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Shaolin Prince

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drélium 4.25 You can't stop the Shaw Show !
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


You can't stop the Shaw Show !

et une brochette de bébés kamikazes, une !Que ceux qui s'attendent a du gros Shaw épique, plein de sueur, de héros tourmentés, de drame et d'envolées lyriques s'en aillent très vite sous d'autres cieux que ceux-ci. Tang Chia, chorégraphe d'expérience de Chang Cheh et de Chu Yuan presque aussi reconnu que Liu Chia Liang, pour ses capacités d'inventivité et ses combats amples à 1 contre 100, livre son film à lui et ne cache pas sa grosse envie de tout mélanger pour tout faire péter. Il n'aura qu'un mot à l'esprit tout au long de Shaolin prince : spectacle ! Preuve en est, le générique se déroule en incrustation alors que déjà, le premier combat est lancé sur les chapeaux de roues en plein coeur de l'histoire et non lors d'un générique spécial Shaw avec fond rouge et praticable à l'appui.

un trio rigolo qui fonctionneLa Shaw glisse doucement mais surement vers sa perte. Shaolin prince glisse avec elle et se trouve à la limite entre l'ambiance classique kung fu pian des grandes heures et les purs délires à la Buddha's palm et autres Holy flame. La recette est simple, Tang Chia va absolument tout mélanger ce qui a pu faire le spectacle à la Shaw Brothers : les chorégraphies old school, la violence exacerbée, le temple shaolin, le sabreur droit comme un I, l'élève espiègle élevé par les 3 moines débiles de shaolin, les personnages comiques donc, les câbles, les effets spéciaux colorés incrustés sur l'image, les gadgets, les fantômes des concurrents même, et enfin les techniques de groupe, armes inédites et autres voltiges dont il est le grand spécialiste... Inutile de préciser que le rythme est des plus hautement énergisant et que ça ne s'arrête pas une seconde.

Les combats innombrables ont tous une petite dédicace perso à faire passer :

- une entrée en matière gonflée de violence gratuite où une troupe de fidèles serviteurs portent des bébés en bandouillière afin de brouiller l'ennemi sur les deux véritables bébés princes à sauver. Un beau massacre où les combattants tout comme les bébés y passent les uns après les autres.

- Un empereur à la technique de doigts métalliques à la limite du hors charte à qui l'on réservera une fin digne de son rang ;)

- les éléments de l'eau et du feu avec deux guerriers délicieusement provoquants et opposés. L'un est terrien (Kong Do) à la voix grave et balance des flammes et l'autre est aérien (Yuen Bun) à la voix de castrat et bondit tapi sous l'eau.

- les moines shaolin et l'immanquable seconde ligne Lee Hoi Sang qui se prend encore et pour la énième fois une bosse sur le crâne (incroyable, décidément ç'est un leit motiv chez lui)

- une fantôme aux ongles acérés lors d'un combat furieusement pompé sur L'Exorciste de Sammo, mais qui parvient quand même à convaincre.

- Un Derek Yee en swordsman qui montre encore une belle énergie et un jeu héroïque qui lui sied à merveille malgré le relief très limité du personnage. Il reprend le sabre qui lance des rayons, et ce uniquement lors de la scène du fantôme, petit clin d'oeil rapide à Buddha's palm où la technique des flammes dessinées sur la pellicule était à son paroxysme.

- surprise énorme, un Ti Lung radieux et bien nourri, un poil vieillissant, qui joue pourtant le jeune élève enjoué plein de bonne humeur, coquin et presque à l'aise dans la bonne comédie bien grasse.

- un trio de moines débiles (sic) et irrésistibles à haut quotient de sympathie immédiate.

- une chaise aux porteurs multifonction encore plus outillé que le chariot de Baby Cart.

- et une spéciale dédicace à la chenille aérienne shaolin, technique des 18 guerriers Lohan absolument fabuleuse et tordue.

La profondeur de l'ensemble est donc immédiatement inversement proportionnelle à la dose de fun fournie. Mais qu'importe la grandeur de ce film, Tang Chia mérite les honneurs pour ce pur instant de divertissement où l'ambiance presque classique, les chorégraphies précises et techniques côtoient l'inventivité et la folie la plus débridée de la fin des studios Shaw.

D'un spectacle à l'autre, Shaolin Prince oscille entre la joie de combattre en riant et la violence qui s'invite sans précaution (décaptitation goutue en bonus gratuit). Quelque peu bancal, sans aucun doute battard et pas du tout original sur le fond, il demeure incontournable sur sa forme pour qui aime les beaux combats qui n'en finissent pas de dévoiler surprise sur surprise. Love it !

07 décembre 2004
par drélium


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