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La Porte de l'Enfer

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 1.88/5

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18 critiques: 2.83/5



drélium 2 kurosawa like sans énergie
Ghost Dog 2 Le simplisme coloré
Ordell Robbie 1.5 De jolies couleurs ne font pas un film à elles seules
Sonatine 2 Le film exotique par excellence.
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kurosawa like sans énergie

Plastiquement très beau, de superbes couleurs à l'ancienne, une ambiance visuelle très traditionnelle qui a son charme, mais un récit très lent sans raison car très basique, une histoire proche de Kagemusha sans aucune de ses forces, très ch@!#$ en fait.

par drélium




Le simplisme coloré

L’éternel débat de la forme par rapport au fond ne date pas d’hier, et La Porte de l’Enfer, qui fête cette année son cinquantenaire, est là pour nous le rappeler. Assurément, le plaisir visuel est présent de bout en bout grâce aux couleurs féeriques qui imprègnent l’œuvre ; comment ne pas rester admiratif devant cette porte rouge plongée dans l’eau, ou devant ces visages et ces costumes magnifiés par des couleurs trop vives pour être réalistes ? Nul doute qu’à l’époque, ce procédé graphique révolutionnaire eut son petit effet et que la Palme d’Or à Cannes soit venue le récompenser en grande partie, parce qu’il faut bien le dire, du point de vue du scénario, on se rapproche à grand pas du néant absolu. Simpliste, l’intrigue se concentre sur un trio amoureux dans le Japon médiéval du 12ème siècle, en opposant la volonté de séduction d’un valeureux samouraï à l’honneur d’une femme mariée et au calme zen de son mari. Moralisateur, le propos n’enchaîne que lieux communs et bons sentiments (il ne faut pas convoiter la femme d’autrui/ il ne sert à rien de se venger par la violence…). Convenu, le script s’appuie sur des scènes et des réactions bien trop prévisibles pour retenir l’attention.

Au final, on est donc loin de la force d’un Kurosawa ou de l’intimisme d’un Ozu, les 2 grands maîtres japonais de l’époque. La seule satisfaction se trouve dans l’interprétation de l’excellente Kyo Machiko, incarnant à merveille la femme japonaise dans toute son éducation sage et dans tous ses paradoxes, et de celle de son prétendant, joué par Hasegawa Kazuo, dont la grosse voix et l’attitude bornée d’un homme de pouvoir restent encore aujourd’hui un modèle de virilité à la nippone.



24 juillet 2003
par Ghost Dog


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