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Samourai Fiction

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 2.75/5

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18 critiques: 3.42/5



drélium 3.5 Très sympathique, et c'était pas gagné.
Ghost Dog 3.5 Une habile parodie de films de samourai, dans un beau noir et blanc, oscillant ...
Ordell Robbie 1 une parodie clippeuse de chambara
Sonatine 3 Chambara New Generation !
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Une habile parodie de films de samourai, dans un beau noir et blanc, oscillant entre poésie et comédie

Quel film surprenant! Même si les petits défauts ne manquent pas, l'ensemble est une vraie curiosité, preuve que le jeune cinéma japonais possède une vitalité qu'on ne lui connaissait pas depuis longtemps. Hiroyuki Nakano, nourri étant gosse de films de samourais signés Kurosawa notamment, a voulu en faire une parodie, et bien lui en a pris parce qu'elle est réussie. Son histoire se concentre sur 2 personnages: à ma gauche, il s'appelle Kazamatsuri, il est mystique avec sa grande queue de cheval, il mesure au moins 2 mètres et il est invaincu en combat depuis des lustres. A ma droite, un jeune premier, inexpérimenté et fougueux, qui a juré de lui faire la peau pour venger la mort de ses amis et reprendre le sabre sacré qu'il s'est approprié, dut-il en mourir.

Dans un noir et blanc superbe, des combats assez spectaculaires sur fond de techno (eh oui!) succèdent à des scènes beaucoup plus portées sur la comédie, et le charme agit. Tous les personnages sont attachants, que ce soit Kazamatsuri et ses tendances sexuelles douteuses, le vieux maître samourai et sa fille, et surtout Inukai, dont le chemin vers la voie de la raison s'avérera périlleux. Samourai Fiction est un bon divertissement, qui a le mérite de dynamiter et de dynamiser un genre séculaire très codé.



22 octobre 2000
par Ghost Dog




une parodie clippeuse de chambara

Il ne s'agit pas de reprocher à Nakano Hiroyuki de venir du monde du vidéoclip. Car après tout une Sofia Coppola y a fait ses classes. Mais Samurai Fiction est un film révélateur du fossé qui sépare un cinéaste mode utilisant la parodie de cinéma de genre pour abreuver le spectateur de surdécoupage vomitif des vraies relectures talentueuses . Certes, le noir et blanc du film est magnifique. Les choix musicaux décalés (surf music à la Pulp Fiction, hard rock, espagnolades, accordéons) passent très bien. Certaines séquences d'intérieur sont également bien filmées avec une vraie dynamique. Mais les duels aux sabres regorgent d'effets de mise en scène gratuits: montage épileptique (on est plus chez Michael Bay que dans the Blade où le combat était rendu paradoxalement plus visible grace à la vitesse), plans de dessus, écran devenant rouge quand un samourai est touché, passages noir et blanc/couleur injustifiés. En outre, Nakano Hiroyuki semble ne pas avoir compris la différence entre des personnages parodiques et hauts en couleurs (Sergio Leone) et les galleries de portraits ridicules: la fuite des trois samourais, le camp d'entrainement des ninjas, le samourai pissant avant un duel plongent le spectateur dans la consternation. Pour ne rien arranger, les acteurs surjouent et sont tous insupportables de cabotinage. Ceux qui veulent une relecture moderne inspirée du chambara seront bien plus inspirés de se tourner vers le beau Gojoe.



16 juin 2002
par Ordell Robbie




Chambara New Generation !

Samourai Fiction est une tentative plutôt réussie de renouveler le genre du Chambara en plus de le tourner vers la comédie ce qui est assez rare dans ce type de film. Techniquement, le film possède des qualités évidentes tant dans la mis en scène (un cadrage méticuleux), que dans le montage à l'image du générique qui met en scène un duel en ombres chinoises que j'apprécie tout particulièrement.

Le film souffre peut être d'un scénario par moment un peu faiblard et par des gags qui frôlent parfois une profonde niaiserie (toutefois typiquement japonaise, cf. les sourires maladroits de la jeune Koharu), mais le film réserve plusieurs scènes assez hilarantes, comme lorsque le samouraï (le voleur plutôt) fait des avances au stupide Yakusa qui le vénère comme un dieu.

Pur exercice de style ou réel volonté de signer un film d'auteur, disons que Samourai Fiction (aucun rapport avec Pulp Fiction hein ...) oscille entre les deux, c'est soigné et souvent drôle, franchement j'en redemande.

Et pour finir, j'appelle : KAGEMARU !



18 octobre 2002
par Sonatine


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