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Le Vieux Jardin

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les avis de Cinemasie

7 critiques: 3.07/5

vos avis

24 critiques: 3.42/5

visiteurnote
Bastian Meiresonne 4
Black_pantha 3
cityhunter 3.5
dj 2
dll_povtyp 3.75
Dooliblog 4
Epikt 2.5
geez 3
Illitch Dillinger 4.5
jeremiebarilone 2.75
jinroh 3.25
JoHell 3
koalaurent 3.5
Manolo 3
Mister_Tsukimoto 4
Oh Dae-soo 3.5
Pikul 4
Samehada 4.5
shaya 3.5
Toxicguineapig 2
Tred 4.25
tu0r 4
zybine 3


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Amour agité

Im Sang-soo avait mis les fans de ses précédents films en garde: "Old Garden" allait faire l'impasse sur ses habituelles (et provocatrices) scènes torrides – or il manque justement ce petit grain de folie pour embraser l'écran. "The Old Garden" est l'adaptation de l'un des meilleurs romans de l'incroyable écrivain Hwang Seok-Young. Un homme d'une rare intelligence et d'une humilité étonnante après une vie bien remplie. Contestataire de son gouvernement, il a été – notamment – emprisonné pour avoir quitté sans autorisation la Corée du Sud pour organiser une rencontre avec des écrivains de la Corée du Nord et de prouver qu'un rapprochement était possible, notamment par le biais de la culture. Il a passé sept longues années en prison – et ce alors que le parti "démocratique" de la Corée du Sud était déjà venu au pouvoir. Hwang a entrepris pas moins de sept grèves de la faim pour attirer l'attention sur son cas et sur les conditions d'emprisonnement toujours inadaptées au destin des prisonniers. Il a écrit "Old Garden" à sa sortie de la prison et a très certainement mis beaucoup de lui dans ses personnages. Quelques connaissances concernant la période dépeinte dans "Old Garden" sont – tout comme dans "President's Last Bang" – indéniablement un "plus" pour apprécier au mieux cette histoire; et notamment l'épisode particulier du massacre de Kwangju. Ce soulèvement des étudiants en mai 1980 faisait suite à l'état de siège mis en place par le général Chon Tu-hwan au lendemain de l'assassinat du président Park Chung-hee en 1979 (soit l'épisode dépeint dans le précédent film d'Im, "President's Last Bang"). En fait, plusieurs catégories sociales s'étaient élevées contre cet état de fait, jusqu'à mobiliser 150.000 manifestants le 23 mai 1980. Le 27 mai, l'armée lance une vague offensive sanglante, faisant officiellement 200 morts…et plusieurs milliers d'après des sources officieuses. Des participants ont été traqués pour purger des longues années de prison. Tel le personnage principal du film. Sa sortie de la prison après 16 ans coïncide bien évidemment après un profond bouleversement de son pays, désormais "démocratique" depuis la fin des années 1980/ début des années 1990. Non seulement ne retrouvera-t-il le même mode de fonctionnement et de pensée, mais en plus proches et membres de sa famille ont profondément changé. Im rend assez bien compte de ce décalage, bien que compte surtout l'histoire d'amour principale et le rattrapage des années perdues par l'homme à travers les écrits laissés par son ancienne amie. La première partie s'efforce à introduire els personnages et à habilement mélanger passé et présent à travers une série de flash-backs amenée par bien des manières différentes. Déjà, Im fait preuve de son indéniable talent de metteur en scène, aussi bien visuellement (des images de toute beauté), que stylistiquement (des habiles montages entre passé et présent et quelques mouvements bien sympathiques, comme l'incroyable "envolée" du père écoutant pour al première fois la voix de sa fille). En revanche, Im met donc sa menace à exécution: la relation entre les deux personnages principaux est bien chaste et il aurait été très certainement bienvenu d'insuffler un peu plus de passion et de fougue, autant pour rendre compte de leur relation fusionnelle (qui traversera quand me^me pas mal d'années) et de l'état de l'extrême fragilité (le personnage masculin risque de se faire arrêter à tout instant). La partie centrale ne donne pas dans la demi-mesure dans la recréation de la violence des affrontements entre manifestants et soldats de l'armée. Im Sang-soo, l'engagé politique, ne cache pas ses idées et ne mâche pas ses images. La dernière partie développe de manière très mâture l'état d'esprit des principaux personnages et inclut une scène au moins aussi traumatisante que celle de l'enfant tombant dans le vide dans son antérieur "Goodlawyer's wife". En revanche, il se perd également dans son esthétique de plus en plus poussé et perd en intensité émotionnelle. Et là réside sans doute le principal défaut du film: la charge émotionnelle sonne par moments "faux"; soit Im tente de s'adapter à un cinéma plus commercial en n'évitant pas de verser dans un sentimentalisme trop facile (et étonnant de sa part); soit il se laisse un peu trop aller à son autosatisfaction (son plus gros défaut) de vrai artiste et se regarde tourner…Et de perdre de vue, l'une des principales qualités de l'auteur originel: l'humilité de ton. Néanmoins un très bon film, brillant au sein de la cinématographie coréenne – et qui prouve l'énorme écart qui puisse exister entre un film commercial ("Once in a summer") et un film d'auteur sur un même thème!!!

25 mars 2007
par Bastian Meiresonne


coulez mes larmes, dit le prisonnier

Je ne cesserai de regretter la bonne époque de Tears. Ca fait vieux (jeune ?) con dit comme ça, mais il n'empêche que depuis trois films - et même s'il s'intéresse à des sujets pas évidents et si le résultat n'est finalement pas déshonnorant - Im Sang-Soo est devenu un cinéaste terriblement académique.

24 juillet 2007
par Epikt


Un bon film

Un bon film, mais à mes yeux trop peu mordant comme il aurait du l'être, compte tenu du thème abordé. Un peu trop plongé dans la romance, avec des séries de flashbacks à n'en plus finir, sans compter un dénouement fastidieux. IM Sang-soo m'avait déjà laissé ce sentiment avec "The President's Last Bang", pas assez engagé sur le sujet traité, trop de rondeurs et un regard encore trop indulgent d'après moi. Vu au JIFF 2007.

02 mai 2007
par koalaurent


Im sang soo a encore frappé

Im sang soo, nous refait dans l'historique, et on en redemande ! Une esthétique superbe, sous un contexte historique passionnant. L'histoire mouvementé, somme toute assez récente de la Corée du Sud est véritablement, l'une des histoires les plus compliqués et les plus prenantes de nos dernières decénies. Les deux personnages principaux jouent vraiment bien, on y croit quoi. Pas de fioritures, pas de scènes complètement sentimentaliste. Le ton reste juste tout le long. Même si quelques longueures subsistes... Un film qui plaira sans aucun doute aux fans de Im sang soo tel que moi... Après pour les autres, rien que par l'aspect historique, ce film est agréable et prenant. Un film complet en somme.

31 mars 2007
par Mister_Tsukimoto


Sublime

Captivé du début à la fin, les acteurs sont trés bons, l'histoire passionnante enfin comme dit Mister_Tsukimoto: "(...)Im Sang Soo à encore frappé..."
Je suis tout à fait d'accord !!!!!

24 avril 2008
par Samehada


Ennui chic

Corée du Sud, les années de plomb. Lui et elle sont étudiants, contestataires et tombent amoureux. Passé à la clandestinité, il est finalement arrêté et condamné. 17 ans plus tard, il recouvre la liberté. Le pays a changé, les amis ont vieilli et il apprend que sa bien-aimée vient de décéder d'un cancer. Les images du passé reviennent à la surface...
Les deux précédentes oeuvres de Im Sang Soo sont de grandes réussites mais ce film ne m'a guère convaincu. Le fil dramatique est relativement ténu puisque ce sont des bouffées proustiennes du passé, à la chronologie confuse, qui occupent l'essentiel du film. Im Sang Soo est, comme tous les grands réalisateurs du pays du matin calme, un grand styliste et il sait transmettre une atmosphère, qu'elle soit contemplative (les séjours dans la montagne des deux amoureux) ou dramatique (les combats avec les forces de l'ordre). Mais, et je ne sais si c'est dû à la fadeur des (très beaux) interprètes ou au manque de punch du scénario, l'émotion reste à la surface. Problème confirmé dans l'opus suivant (The Housemaid).

11 janvier 2012
par zybine


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