ma note
-/5

moyenne
3.29/5

Patlabor

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les avis de Cinemasie

8 critiques: 3.31/5

vos avis

19 critiques: 3.36/5



==^..^== 3.75 Histoire intéressante, mais animation moyenne
Alain 3
Arnaud Mirloup 4.25 Goldorak pas, Patlabor go !
Carth 2.5 Bien moyen tout ça...
drélium 2 beau, gros potentiel et pourtant irrémédiablement somniphère.
Ghost Dog 3.25 Un manga important et intéressant
Ikari Gendo 3.5 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme…
Junta 4.25
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Histoire intéressante, mais animation moyenne

Il faut avouer que le scénario de l'histoire n'est vraiment pas mal du tout. D'un coté enquête policière sur la psychologie d'un idéaliste et de l'autre les Labors et toute l'atmosphère de science fiction qui leur est liée. Ce qui m'a surtout plus, c'est ce que l'on découvre en même temps que les deux enquêteurs comment les hommes se sont laissés emporter par le progrès s'en réellement s'en rendre compte : des bâtiments ultra-modernes on passe à des habitations traditionnelles et des robots super perfectionnés on arrive à des cannes à pêches en tige de bambou... Cela pousse à se demander si le temps ne passe pas trop vite pour nous aussi ;)

Pour ce qui est de la réalisation, en revanche, j'ai été un peu déçu. On est très loin de Ghost in the Shell. Bien que Oshii dise dans le making of, que les effets de lenteur et l'absence d'animation en arrière plan ainsi que les personnages statiques lors de discussions, soient voulus, je trouve tout même que ça ressemble à un travail qui manque encore d'élaboration.

J'en ressort avec un sentiment mitigé, mais privilègerai l'intrigue.



05 février 2003
par ==^..^==




Goldorak pas, Patlabor go !

Tiens bon Noa...Une fois n'est pas coutume, commençons le blabla en abordant la BO signée Kenji Kawai puisque notre homme cartonne avec des passages musicaux nous annonçant déjà son score démentiel de Patlabor 2. Un morceau nous titille toutefois un peu plus que les autres, le crescendo bourrin accompagnant la destruction de l’Arche mélangeant les actes humainement (humblement ?) héroïques de la Division 2 au caractère cyclopéen de cette destruction biblique, entraînant une poussée d’adrénaline aussi surprenante qu'immédiatement jouissive. Si l’action n’est pas l’intérêt premier dans ce film pourtant consacré à des robots, lorsqu’elle survient elle est passionnante grâce à des enjeux définis impliquant réellement le spectateur. Chaque morceau de bravoure s’en trouve décuplé, revêtant une dimension héroïque, une denrée pourtant rare chez nombre de films dits d’action.

Patlabor a été pensé et créé comme un film live avec des règles narratives et une mise en scène propres au cinéma classique, à 100 lieues des expérimentations d’un Yoshiaki Kawajiri par exemple. Fait amusant, la donne change actuellement puisque des réalisateurs s’inspirent maintenant de Kawajiri et même d'autres délires animés pour réaliser des films live. C’est le cas par exemple de The Matrix et du prototype Blade 2, mais il est à parier - et à espérer - que d’autres métrages suivront, les techniques pour mettre en scène des combats aériens type Macross plus devraient par exemple bientôt voir le jour dans un film live. D'ailleurs, rien qu’à cette idée et au fantasme qui en découle immédiatement (AAARGLLH, 'VEUX VOIR!) , il est étonnant que tel ne soit pas encore le cas.

Dans Patlabor, la mise en scène est épurée (ma parôôôle !) et, pour une fois, le rapprochement publicitaire qui avait été fait à l’époque de la sortie de Ghost in the Shell entre Oshii et James Cameron est on ne peut plus perspicace. Ces deux hommes ont en commun de privilégier le plan fixe durable aux facilités clippesques habituellement en activité ailleurs. Aller au plus direct avec un œil ne clignotant pas n'importe où - n'importe comment n’est pas une chose aisée, et le résultat est ici probant sur plusieurs points : les scènes d’actions sont parfaitement lisibles, la réflexion pendant le film est possible, et certains plans marquent durablement, qu'il s'agisse du sourire d’un suicidé, de la vision de la pilote Noa dans son labor, seule et désemparée, de l'Arche menaçante par une nuit d’orage, ou bien encore de la blancheur immaculée et angélique des robots, autant d'exemples contribuant à faire de cette œuvre un vrai classique de l'animation japonaise. Une formule « appellation contrôlée », c'est vrai, mais qui prend tout son sens ici.



02 mai 2006
par Arnaud Mirloup




Bien moyen tout ça...

Pas franchement mauvais, simplement remarquable d'ennuie. Il y a de l'idée, une réelle ambiance survoletée par moment mais il est dommage d'avoir affaire à tant de discussions interminables. De plus, le dessin n'est pas exceptionnel non plus. A voir à l'occasion pour les mechas potables.

03 juillet 2006
par Carth




Un manga important et intéressant

Il traite en effet de manière limpide d'un thème d'anticipation scientifique classique (la robotisation à outrance). Ce scénario rigoureux tourne parfois à la démonstration et au trop plein d'explications, mais qui s'en plaindra puisque le dessin animé est ainsi beaucoup plus lisible. Et puis, quel scénario diabolique ! Intelligent et profond, il fera le bonheur de tous les amateurs de science-fiction.

Malheureusement, pour ce qui est des graphismes et de la fluidité de l'animation, il faut bien reconnaître qu'il existe bien mieux (cf. Patlabor 2 ). Il suffit pour s'en convaincre de regarder les scènes de combats entre robots, un peu brouillonnes, ou les expressions de visages pas vraiment travaillées. Reste que Patlabor est un très bon divertissement pas bête du tout, qui fait passer une agréable soirée et permet de se demander jusqu'où ira l'Homme dans ses progrès technologiques...



11 avril 2008
par Ghost Dog




Science sans conscience n'est que ruine de l'âme…

Patlabor est un classique du monde de l'animation Nippon, et l'un des premiers films d'animation Japonais à avoir été disponible en France. En fait comme beaucoup d'histoires à succès Patlabor a connu des adaptations sur de nombreux supports : une série TV, deux séries d'OAV, deux films... Pas étonnant si l'on considère son scénario très réussi, tout au moins en ce qui concerne les films...

L'histoire nous entraîne en effet, sur fond de science fiction, dans une enquête policière des plus passionnante. Ce n'est pas sans mal que nos héros pourront comprendre et déjouer les plans du créateur du système qui doit mener les robots à la rébellion et finalement aboutir à la destruction de Tokyo voire du monde…

Les références à l'épisode biblique de la tour de Babel sont nombreuse, et le scénario reprend en effet très largement ce thème de base : alors que les hommes cherchent à dompter la nature et montrent fièrement leur supériorité, un être invisible cherche à faire effondrer cet édifice…

Le grand mérite de cette épopée est de toujours rester très clair et compréhensible, ce qui n'est pas toujours le cas pour les animes du pays du soleil levant… Des thèmes de réflexion relativement intéressant, bien qu'un peu éculés, seront ainsi abordés sans ambages. On retrouvera pèle mêle le problème de la place croissante de l'automatisation et de la robotisation, le contrôle de l'homme sur les nouvelles technologies, la sécurité de mise en œuvre face à l'appât du profit rapide…

L'ensemble est donc classique mais l'enquête se laisse suivre avec plaisir et intérêt, l'intrigue ne se dévoilant que très progressivement et réservant son lot de rebondissements.

Au point de vue de l'animation et des graphismes on reste très classique, voire même un peu froid parfois. Seule quelques rares moments réservent une touche d'originalité, en particulier lorsqu'Azuma déclenche le programme Babel dans l'usine de Labor ou lorsqu'il se dispute avec son supérieur qui veut le mettre à pied… On est cependant loin des meilleurs graphismes jamais vu, même si l'ensemble n'est pas mauvais et sans défauts flagrants.



24 mai 2001
par Ikari Gendo


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