emprisonné pendant 15 ans par un mystérieux ravisseur. Une histoire de vengeance boursouflée, emphatique, finissant par provoquer une totale indifférence.
Old Boy fait penser à Seul contre tous de Gaspar Noé. Il rappelle un cinéma bourré de prétention décalée ou expérimentale, n’étant en réalité qu’un sous produit sous influences pas toujours bien digérées. Un cinéma imperturbablement normatif se croyant toujours subversif. Avec Old Boy Park Chan Wook fait de l’image témoin de ses propres capacités, il accable la vision d’un procès mettant en demeure de toujours juger de ce que l’on voit. Old Boy répond constamment d’un dire et d’un montré avançant d’une démarche ostentatoire. Il se complaît dans la surenchère de ses moyens dont il a une conscience permanente. Qu’il soit sûr de ses effets aurait été moins gênant si seulement sa prétention avait été à la hauteur de sa forme, mais Old Boy n'est même pas bluffant ou vraiment virtuose. Il n'invente rien alors qu’il le prétend. Pas vraiment malhonnête, seulement une certaine impuissance.
Old Boy est un objet froid, souvent tiède, stérile et surtout parfois pénible par son pompiérisme assommant. On pourrait apprécier la naïveté de PCW si seulement c’était possible. Mais la seule naïveté qu'il y ait est celle du discours, une vision du monde à bas prix, teintée d’escroquerie de petits maquereaux (retournement scénaristique facile et provoc). L’unique volonté d’Old Boy est de jouer avec un drame pseudo pervers pour faire de l'image choc, de l'image fastoche (pas techniquement) très présomptueuse, prétentieuse et racoleuse. Old Boy est une enclume, il cherche l’émotion et la provocation avec une lourdeur et une intelligence bovine.
Old Boy aime faire de l'esbroufe. Il fait glisser ses plans dans un espace qu'il pénètre toujours un peu de loin. Ses obscures tentatives d’organisation d’un espace mental déviant singeant l’enfermement avec peine ne font en réalité que suivre les parcours plutôt convenus de schémas stéréotypés. Roi de la distance, Old Boy laisse toujours un peu à coté. Il dévie et vide sans cesse notre regard par ses prétentions plastiques ou narratives grossières. Il veut épater mais n'a-t-on pas déjà tout vu ? Old Boy est un objet trafiqué plus que filmé, construit plus que mis en scène. On y préfère la performance au jeu, tout n’y est que signe d’une confondante gratuité et de provocation puérile.
Pourtant que de volonté d’exposition sensationnelle, sensorielle et complexe dans Old Boy. Partout, les images, les corps, le sens, le récit, rien ne reste dans l'ombre, tout est calculé au millimètre, savamment orchestré. Un travail d’orfèvre, pas l’œuvre du premier venu. Mais tout ça n’est que poudre aux yeux ou immense gâchis, au choix. Old Boy est un film aimant jouer avec les sujets délicats, tabous et interdits, parce que c'est chic et choc et que quelques gogos idiots peuvent encore se laisser berner. Tout ceci n’est que fatuité, fausse bizarrerie, subversion programmée, transgression sans risques. On en ressort comme l’on est rentré, sans heurts. Grossièrement manipulateur pour un film où l'être est grossièrement manipulé dans le but d'un discours grossièrement lourd de sens, voilà Old Boy. Machine à faux excès en pilotage automatique de luxe.
Où sommes-nous dans Old Boy ? Qu’est-ce que ces images, quel intérêt ? La virtuosité d'un plan ? Un mouvement, une idée de travelling ? La construction paranoïaque du récit ? La mise en scène privilégiant la manipulation ? Qu'est-ce que ce dispositif ? Dans Old Boy, où est le désir ailleurs que dans la constance systématique poussive et grossière d’un discours définitivement creux ? Ailleurs que dans l'idée, la simple idée de plan graphique dénué de tout enjeu scénographique? Le désir de faire un plan pourquoi pas, mais pour filmer quoi ? Nous permet-il de comparer avec lui dans la trajectoire désespérée et violente de son personnage ? Old Boy ne cherche certes jamais à se justifier, il passe à l'action. A coup sûr Old Boy veut nous faire croire qu'il est très instinctif, qu'il aime ce pathos que les Coréens apprécient tant. Pour qui ? Pour quoi ? Peut-être qu'il n'y a pas de réponse. Qu'Old Boy nous montre un cinéma de demain (ou d’aujourd’hui, après tout) où on ne soucie plus de l'autre, de ce qu’on montre. Il faut que nous ayons à voir, que les plans soient cadrés décadrés moins parce qu'il s'agit de tenter de faire exister un espace ou un corps que d’en formaliser une idée qui puisse se distinguer du tout à l’avenant. Mais Old Boy se distingue-t-il vraiment ? N'est-il pas déjà la somme de ce qui l'a précédé ? Peut-être est-il juste une synthèse, entre manga et cinéma, vidéo clip et télévision. Juste un bidule utile à déranger les plus naïfs. Tout ce qu’Old Boy provoque c’est de l'indifférence. Ses images sont trop, sa lumière est trop, ses scènes, son action, son récit alambiqué tout est trop, roublard, et désespérément vide.
Old Boy n'est qu'un résidu parfaitement manufacturé, un truc techniquement en état de fonctionnement pourtant incapable de réactualiser le souvenir d'un vrai cinéma brutal et sans concession, d'un cinéma violent et vraiment bouleversant comme seul un génie tel que Peckinpah savait le faire. Lui le véritable cinéaste de la violence et de l'ambiguïté. Lui qui n'a jamais eu besoin d'agiter sa caméra avec une crânerie qui n'en est même pas une. Old Boy n'est qu’un résidu dégénéré et lisse du cinéma de Peckinpah, qui lui connaissait vraiment l'âme humaine. PCW lui ne connaît que les objets, à peine leur système, juste un peu quand même. Old Boy se regarde mollement ou avec une excitation un peu idiote, un peu forcée. Certains l'admirent déjà, pourquoi pas, mais ce culte semble bien trop instauré de fait, comme ultime bouée de sauvetage d’un véritable cinéma transgressif, pour être véritablement honnête. A coup sûr, Old Boy est une imposture. On veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
excellent film 
Son grand prix du festival de Cannes 2004 il ne l'a pas voilé selon moi. Personnellement je me suis dit "Et si sa m'arrivais??", et oui malgré son comportement bizarre on comprend le personnage sa souffrance et ses envie. Le scénario nous sert des twists aussi improbables que réussit.
ne le ratez pas.....
La claque... 
La je dois dire que je suis bluffé...
Ce film est vraiment fantastique...
Ca faisait longtemp que je voulais regarder olboy mais bizarrement j'avais un peu peur d'etre decu au vu des nombreuses critiques positives (oui je suis comme ca...)
Mais la il s'agit tout betement d'un chef d'oeuvre... On se laisse vraiment emporter par l'histoire et le twist final est vraiment phenomenal...
A voir absolument...
Vengeance et amour noir, tres noir... 
Pour ne pas me laisser emporter par le tourbillon d'emotions qui m'a submerge lors de la premiere vision du film, j'ai prefere laisser passer 24h avant d'ecrire ce texte. Je pense qu'il est en effet preferable de prendre le recul necessaire pour juger ce film dans de bonnes conditions et non pas sous le choc initial (car choc il y a eu...).
C'est avec une grande curisosite que je me suis plonge dans le nouveau film du realisateur coreen, apres une premiere "rencontre" eprouvante il y a quelques temps avec son precedent film qui m'avait pour le coup bien remue, meme si la lenteur exacerbee de certains plans entrainait un peu trop le film vers les terres mouvantes d'un cinema poseur et sur de ses effets.
Mais ici, Old Boy explose pour le moins toutes les remarques qu'on pouvait emettre pour son precedent film. Les deux heures de metrages defilent a vitesse grand V, sans temps mort, emportant le spectateur au coeur d'une violente histoire que je ne prefere pas trop devoiler ici. Disons simplement qu'il s'agit encore d'une histoire de vengeance mais assortie cette fois d'histoires d'amour de sang...
La forme du film, meme si elle laisse encore apparaitre de ci de la quelques manierismes un peu forces, revele une maitrise hallucinante de l'outil cinematographique qui emporte tout sur son passage.
La mise en scene, sur d'elle, et s'appuyant sur un scenario a ellipses un peu rapide par endroit, donne corps a un film en forme de coup de poing en pleine face du spectateur. On est remue, abasourdi, ebloui, emporte jusqu'au vertige dans cette histoire a la limite du grotesque mais qui parvient tout de meme a emouvoir par la force d'un acteur hors du commun qui se donne corps (c'est le moins qu'on puisse dire) et ame a son realisateur.
Je me demande encore comment cet acteur a pu manquer le prix d'interpretation a Cannes (prix qu'il meritait deja amplement pour le film "Ivre de femmes et de peinture").
Alors bien sur, les moyens employes par le realisateur pour mettre a mal les sens du spectateurs ne plairont sous doute pas a tout le monde, mais je trouve qu'il est suffisement rare de ressentir un tel choc au cinema ces temps ci (exception faite du dernier "double" Tarantino) pour ne pas passer a cote de Old Boy.
Et je trouve pour ma part que les effets du realisateur sont ici mieux maitrises que dans son precedent film, et qu'il parvient ici a une sorte de summum de son cinema. Reste a savoir comment il va pouvoir aller plus loin dans la folie.
Alors film a ne pas mettre entre toutes les mains, mais film a voir absolument !
"Grain de sable ou gravier... tous deux coulent dans l'eau" :) 
Sans hésiter, c'est pour moi un des plus grands films coréens de ces dernières années. Il m'a vraiment touché, un excellent film !
Je comprends maintenant pourquoi a-t-il obtenu avec mérite le
grand prix de Cannes ! (pour la petite histoire, je comprends aussi pourquoi Tarantino a tant aimé ce film -> la vangeance !!! Kill Bill... lol )
Oldboy a un scénario très complexe, assez tordu, mais me direz-vous on commence à avoir l'habitude avec ces coréens ! ;)
L'histoire se poursuit donc sur un rythme très sacadé, toujours en mouvement, avec quelques flashbacks et autres vues subjectives. Les divers rebondissements qui éclatent sont inatendus et réussis, ceci étant rendu possible par la magnifique réalisation de PARK Chan-Wook et de la performance inégalable de ses acteurs principaux : CHOI Min-Sik et YOO Ji-Tae !
Franchement ce film vaut largement le détour, mais je ne préfère rien dévoiler de plus du film, même pas un bout, pour vous laisser le plaisir de le découvrir pleinement comme il m'est apparu pour moi.
Encore chapeau bas à monsieur PARK Chan-Wook pour
Oldboy, mais aussi pour
Sympathy For Mr Vengeance et le génialissime
Joint Security Area, je suis devenu un véritable fan !!!