Toujours très bis, rarement sublime, le plus souvent très très ch@!#$.
Malheureusement pour moi, j'ai d'abord vu le remix de Nam Lai Choi de cette "féérie fantastique",
Saga of the phoenix, et cet original n'a que peu d'intérêt une fois découverte cette histoire de princesse des enfers passée à la moulinette du roi du Z HK (avis très personnel de quelqu'un qui préfère le bis tendance Z plutôt que tendance "je fais des efforts de mise en scène pour paraître bien").
On y retrouve Yuen Biao en moine tibétain plutôt cool, accompagné de la fille des enfers, jeune candide aux pouvoirs immenses qui se trouve être la clef pour réveiller son père le roi des enfers.
Comparé à la folie de Nam Lai Choi, ce premier opus se prend beaucoup trop au sérieux et le rythme est un des plus mauvais des films HK que j'ai pu voir. C'est très dommage car de nombreux atouts auraient pu le sortir du lot, des monstres en image par image supervisés par Nam lai Choi lui-même (dinosaures en plastique, petits gremlins, reine et roi des enfers vraiment réussis), des SFX 80's qui en valent bien d'autres du même genre (rayons lasers, champs de force, etc), et un bonus exclusif : Yuen biao vs Gordon Liu, le seul combat du film malheureusement. Malgré ses particularités fantastiques alléchantes et Yuen Biao toujours impliqué, Peacock King reste d'une lourdeur presque inégalable et possède un faux rythme consternant. Toutes les scènes tombent irrémédiablement à l'eau, même le seul combat, aussi mythique soit-il, entre Biao et Gordon, n'atteint aucun sommet... Mais c'est une bonne petite exclu quand même ;). Avec sa tonne de scènes débarquées de nulle part, ses SFX assez conséquents, il ne conclue aucune folie, n'arrive pas à captiver une seule seconde et encore moins à s'approcher de
Saga of the phoenix, la version déjantée de Nam Lai Choi.
Quand le maître rencontre l'un des acteurs les plus sous estimés de Hong Kong 
Lam Nai Choi n'en est plus à son coup d'essai lorsqu'il réalise "Peacock king" et cela se sent, tant il ose toutes les audaces. En choisissant la voie du surnaturel, le maître s'éloigne de son terrain de prédilection, la chronique sociale ultra-violente pour s'intéresser aux moines tibetains.
Il est intéressant d'observer le point de vue Hong Kongais sur les tibetains à l'époque. C'est à la suite de ce film que Yuen Biao s'est intéressé à la cause tibetain et s'est investi dans la libération du tibet. On comprend qu'il ait été touché, tant le message du mapitre est puissant: les moines tibetains sont tellement sages que même les créatures de l'enfer ne peuvent les écarter du droit chemin.
Très décontracté dans son rôlé, Biao est plus charismatique que jamais, il suffit de le voir sur la piste de danse pour s'en convaincre. Plus axé sur la magie que sur les arts martiaux, "peacock king" nous offre tout de même un combat entre Biao et une quinzaine de sbires, parmi lesquel Gordon Liu de toute beauté. Extrêmement nerveux et virevoltant, ce combat est incroyable. Biao y vole presque, sans jamais utiliser de câble pourtant. Il fait preuve d'une forme physique surhumaine et nous rappelle pourquoi il a longtemps été considéré comme un des meilleurs artistes martiaux de hong kong.
La scène de la grande roue est également très impressionnante. Biao s'est d'ailleurs démis l'épaule à cette occasion, effectuant comme souvent toutes ses cascades lui-même.
Les créatures bénéficient de la maîtrise du maître, et des merveilles de l'animation image par image. Ces passages sont d'une puissance incroyable. Gloria Yip démontre une fois de plus son jeu envoutant, totalement en adéquation avec le propos.
Plus sage, mais également plus rythmé et prenant que sa suite, "peacock king" est un bon cru du maître, et une occasion de plus de profiter du talent de Yuen Biao.
malheureusement un echec incroyable, film chiant
20 septembre 2002
par
yves