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1 critiques: 1.5/5

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Bastian Meiresonne 1.5


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Pi in the pool

"On ne change pas une équipe qui gagne" ont dû se dire les producteurs des précédents "Megane" (aka "Glasses") et de "Kamome Dinner" en réunissant une nouvelle fois la quasi intégralité des acteurs et des membres de l'équipe technique des deux précédents, mais en laissant cette fois soin à la talentueuse réalisatrice de doramas Mika Omori d'imaginer un film, qui réunirait plusieurs personnes non plus autour d'une table de diner ou d'une glace sur une plage abandonnée, mais…une piscine. Ce que la scénariste d'œuvres aussi variées et différentes que "Detroit Metal City", "Heavn's door" ou "Kaiji – Gambling Apocalypse) va suivre à la lettre en s'imgainant cette magnifique piscine à l'orée des palmier d'un guest house isolé dans la magnifique ville de Chiang Mai en Thaïlande…où se prélasseront cinq personnes sur la courte période de six jours…Prélasser est bien le mot, car en-dehors d'un trempage d'orteils par-ci et quelques griffonnages de cordes d'une guitare il ne se passe franchement…RIEN. Rien. Omori, pourtant si douée quand il s'agit de remuer les tréfonds de la psychologie humaine dans des doramas réussis tels que Kaze no Haruka (NHK / 2005) ou Long Love Letter (Fuji TV / 2002) semble vouloir battre Ogigami Naoko ou d'autres "figures" mondialement reconnues du cinéma d'auteur japonais contemporain comme Kawase Naomi à leur propre jeu en proposant une intrigue minimaliste de chez minimaliste. Le seul incident notable – et qui constitue tout l'intérêt de ce film paresseux – sera l'affrontement entre la fille et sa propriétaire de mère…une confrontation qui doit durer moins de deux minutes chrono en mains et se termine – là encore – par un dénouement tout sauf dramatique. En-dehors de ce léger haussement de ton (et de sourcil des protagonistes), on aura droit à des longues minutes de bien-être total de personnages n'ayant visiblement à se soucier de rien d'autre que d'éviter un coup de soleil intempestif ou le réchauffement de leur température corporelle. Ouaiche.
Franchement dommage, car la plupart des personnages gagnent rapidement la sympathie du spectateur bienveillant dans leur plus simple bonhommie, comme opère la magie de cet endroit unique. Mais il ne suffit pas de remplir un décor de quelques figurines Playmobils…encore faut-il savoir les animer d'une force intérieure et extérieure ou de posséder du talent tout particulier d'un Apichatpong à capter des petits riens, qui font tout…ce dont Mika Omori est très, très, très loin…
Depuis, la maison de production a annoncé la mise en chantier de "Mother Water" de Kana Matsumoto (rien à voir avec la chanteuse), un autre drame impliquant différents personnages (mêmes acteurs que dans les précédentes productions) autour du thème de l'eau au cœur de la belle ville de Kyoto…En espérant seulement, que le film saura être plus que d'être de la simple paix dans l'eau.


21 octobre 2010
par Bastian Meiresonne


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