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The Seventh Curse

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les avis de Cinemasie

3 critiques: 3.08/5

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18 critiques: 3.54/5



drélium 4 "Indiana Jones et le temple maudit" façon Nam Lai Choi.
François 4.25 Parfois bis, parfois bien foutu, un film sans limite comme on les aime
Ordell Robbie 1 un Nam Lai Choi très prometteur
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


"Indiana Jones et le temple maudit" façon Nam Lai Choi.

Après Story of Ricky et The Cat, voici donc mon troisième Nam Lai Choi et je ne peux que saluer ce dieu vivant du Z à défaut de m'incliner.

Techniquement, The seventh curse ne pioche pas dans le Z pur puisque la réalisation est assez correcte, les acteurs sont impliqués (tout est relatif) et la photo est souvent surprenante de maîtrise pour du Nam Lai Choi. Les moyens financiers ne sont d'ailleurs pas ridicules, de nombreux figurants et décors prouvent que le film possède un budget presque confortable. Pourtant les SFX restent délicieusement ringards et la mise en scène et le scénario joyeusement chaotiques.

Nous sommes cette fois en face d'un Indiana Jones et le temple maudit like façon Nam Lai Choi. Tout y est grand lessivage Z du début à la fin avec attaque de squelettes à fils, cannibalisme, possessions destructrices façon Nuke 'Hem High, courses poursuites façon Ace Ventura en Afrique condensées avec attaques de gros calibres façon Commando, kung-fu speedo-violent façon Robert Tai, sorcellerie débile façon Eternal Evil of Asia, attaques de bébé carnivore volant façon Brain Dead, etc, etc, etc.

Et toujours le même constat (plus nuancé) : c'est profondément nul mais il faut absolument le voir, profondément nullissime et donc rigoureusement indispensable.

Néammoins :

Après la première moitié du film enthousiasmante et même si le rythme est élevé du début à la fin, la deuxième moitié est tout de même moins "trippante", plus axée sur l'action et les combats de kung-fu grandguignols (la jeep dans le village* et l'escalade du boudha géant) et une attaque finale assez vite balayée face au "grand ancêtre" squelette muté en monstre typique Sentai. Assez marrant mais pas vraiment hallucinante, cette deuxième partie manque de conviction ce qui me fait revoir ma notation à la baisse. Mais je ne boude pas pour autant mon plaisir de voir les limites du mixage Z explosé. The seventh curse a le mérite de mélanger beaucoup de genre avec panache, les combats sont violents et rapides, les gunfights font volés tout le monde à 5 m, le gore est sans aucune censure, le rythme est effréné et l'histoire est un beau pot pourri de tout un tas de films.

Quant à savoir comment Chow Yun Fat a atterri la dedans, je n'en ai pas la moindre idée...

*En effet, comme l'a mentionné Happy, à la 52ème minute, la jeep fonce dans une meute de sbires et envoie voler un gars qui ne devait certainement pas se trouver là dans la répétition initiale (s'il y en a eu une). On obtient un vol plané authentique : Ouïe !

20 novembre 2003
par drélium




Parfois bis, parfois bien foutu, un film sans limite comme on les aime

Nam Lai-Choi est célèbre pour ses grands nanars (le gorissime Story of Ricky et bien sûr The Cat), auxquels on ne peut enlever d'aller aussi loin que possible dans leurs délires respectifs. The Seventh Curse est une autre perle, partageant avec ses éminents successeurs un goût avéré pour le n'importe quoi, mais s'offrant le luxe d'être parfois tout simplement excitant et pas si nanar que ça. Il en résulte un film étonnant, à la fois très mauvais et très bon, un véritable OVNI de plus à voir absolument.

Qu'y a-t-il de mauvais dans ce film ? On peut déjà noter tous les repompages de films, dont le mélange s'avère absolument étonnant. Imaginez un peu un monstre ressemblant à un Alien croisé avec une chauve souris, face à une équipe très Indiana Jones, avec des effets spéciaux gores à la Brain Dead, du kung-fu, deux trois plans fesses et de l'humour très Wong Jing. Ca va à deux mille à l'heure, passant d'un genre à un autre sans aucune gêne. Les effets spéciaux sont parfois très très cheap, mais en 1985 ce n'était pas si mal. On rigole tout de même, que ce soit l'espèce de momie avec ses yeux Tournez Manège ou le bébé fantôme qui vous mange de l'intérieur, on ne risque pas d'avoir peur. Idem pour le monstre final voltigeant dans les airs pendu à son fil, Yuen Bun n'est pas Ching Siu-Tung... C'est évidemment tellement n'importe quoi qu'on en rit, il n'y a rien de tout juste mauvais dans ce film, ce qui cloche vire immédiatement au nanar pour notre plus grand plaisir.

D'un autre côté, la partie action se révèle fort satisfaisante pour un film de ce genre. Il faut dire qu'avec Chin Siu-Ho et Dick Wei, il y a de la mandale de distribuée. Certains passages sont excessifs (je tire une fois au fusil, et les trois adversaires sont projetés à 3 mètres... un après l'autre), mais là plupart du temps on apprécie l'énergie déployée dans les affrontements 1 contre 10. Les morceaux de bravoure complètement barges s'enchaînent, du passage bien violent en 4x4 à travers un village (ils ont bien dû en écraser un quand même...) à un combat complètement loufoque sur un Bouddha géant. Il n'y a pas vraiment d'affrontements un contre un, mais plutôt des bonnes bastons générales très intensives. Yuen Bun n'est pas n'importe qui à la chorégraphie, et ça se voit.

Autre point positif, le film ne se limite pas à un type d'action, mais mixe également des fusillades (Maggie Cheung à la mitrailleuse, wow...) et ne s'interdit aucun effet gore. Imaginez un peu Brain Dead mixé avec Mr Vampire. Sans oublier les seconds rôles fort sympathiques, de Chow Yun-Fat pipe au bec et bazooka à l'épaule, à Maggie Cheung en potiche de compétition. N'oublions pas Elvis Tsui méconnaissable en grand gourou, et une ribambelle de caméos à faire pleurer un Women From Mars.

Au final, Seventh Curse vaut bien les autres "chefs d'oeuvre" de Nam Lai-Choi, même s'il est moins nanar en puissance. Il se rattrape en maintenant un rythme infernal et surtout en se montrant très réussi lors de certains passages. Même la réalisation de Nam Lai-Choi se montre efficace de temps en temps. Donc même si le film ne restera pas dans les annales du cinéma de Hong-Kong, il gagne ses galons de divertissement complètement fou et donc très jouissif.



20 novembre 2003
par François




un Nam Lai Choi très prometteur

The Seventh Curse, ou un Nam Lai Choi qui ressemble presque à du cinéma. Pas du grand cinéma non, juste un film hésitant entre gros Z et médiocrité ordinaire. Car s'il se résumait à un rip off HK cheap de Indiana Jones et le Temple Maudit, le film ne serait finalement qu'une oeuvre à l'image de la prestation d'une Maggie Cheung qui donne l'impression d'être là en touriste: mauvaise mais d'une médiocrité touchante de naïveté. Bien sûr, on trouve parfois de l'érotisme naïf mais pas de quoi dépasser le niveau de nullité d'un mauvais téléfilm. Du dialogue involontairement poilant, on en trouve aussi mais pas de quoi "égaler" The Cat, surtout avec un humour qui n'arrive pas à faire plus fort que le nanar pécassien de base. Son scénario qui sort du n'importe quoi à toute vitesse du moment que ça peut faire un rebondissement? Là encore non, cet aspect-là n'est après tout que l'ordinaire du divertissement HK de l'âge d'or, le meilleur comme le pire. La mise en scène alors? C'est pas grand loin de là mais un White Fire a fait bien pire. Que reste-t-il alors à l'amateur de nanar? Tous ces moments où le film annonce la "grandeur" future de son "auteur". Les moments où interviennent des effets spéciaux délicieusement cheap par exemple. Ou encore les vols planés exagérés et caricaturaux lors de scènes d'action en forme de tentative de réponse HK aux canardages du cinéma d'action US eighties. Et surtout ces monstres délicieusement grotesques, ridicules (le squelette aux yeux lumineux) évoquant au choix ou en alternance Evil Dead ou Alien ainsi qu'un gore si exagéré qu'il en devient comique parce qu'irréaliste. L'amateur de vrai Z comme celui de divertissement d'un n'importe quoi gentiment mauvais ne s'ennuieront pas au visionnage de The Seventh Curse, un Nam Lai Choi à voir même s'il est moins garant d'une soirée pack de bières réussie que The Cat ou Story of Ricky. Tout juste un film inégal dans sa nullité mais porteur de promesses Z depuis tenues.



05 octobre 2005
par Ordell Robbie


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