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Femmes de Yakuzas

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les avis de Cinemasie

2 critiques: 1.75/5

vos avis

7 critiques: 2.64/5

visiteurnote
Bastian Meiresonne 1.75
Illitch Dillinger 2.5
Miyuki 2.5
OshimaGosha 4
Pikul 1.75
Scalp 2.5
zybine 3.5


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Les femmes au pouvoir (ou presque)

Ordell a déjà tout parfaitement bien exprimé dans sa critique.
 
Le principal défaut du film est d'avoir été adapté d'un roman populaire sensationnaliste; l'intrigue du film donne certes quelques entr'aperçus intéressants et a le mérite de se poser – pour l'une des premières fois – d'un point de vue féminin dans un milieu typiquement réservé aux hommes, il n'en reste pas moins exagéré dans ses faits et très peu réfléchi. Les faits sont extrêmement banaux, l'incroyable "kidnapping" de la femme d'un yakuza emprisonné juste évoqué, mais jamais vraiment détaillé. L'intrigue, classique, préfère se re-centrer sur l'histoire d'amour d'un couple condamné d'avance. Peu d'éléments seront véritablement attachés au monde yakuza très spécifique des années 1980 (l'économie prospère et le crime investit des secteurs totalement inédits, dont l'immobilier et la Bourse, pour se développer).
On aurait pu alors espérer un récit feuilletonesque, forme qu'adapteront les futurs épisodes de cette longue série (plus tard perpétuée en V-Cinema); mais autant les sujets abordés sont à caractère "sensationnels", autant le film n'offre que très peu de moments de "grand spectacle", s'attache à des petits riens, est franchement ennuyeux à regarder.


14 octobre 2008
par Bastian Meiresonne


Quand les femmes s'en mêlent

Grand succès populaire dans le Japon des années 1980, qui fit ensuite l'objet de multiples suites, cette réalisation du vétéran Hideo Gosha est un objet très hybride. Le film s'insère certes dans le cadre familier des films de gangsters mais parvient à dépasser ce matériau brut pour plusieurs raisons : le regard quasi anthropologique posé sur les us et coutumes des yakusas, la mise en évidence (assez rare) de la publicité qui les entoure (les scissions entre clans sont annoncées par voie de presse), l'inspiration résolument américaine du récit et des situations (que souligne une très belle musique de Masaru Sato, le compositeur attitré de Kurosawa), la touche érotique qu'apporte la très sensuelle Rino Katase. L'originalité du film ne tient donc pas à son postulat de départ (l'exercice du pouvoir criminel par les épouses, lorsque leurs maris sont en prison) mais au traitement à la fois très japonais (les matrones portent de magnifiques kimonos, les scènes de chambre parodient Ozu, le rituel et les codes sont au centre de toute chose) et totalement imprégné d'Hollywood. L'ensemble rappelle étrangement Il camorrista de Tornatore, tourné à Naples à la même époque, et qui a également cette saveur très distinctive des années 1980 - et cette volonté de rénover le film criminel.

11 novembre 2016
par zybine


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