ma note
-/5

moyenne
3.38/5

On the Edge

nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 1nombre de notes: 0nombre de notes: 2nombre de notes: 3nombre de notes: 3nombre de notes: 1

les avis de Cinemasie

3 critiques: 3.25/5

vos avis

7 critiques: 3.79/5



François 3.25 Solide, mais qui ne sait pas aussi bien conclure
Gillesc 4.5 Magnifique ; belle introspection
Ordell Robbie 2 Sans surprises dans son traitement formel et scénaristique.
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Solide, mais qui ne sait pas aussi bien conclure

Herman Yau fait toujours de bons films. Rarement des grands films. Il manque toujours un petit quelque chose difficile à définir, une scène clé, une conclusion plus écrite, peut-être quelques minutes de plus. Ici c'est assez clairement la conclusion qui pêche. Car autrement on tient un drame solide, bien équilibré. Le scénario n'a pas la prétention de beaucoup innover, on parle, c'est à la mode, d'infiltrés, mais sous un angle beaucoup moins spectaculaire. C'est une histoire finalement très simple, qu'Herman Yau ne cherche pas à habiller de superflu. Et c'est justement ce qui fonctionne, une histoire de personnes comme tout le monde est tout de suite plus accessible qu'un Infernal Affairs. Surtout que le film ne contient aucun défaut rédhibitoire. Les acteurs font très correctement leur travail, avec en tête un Nick Cheung transformé depuis son rôle de flic froid dans Breaking News. On le connaissait surtout comme Stephen Chow du pauvre dans ses comédies plus souvent ratées que drôles, il réussit ici un joli virage dans sa carrière. Bien sûr ce n'est pas Robert de Niro, mais la transformation est à souligner. Derrière lui les seconds rôles sont costauds, avec le duo terrible Anthony Wong / Francis Ng. Ce n'est pas The Mission évidemment, les rôles sont un peu stéréotypés pour eux deux (Anthony nous refait son grand rôle de ces dernières années, le dur au coeur tendre, tandis que Francis joue le chef de triade gentiment foufou). Il faut aussi saluer la très bonne musique de Brother Hung, compositeur attitré d'Herman Yau, qui participe grandement à l'ambiance réussie du film.

Le film peine hélas un peu à conclure. Si la conclusion est finalement assez logique vu l'évolution du scénario, elle n'a pas la force voulue, même si elle reste cohérente avec le développement très peu spectaculaire du film. Mais replacé dans la longue liste récente des films de triades inspirés par Infernal Affairs, ce n'est clairement pas le plus mauvais et de loin.

03 décembre 2007
par François




Magnifique ; belle introspection

Finalement, On the Edge n'est pas vraiment un polar. Certes il met en scène un policier ayant suivi une infiltration pendant 8 ans, finissant par arrêter sa cible. Hors, le sujet du film n'est pas l'enquête du policier mais le policier lui-même. Il sort de son infiltration au bout de 8 ans et redevient donc un vrai flic, ou presque... En effet, 8 ans, ca marque ; au bout du compte, il se rend compte qu'à part son chef dans la police, qui l'a suivi et soutenu tout ce temps, il ne connait que des gangsters et des voyous et, d'un autre coté, tous les policiers se méfient de lui et refusent de l'intégrer. C'est donc une grosse introspection dans la vie d'un policier qui n'en est plus un et qui, face au regard accusateur de ses collègues, ne trouve de refuge qu'en retournant voir ses "amis", qui ont décidé également de couper les ponts, en apprenant qu'il est policier. Que reste-t-il donc de ce pauvre homme qui n'a fait que son boulot ? rien, sinon un badge, un flingue et un apart' vide.

Grosse douleur qui ne peut ressurgir, et superbement mise en scène par Herman Yau, qui signe là une des plus belles oeuvres dramatiques de ces dernières années. Au début on croit s'y perdre un peu avec tous les flashbacks, même cela pourrait agacer un peu, mais l'utilité vient vite en renfort, puisque tous les flash-backs sont vraiment des moments de joie ou de douleur pour le personnage principal dans sa vie passée, et se démarque des flashbacks à explication que l'on trouve souvent dans les films policiers parce que le réalisateurs ne sait jamais bien mettre en scène son intrigue. Bref, On the Edge jouit également d'un casting, non seulement beau, mais surtout très doué et crédible. Beau travail de Nick Cheung, excellemment secondé par Anthony Wong.

Finalement, un film vraiment prenant, qui emmène le spectateurs dans le désespoir d'un policier héroïque jusqu'à un final qui deviendra culte tant le sujet que le jeu des acteurs le grandissent.



02 novembre 2006
par Gillesc


achat
info
actions
plus
  • liens
  • série/remake
  • box office
  • récompenses
  • répliques
  • photos
  • bande annonce
  • extrait audio