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Zatoichi 19: Fighting Drums

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les avis de Cinemasie

2 critiques: 4/5

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9 critiques: 3.86/5



Arno Ching-wan 4 Tant bourre la colère qu'à la fin elle s'exprime: le duel final est stupéfiant !
Ordell Robbie 4 Tambours de la grandeur
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Tambours de la grandeur

Les Tambours de la colère, du cinéma populaire japonais haut de gamme? Affirmatif. Au point qu'on aurait presque envie de justifier cela avec autant de brièveté que le film exécute son contrat de main de maître.

Et justement c'est Misumi Kenji qui est aux commandes de ce volet de la saga Zatoichi. Deux des précédents épisodes de la série qu'il avait réalisés (Voyage en enfer, Route Sanglante) concentraient leur attention sur la dimension d'humanité du personnage de Zatoichi. Risquant alors d'occasionner de la mièvrerie et des longueurs. Travers aussi brillamment rectifiés ici qu'ils l'étaient dans Route Sanglante: l'émotion se fait aussi forte que retenue tandis que Zatoichi est plus que jamais tiraillé entre une femme le désirant et sa condition de samourai errant et solitaire. Ce volet nous éclaire d'ailleurs sur ce qui rend l'amour entre Zatoichi et les créatures qu'il rencontre impossibles. SPOILERS Ce qu'aime la jeune Osodé en Zatoichi, c'est l'image mythifiée d'un samourai tueur et non Zatoichi lui-même. On le voit d'ailleurs lors des séquences de meurtres exécutés par Zatoichi qu'elle imagine. Meurtres rendus ici irréels par le travail de Misumi sur les couleurs. Mais meurtres s'étant déroulés effectivement de cette façon. Un peu comme ensuite elle fantasmera toujours dans un rêve coloré son désir de le tuer et voudra faire coincider ce rêve avec le réel. Tentative vouée à l'échec mais après laquelle débarrassée du mythe elle regardera Zatoichi avec justesse. Opportunité que ne saisira pas un Zatoichi probablement prisonnier de sa condition de figure errante. FIN SPOILERS

Episode sentimental, les Tambours de la colère explore aussi une facette de Zatoichi annonçant Ogami Itto: il ne tue plus ici pour se défendre mais pour exécuter sans état d'âme un contrat ou parce qu'on l'insulte une fois de trop. Mais lorsque Zatoichi effraie ses adversaires avec un seul morceau de bois on retrouve l'idée de l'arme moins importante que ce qu'en fait celui qui la tient en forme d'esprit originel de la voie du samourai d'un Tuer. Tandis que sa part de nihilisme n'exclut pas non plus de mettre les yakuzas face à leurs entorses au code d'honneur. Le reste? Du charme d'époque avec ce générique à couleurs clignotantes et la chanson signée Katsu Shintaro.

Et puis le bon service minimum de la saga. Soit le charisme de Katsu, des personnages hauts en couleurs, des combats au sabre inventifs, un peu d'humour -les tueurs ridicules du début-, des scènes de paris. Le tout bien emballé par un Misumi en grande forme alternant maitrise classique et inventivité formelle. Les cadrages sont souvent d'une précision extrême tandis que la photographie travaille très bien le clair obscur quand elle n'est pas d'un beau bleuté dans les scènes de nuit. Grand cinéma tout court? Affirmatif.



19 mars 2005
par Ordell Robbie


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