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Scandale

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les avis de Cinemasie

3 critiques: 3.25/5

vos avis

13 critiques: 3.29/5

visiteurnote
2501 4
Anicky 2.75
Bama Dillert 2
Bastian Meiresonne 3
hkyume 2.75
Izzy 4
k-chan 4.25
Miyuki 3.25
Mounir 3.25
Pikul 3
Samehada 3.75
Titeuf@ 4.25
zybine 2.5


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

A découvrir absolument

Après tout ce que j'avais lu sur ce film, je m'attendais à une oeuvre mineure dans la carrière du grand Kurosawa. Il n'en est rien. Bien au contraire. Mais ce film (ainsi que L'Ange ivre ou Le Duel silencieux réalisés quelques années avant) fût eclipsé par le rayonnement international de Rashômon. Bien sûr Scandale n'est tout de même pas au niveau de qualité de ce dernier, mais il est en tous points remarquable. Le sujet, la presse à scandale, les débordements des médias, pouvait laisser craindre un lourd film à message, avec écho actuel, qui rendrait le film visionnaire, universel, etc etc... Mais Scandale ne saurait être réduit à ça. Puisqu'il est avant tout le portrait de la déchéance d'un homme et pas celui qu'on croit. En effet, le peintre victime des paparazzi (admirablement interprété par Mifune, à la fois énergique et tendre) va peu à peu laisser la place au personnage de l'avocat joué par Takashi Shimura. Personnage faible, corruptible, dont la fille tuberculeuse ne fait que le renvoyer à sa propre déliquescence morale. Fabuleusement incarné par Takashi Shimura, comme une répétition du héros de Vivre, l'avocat devient en milieu de film le personnage principal. Le point de vue change, le film est alors bizarrement déséquilibré, mais l'intérêt n'en est que plus grand. La presse à scandale et même les scènes de procès deviennent alors un simple contexte révélateur de l'âme humaine, dans sa bonté et sa médiocrité. La justesse de ton des dialogues et de la mise en scène portent la touche d'un Kurosawa au mieux de sa forme humaniste. Les scènes avec la jeune fille sont incroyables, pleines d'émotion contenue, comme ce soir de Noël où le peintre et la chanteuse sont réunis pour elle. Le travelling latéral, du point de vue de l'avocat, révélant petit à petit la scène, par "vignettes", témoigne de l'inventivité formelle du film. Kurosawa excelle dans la composition des plans, évitant constamment la facilité du champs-contrechamps. Il se permet même une belle réflexion sur l'image : la photo des paparazzi ment, alors que le tableau du peintre (décrit, commenté, expliqué, convoité mais jamais montré !) révèle les sentiments. Un film donc très riche, qui aurait peut-être gagné à développer un peu plus le personnage sous-exploité de la chanteuse, pourquoi pas en introduisant une véritable histoire d'amour avec le peintre (sous-entendue certes à travers le tableau). Quoiqu'il en soit, si Scandale a la virulence d'un film à message (la représentation des médias est très réusssie, même si quelque peu caricaturale), il témoigne avant tout une fois encore du profond caractère humaniste de Kurosawa.

23 février 2006
par 2501


Mélo plus

Contre : ce n'est jamais qu'un mélo pas très bien joué, voir la critique de Ghost Dog ; notamment par Takashi Shimura qui en fait un peu trop, une fois n'est pas coutume (Mifune, lui, serait plutôt sobre : Kurosawa s'est arrangé pour le caler sur sa moto chaque fois qu'il a envie de se défouler). Pour : ce n'est jamais qu'un mélo pas très bien joué, on peut se cintrer en le regardant, notamment les scènes au tribunal tout droit sorties de chez les Ricains ; les scènes de paysages urbains, magnifiques.

19 juin 2003
par Anicky


Presse(r) people

Inspiré à KUROSAWA pour avoir lu la "Une" d'un journal racontant comment une jeune actrice avait - soi-disant - perdu sa virginité, le sujet reste encore d'une incroyable actualité de nos jours... Décidé d'en faire le pamphlet populaire ultime pour tenter de donner un grand coup dans la fourmilière et d'alarmer la bonne conscience de ses congénères, KUROSAWA se perd pourtant en chemin de l'écriture de son scénario... En effet, il accorde de plus en plus d'importance au personnage pourtant secondaire du diable, réitérant l'une de ses thématiques préférées, faisant d'un homme anodin un être se dépassant pour son propre accomplissement... Sauf qu'il ne s'agit pas vraiment du thème premier...ou alors pas introduit de la manière qu'il ne le fasse. Les personnages principaux et l'accusation première sont tous sacrifiés au profit du seul personnage de l'avocat pas aussi méritant que cela et bon nombre d'éléments par trop sensationnalistes versent ainsi dans une grandiloquence et mélodrame, qu'aurait pu éviter le réalisateur... Il n'empêche, que l'oeuvre mineure vaut toujours mieux que nombre de productions du même style, mais qu'au sein de sa filmographie, "Scandale" n'est pas une vraie réussite.

16 janvier 2006
par Bastian Meiresonne


Très mineur

Drôle d'idée de la part de MK2 que d'avoir joint à l'édition DVD de L'idiot, chef d'oeuvre incontestable (enfin, si, contesté, mais je ne comprends pas trop pourquoi), ce Scandale qui apparaît bien plat et sans saveur au regard de la production moyenne de KUROSAWA. Le pitch est assez simple : un peintre amateur de moto (MIFUNE Toshiro) est, à la suite d'un quiproquo, soupçonné d'avoir une liaison avec une chanteuse à la mode. Il décide d'attaquer le journal qui a publié les photos compromettantes en recourant aux services d'un avocat raté (SHIMURA Takashi), compromis de surcroît avec la partie adverse, mais qui trouve grâce à ses yeux en raison de la sollicitude qu'il manifeste envers sa fille tuberculeuse. Ce n'est pas que le film soit mauvais, mais il se traîne, sans que les rebondissements scénaristiques ou les dilemmes moraux auxquels Kurosawa nous a accoutumés ne viennent pimenter l'intrigue. De surcroît, à mi-parcours, celle-ci bascule entièrement du côté de l'avocat et la scène finale de procès, qui aurait pu donner lieu à un grand moment, est plate comme l'encéphalogramme d'un macchabée. A sauver, une bonne prestation de Mifune, une scène d'ivresse collective très réussie et la très, très jolie jeune première qui joure la chanteuse.

09 janvier 2006
par zybine


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