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Shadow Hunters

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3 critiques: 2.58/5

visiteurnote
Bastian Meiresonne 2
Sauzer 3.25
shaman 2.5


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Gold Fever

(déjà publié sous : http://eigagogo.free.fr/Critiques/shadow_hunters.htm) L'acteur-producteur Ishihara Yujiro tente de confirmer son statut d'acteur populaire dans son pays d'origine en faisant adapter un manga du créateur de Golgo 13 Takao Saito. Prévu pour durer, la série s'essouffle après seulement deux épisodes, les films étant certes ambitieux, mais manquant cruellement de qualité. Ishihara Yujiro était un acteur très populaire durant les années '60s. Frère du scénariste et réalisateur Shintaro Yujiro, il cherche au début des années '70s à confirmer son statut en produisant des projets choisis par ses soins. Séduit par le manga de Taka Saito, il charge le scénariste Ikegami Kaneo (Bandits contre Samurai , la version de 1994 des 47 Ronins) de signer l'adaptation live et s'entoure d'une fine équipe constitué notamment du réalisateur Masuda Toshio (Tora, Tora, Tora, la série des Battlestar Yamato) et des acteurs Narita Mikio (Legend of the 8th Samurai, bon nombre de films de Kinji Fukasaku) et Asaoka Ruriko (plusieurs épisodes de la série Tora-San). L'intrigue prend place vers le début du XVIIe siècle. Tokugawa a pris la tête de l'empire japonais et décide de diviser le pays en 256 provinces régis par des Seigneurs féodaux (daimyos). Si l'ère sera prospère par la suite, en instaurant un certain climat de paix durable et en assurant la mise en place des origines du système administratif actuel, son début de règne ne s'est pas fait sans heurts et accroches. Le partage des provinces suscitait bien évidemment envie et jeux de pouvoirs parmi les daimyos selon leurs territoires attribués. De nombreux complots ou échanges et reventes entre Seigneurs changeaient souvent la donne des terres perçues. Pour assurer son propre pouvoir, le shogun prit le contrôle des récoltes, ce qui donna lieu à des nombreux enchères entre Seigneurs cherchant à acquérir les terres les plus fertiles. Si une large partie des samouraïs se retrouvaient sans emploi face à l'instauration d'une période plus calme, l'époque vit l'émergence du service de ninjas. Guerriers-espions, ils connurent l'âge d'or durant la période Kamakura (1185-1333). Période marquée par de nombreux conflits entre familles, les nobles s'assuraient de leurs services pour éliminer leurs ennemis. Inféodés, ces mystérieux hommes n'étaient soumis à aucun code d'honneur, se déplaçaient où bon leur semblait et pratiquaient des techniques de guerre non-orthodoxes, tels les embuscades et attaques surprises. Sous le règne de Tokugawa, ils servaient avant tout d'espions pour épier faits et gestes d'un daimyos pour un autre ; le shogun en personne s'était largement attribué leurs services pour surveiller les Seigneurs et se tenir au courant de leurs agissements. Les trois personnages principaux du présent film sont donc des chasseurs de ces dits ninjas. Ronins, suite à l'extermination de leurs clans par les guerriers-espions, ils proposent leurs services à des daimyos pour dénicher et exterminer d'éventuels espions au sein des clans. Leurs missions sont donc autant un gagne-pain, qu'une affaire toute personnelle, illustrée par la hargne explosant lors des combats contre ces ennemis. L'intrigue est donc une approche intéressante basée sur un fait historique rarement exploitée au sein du cinéma japonais, même s'il a été librement re-interprété pour les besoins du manga et du film. Les ninjas faisaient preuve de discrétion, plutôt que de s'afficher cagoulés au grand jour, comme montré dans le film ; ils se déplaçaient rarement en aussi larges groupes, ce qui aurait certainement enlevé de la bravoure aux scènes de combat exposés dans Shadow Hunters. Adapté d'un manga, la rencontre de ces deux univers aurait pu donner à un formidable mélange des genres ; malheureusement, les ambitions du producteur-réalisateur Ishihara Yujiro ne se révèleront pas très probantes. La faute à un scénario inutilement bavard, obligé d'exposer beaucoup de faits et gestes par de longues conversations entre protagonistes. Quelques raccourcis scénaristiques - notamment dans le personnage de la mystérieuse femme-samouraï) - plombent également l'intrigue. Cinéma avant tout populaire, le réalisateur Masuda a cherché à coller au plus près de son époque et souligne ses images par un score musical easy listening typiquement seventies, qui - non seulement - paraît aujourd'hui totalement démodé, mais est également en parfait décalage avec les images du film. Pourtant, la série des Hanzo the Razor avait su prouver quelques années plus tard qu'un tel mélange était parfaitement possible. Evocation des seventies également par la grosse moustache de l'acteur incarnant Gekko (Moonlight) et de quelques scènes de sexualité sous-entendue post soixante-huitardes purement gratuites sans apporter quoi que ce soit au film. L'omniprésence de l'acteur et producteur du film Ishihara Yujiro se fait également ressentir. Poussant la chansonnette lors du titre générique du film, il a sûrement demandé à ce que plusieurs plans envahissants magnifient sa présence. Proche du physique de Shintaro Katsu, l'acteur est malheureusement bien loin de dégager la même présence et stature que l'illustre interprète de Zatoichi. Au moins, cela vaut la présence d'une scène de chevauchée étirée totalement inutile, mais au final hilarante de nullité. Intéressant dans son approche historique, le scénario inabouti, la mise en scène fade et trop imprégnée des seventies et un budget visiblement en-dessous des ambitions artistiques font que ce film ne dépasse jamais le statut d'une moyenne série ''B''. Une suite sera tournée l'année suivante sous le titre de Kage Gari 2 aka Shadow Hunters - Echo of destiny).

09 février 2006
par Bastian Meiresonne


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