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Black Angel

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les avis de Cinemasie

2 critiques: 1.12/5

vos avis

8 critiques: 3.66/5

visiteurnote
White Snake 3.75
chronofixer 3.5
iori893 4.25
Izzy 4.25
lesamouraifou 2
Mohamed Bouaouina 3.75
Scalp 3
Secret Tears 4.75


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

noir c'est noir

avec BLACK ANGEL on n'est pas dépaysé quand on connait ISHII avec des films comme GONIN (1et 2) ou FREEZE ME: toujours cette ambiance noire, glauque, dramatique, violente, dure, avec un sens du rythme particulier qui en rebutera certains. BLACK ANGEL n'est pas exempt de défauts, certes, il est assez dur de rester scotché durant tout le film, la narration n'est pas la plus claire qui soit du fait de la mise en scène, les combats ne sont pas très spectaculaires, en gros ce n'est pas un film "entertainment" comme on dit. néanmoins j'ai toujours un petit faible pour son univers particulier, et c'est pourquoi bien que mon avis soit mitigé je l'ai trouvé aseez marquant, moins réussi que GONIN, surement pas un film majeur, mais à voir si on aime la noirceur.

29 janvier 2005
par chronofixer


du trés bon Ishii !!

2 hommes descendent rapidement les escaliers d'un hôpital. L'un des deux tient un nouveau né dans ses bras, et explique au second qu'il faudra garder le secret de cette naissance, dire que cet enfant était mort né. Quelques années plus tard, nous retrouvons le 2ème homme du kidnapping jouant avec une enfant prenommé Ikko. Cet homme n'est autre qu'une "nounou" au service d'un chef Yakuza. Tout semble être "idyllique", jusqu'à l'attaque sanglante de la maison de ce dernier. La "nounou" réussi néanmoins à senfuir avec la petite fille, et réclame l'aide de "Black Angel" afin de lui faire quitter le pays. Ikko reviendra quelques années plus tard afin de se venger... Ayant aimé Gonin, je n'ais pas trop hésité quant à l'achat de ce film. Il faut dire que je n'ais pas été déçu, et même agréablement surpris. Au début j'ai été rebuté par le côté caricatural des yakuza (le côté revanchard...les temps mort entre chaque coup --gros plan du visage avant le coup asséné--...le mec a le temps de mourir 3 fois durant ce laps de temps...), mais bon.., l'histoire est tellement sombre et le final excellent que je vous le conseille vivement.

15 décembre 2002
par iori893


pas genial

pas franchement captivant comme film. en fait, rien de spécial ne se dégage. Les acteurs sont pas géniaux, la musique n'est pas bien, l'histoire non plus. donc en fait il y a pas grand chose de bien. Mais après tout ça se laisse voir une fois, mais pas deux sinon il y a overdose.

01 août 2007
par lesamouraifou


L’Étrange Parfum de Mort de la Femme en Noir (Partie 1)

De 1975 à 1976, Takashi Ishii crée une flopée d'histoires de femmes fatales dont deux sortent vraiment du lot ; Yokosuka Rock et Python 357. La première est une histoire de jeunes délinquantes qui s'affrontent sur les ports proches de la base militaire américaine de Yokosuka. La seconde, déclinée en courte série (trois épisodes signés à la fin de l'année 1975, plus un épisode bonus sorti courant 1980) raconte les aventures violentes d'une tueuse à gages (sorte de version féminine de Golgo 13). Après avoir publié pendant près de deux années inintérrompues chez Young Comics son long roman graphique (probablement l'oeuvre de sa vie) The Angel Guts, Ishii décide, en 1981, de faire une vraie longue série sur une tueuse professionnelle dans son quotidien mêlée de trahisons, de missions-suicides, d'amours impossibles, d'amitiés tragiques... Cela s'appelle tout bêtement The Black Angel.

La série cartonne que la Toeï, dégoutée d'avoir échouer dans l'obtention des droits d'adaptation d'Angel Guts, saute sur l’occasion pour continuer dans ses polars féministes (dont les fameux Pinky Violence). Hideo Gosha est fasciné par le gekiga et demande à Ishii de signer lui-même une adaptation. Ce dernier écrit une intrigue qui se déroulera en très grande partie aux Etats-Unis. On y suivra le parcours de la jeune Mayô qui, fuyant les meurtriers de sa famille, demande à un ancien tueur de tout lui apprendre sur le métier... Une histoire qui deviendra probablement le fameux Léon de Besson (sauf que Mayô est une post-ado totalement majeure). Mais le scénario d'Ishii pour Gosha prendra une tournure impressionnante quand à la fin, le mentor se retournera complétement contre sa protégée (une inversion de la problématique du Flingueur de Michael Winner où, classiquement, c'est l'élève qui voulait surpasser son maître) sur ordre de ses anciens employeurs (une légende persistante raconterait qu'Hôjô aurait initialement voulu terminé City Hunter par l'assassinat de Kaori par Ryô sur ordre de l'Union Teope, mais la tournure humoristique demandée par la Shueisha aurait totalement changé les plans). Hélas, son contrat avec la Nikkatsu empêche Ishii de voler vraiment de ses propres ailes (il voudrait aussi faire un film pour ATG).

Finalement, Ishii se résout, en 1985, à écrire une autre histoire de tueuses avec le film Muhan (ou Dream Crimes à l'internationnal) de Naosuke Kurosawa. Les droits d'adaptation du gekiga original étant détenus par la Toeï, il est impossible de baptiser l'héroïne Mayô (elle s'appellera Yû). Authentique Roman-Porno comme il s'en produit encore à l'époque, la force de film noir est l'influence du Sueurs Froides d'Hitchcock (film préféré d'Ishii, dont il s'inspirera à nouveau pour Les Orchidées du Clair de Lune). Cette tueuse fera la rencontre du sosie de son amour perdu dans un Tokyo déshumanisé.

1997 ; Après le grand carton de Gonin, Ishii crée sa propre maison de production au nom éloquant de Femme Fatale Production. Grâce à ses amitiés à la Shôchiku, il parvient à récupérer les droits d'adaptation de son gekiga. Encore marqué par le décès de sa star Kiyoshi Atsumi, qui met un terme à la série des Tora-san (48 épisodes de 1969 à 1995), le mythique studio veut une nouvelle licence cinématographique (Shintaro "Zatoïchi" Katsu vient de mourir également). Ishii reprend plusieurs éléments du scénario écrit pour Gosha (notamment la partie située aux USA), mais finalement, ne gardera que la relation mentor/protégée, à la différence qu'il décide de faire du mentor une femme et de la baptiser du nom initial de l'héroïne (Mayô), et donnant à cette dernière le prénom originel d'un personnage secondaire du gekiga (Ikko). Ishii s'amuse à reprendre, pour développer son scénario, des passages issus d'autres gekiga (une constante dans l'oeuvre d'Ishii) comme la scène de l'escalator qui vient de la courte histoire Akai Umbrella (inspirée par la mélancolique chanson qu'on entend dans Love Hôtel) et la fin qui est la même que dans Yokosuka Rock.

Le casting est à l'avenant, on y retrouve les toujours indispensables Jinpachi Nezu (en yakuza félon), Kippei Shiina (en homme de main sadique) et Shingo Tsurumi (en ami-confident). Pour le rôle des deux tueuses, on a la belle Riona Hazuki qui vient de briller dans le film Parasite Eve, qui incarne la jeunesse en quête de repères. Et l'imposante Reiko Takashima qui céde la classe de son personnage de cheftaine yakuza dans la série Nouvelles Femmes de Yakuza pour la déchéance d'une ancienne tueuse devenue junkie.On retrouve également Reiko Kataoka et surtout une ancienne Nami, Miyuki Ono qui l'incarna dans le slasher apocalyptique Evil Dead Trap.

Un excellent Heroic Bloddshed au féminin (ou Girls-with-Guns) qui sera transcendé par sa suite qui sera une prequelle. Mais ça, comme à la fin de Conan le Barbare, c'est une autre histoire...

17 avril 2011
par Mohamed Bouaouina


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