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The Lovers

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les avis de Cinemasie

10 critiques: 4.1/5

vos avis

56 critiques: 4.08/5



Alain 2
Anel 4
Arno Ching-wan 5 Charlie et son drôle de drame
Flying Marmotte 5 En un mot : MAGNIFIQUE
Gaetan 4 Une histoire d'amour impossible et tragique : un must de Tsui Hark
Ghost Dog 2.5 On s'ennuie ferme pendant 1 heure et quart devant cette histoire d'amour pompeu...
Ikari Gendo 4.5 Un début classique et relativement moyen, mais un final totalement éblouissant !
MLF 4.5
Ordell Robbie 4.5 un des sommets du mélodrame et de Tsui Hark
Xavier Chanoine 5 Tsui Hark rentre une fois de plus dans la légende
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Charlie et son drôle de drame

Par son cœur libéré son sourire est sincère,
Ses dents immaculées irradient le pays,
Ses mimiques exaltées deviennent légendaires,
Et de son corps puéril la vérité jaillit.

La femme enfant ne vit que pour l’instant présent,
Elle vogue au gré d’un vent qu’elle devine innocent,
Et lorsque ce dernier se transforme en tempête,
Sa naïveté alors perd de ses jolies couettes,
La pluie colle ses cheveux, les raidit pour la vie,
Sincérité s’attriste et Pays s’assombrit.

Quand Charlotte est perdue, Charlotte s’en va aux fraises,
She goes along the fields, strawberry together,
De remplacer Nicky moi j’en serais fort aise,
Old lady never be, Charlie young forever.



25 octobre 2006
par Arno Ching-wan




Une histoire d'amour impossible et tragique : un must de Tsui Hark

Avant tout de chose, the Lovers reste pour moi un très bon souvenir : celui d'un soir d'été lors de sa projection en plein air, celui de l'ambiance d'une ville qui s'endort, …

L'œuvre de Tsui Hark est une grande réussite de tous les points de vue. Le scénario est intéressant, bien que reprenant une thématique classique : une magnifique histoire d'amour, qui se terminera tragiquement du à l'intransigeance des parents. Il permet aussi d'aborder le problème des mariages de raison comme Le Palanquin des Larmes et celui de l'éducation des filles. En effet, elles sont obligées de se déguiser en garçon pour pouvoir obtenir une éducation digne de ce nom. Une jeune fille, comme sa mère, part donc étudier dans une école de garçon avec l'autorisation de sa directrice. La promiscuité aidant, elle rencontre un jeune homme, qui étudie afin de s'élever socialement. Leur relation évoluera pour devenir de l'amitié, puis de l'amour, mais ces parents l'ont déjà promise à un riche jeune homme. La fin ne peut donc être heureuse. Ce triangle scénaristique donne suffisamment de ressources pour maintenir le spectateur en haleine : sera-t-elle découverte, son mariage de raison se fera-t-il au détriment de son cœur, … ?

Le scénario, de même que les acteurs, sont très bien photographiés et mis en image, on reconnaît le talent de l'équipe technique, Tsui Hark en tête. En complément, le jeu des acteurs sonne des plus juste. Ce qui renforce la qualité du film, qui atteint son paroxysme lors de la scène finale avec l'intervention divine.

Pour conclure, ce film est à marquer d'une pierre blanche dans la filmographie de Tsui Hark : à ne pas manquer.



04 février 2001
par Gaetan




On s'ennuie ferme pendant 1 heure et quart devant cette histoire d'amour pompeuse, avant que cela ne devienne bien plus intéressant à tous les niveaux vers la fin.

Tsui Hark aurait pu réaliser un film magnifique; il avait tout pour lui, le talent, la virtuosité technique, l'inspiration, un scénario larmoyant à souhait et des acteurs bourrés de qualité; il aurait pu... Mal lui en a donc pris de laisser trainer pendant une heure et quart son film dans un vide scénaristique sans fond. Jugez plutôt: une fille pas sage est envoyée dans une école de garçons pour recevoir une éducation correcte, après avoir été préalablement déguisée en garçon. On ne médira pas trop sur la stupidité de cet acte, envoyer une fille « mal élevée » dans une école de garçons étant sûrement la dernière chose à faire... Et évidemment, ça ne manque pas, voilà la Charlie Yeung qui s'amourache d'un gentil garçon qui se trouve être son compagnon de chambrée. Et évidemment, ça ne manque pas, le gentil garçon ressent des sentiments réciproques à son encontre, va finir par découvrir le pot aux roses et la demander en mariage...

Le tout a beau être magnifiquement photographié et filmé, on n'accroche pas à l'histoire, attendant impatiemment la fin de ce scénario vu et revu. Impression désagréable renforcée par la dimension comique qu'a insuflé Hark à cette première partie: on a droit à des concours de grimaces, des tirages de cheveux et d'autres gags bien gras. Cette heure et quart (de souffrances?) s'achève sur une scène à la Disney où les 2 amants s'embrassent sur une jolie chanson dont voici les paroles: « Toi, moi, pourquoi 2 coeurs deviennent-ils un? C'est à cause de ton charme que je suis tombé amoureux de toi, rien que de toi, comme si j'avais toujours été à toi » ... Dans n'importe quelle fiction US, tout le monde aurait trouvé cette scène d'une insondable connerie...

Heureusement, Tsui Hark se réveille dans la dernière demi-heure en nous offrant un final d'une grande tension, aussi bien émotionnelle que dénonciatrice. Il se trouve que Charlie était déjà promise à un autre par ses parents, son mariage de coeur est donc compromis. Les 2 amants se battront jusqu'à la mort face à l'obstination révoltante des parents, dans un déluge de plans magnifiques, montés et cadrés d'une façon admirable. Et l'appel au fantastique, au Deus ex Machina dans la scène finale, n'est pas pour déplaire. Enfin Hark est à la hauteur de sa réputation, de son talent. Au bout de 75 minutes...



04 février 2001
par Ghost Dog




Un début classique et relativement moyen, mais un final totalement éblouissant !

Décidément Tsui Hark sait s'attaquer à tous les domaines avec un succès rare. Le kung-fu (OUATIC, ...), le Wu Xia Pian (The blade, ...), la Fantasy (Zu, ...), l'humour (n'oublions pas ses performances d'acteur dans par exemple Yes Madam ! ou Roboforce...), le dessin animé (Histoire de fantômes Chinois), rien n'échappe à la patte de ce grand réalisateur qui sait renouveler les genres…

Nous voici cette fois emporté dans une histoire d'amour merveilleuse (dans tous les sens du terme si l'on se réfère au "miracle" final !). Difficile de comparer avec ses autres réalisations tant les domaines abordés dans sa carrière son légion, mais une nouvelle fois c'est une petite perle que l'on nous livre là !

Si l'histoire commence doucement, plutôt sur le ton de la comédie tendre, avec un déroulement plus qu'ultra prévisible compensé par un coté mignon et quelques petits traits d'humour, le film prend une autre dimension en franchissant le cap de l'heure. La séparation de nos amoureux est poignante, et le final est absolument sublime. On entre complètement dans le film. Je ne vais pas dévoiler le final mais c'est un morceau de bravoure. C'est cette seconde partie, très triste, qui donne toute la beauté et la profondeur à ce Roméo et Juliette de Chine. Beau et poignant, que dire d'autre, sinon que l'on voudrait pouvoir aider ces jeunes gens à échapper aux contraintes de la famille et de l'étiquette ?

La réalisation est parfaite (et surtout parfaitement dans le ton du film, plus sobre qu'à l'habitude, et prend une certaine ampleur dans la dernière partie), les acteurs excellent, la musique réserve de superbes passages... Un film beau et triste à voir et à revoir. Et pourtant je ne suis pas forcément un grand fan des mélos... Mais celui-ci vaut incontestablement le détour !



29 septembre 2001
par Ikari Gendo




Tsui Hark rentre une fois de plus dans la légende

Fantastiques et bouleversants, les papillons amoureux de Tsui Hark n'en finissent pas de me combler de bonheur. A vrai dire, je n'avais pas reçu pareille claque depuis Une balle dans la tête de John Woo, tant sur le plan visuel, musical et tout le grand jeu. Tsui Hark joue ici en terrain connu, celui de l'amour possible/impossible, reprenant les opéras et les récits d'une légende Chinoise. Tsui Hark est alors dans une période magistrale, tournant un an auparavant le mythique Green Snake et trois épisodes d'Il était une fois en Chine, toutes de véritables pièces maîtresses dans l'industrie HK. De toute manière, au vu du talent incommensurable du géni barbichu, The Lovers n'avait pas le droit de rater le coche, pire, il ne pouvait pas.

Ying Toi est une adolescente un brin garçon manquée qui n'arrive pas à trouver sa place dans sa famille royale car trop peu sérieuse. Sa mère décide alors de l'envoyer dans une école uniquement masculine pour y apprendre le respect, les valeurs et le travail. Là bas elle se lie d'amitié pour l'étudiant Shan Pak, jusqu'à en tomber amoureuse. Le problème est que cette école est "interdite" aux filles et Ying Toi se doit donc de garder sa vraie identité. Il y a l'amitié, les taquineries et finalement l'amour. Dans son titre original, "Butterfly lovers", Tsui Hark faisait en quelque sorte un pied de nez à son The Butterfly Murders réalisé 15 ans plus tôt en troquant ses papillons tueurs pour d'autres plus rêveurs, carrément sentimentaux. Des papillons qui représentent en quelque sorte la liberté, véritable contraste avec la vie réelle : ici nos deux tourtereaux sont "prisonniers" de leur amour. Une prison matérielle avec cette école et une autre plus abstraite, celle de leur amour étant donné qu'un mariage ne peut pas avoir lieu entre eux pour des raisons d'honneur et de clans. Encore une fois, il y a peut être un message sous-jacent dans cette histoire notamment au niveau de l'éducation extrêmement stricte des familles Chinoises, où les filles n'avaient clairement pas leur place et devaient se plier aux règles des géniteurs.

Le film débute alors tranquillement, joyeusement, parsemé de formidables scènes, hilarantes et bouleversantes, comme par exemple lorsque les deux protagonistes se taquinent en se faisant tour à tour des grimaces, lorsqu'ils se mettent une barrière entre leur lit, représentée par un bol d'eau, ou bien lorsque chacun essaie de sauver l'autre pour éviter les punitions infligées par le professeur (cassage de Lyre, copiage à l'examen, etc). Tsui Hark manie alors à la perfection le jeu scénique de ses personnages, où la très banale Charlie Young se transforme en une magnifique créature pleine de charme qu'on aimerait protéger de tout au vu du calvaire qu'elle endure. On aimerait aussi sortir du pétrin le sobre mais excellent Nicky Wu, génial dans la peau de cet étudiant qui se fixe des limites pour ne pas paraître "douteux". "Douteux" veut ici dire "gay" car il ressent des sentiments pour Ying Toi (pourtant fille alors qu'elle se fait passer par un garçon dans cette école) mais n'ose les assumer (bien qu'il se trompe sur toute la ligne quant à la vraie identité de Ying Toi). Tsui Hark réussit alors ce jeu de quiproquos formidables, proches du burlesque, emprunts d'une grande naïveté dans le fond. Mais comment ne pas tomber sous le charme de cette extraordinaire cantate, oeuvre de toute une vie, osant mélanger toutes les saveurs et les styles d'un cinéma monopolisé par Hark dans les années 90? Le bougre, en plus de se payer le luxe d'offrir un spectacle inoubliable via ce jeu extrême de couleurs, toujours variées (teintes jaunes, bleu, vertes...), ose faire renaître cette légende Chinoise, apportant de surcroît une tonne d'éléments fantastiques qu'on ne soupçonnait pas.

Car à n'en pas douter, The Lovers n'est qu'un mélodrame classique, magique certes, mais classique jusqu'à cette apothéose stylistique où les deux amoureux finiront par se rejoindre malgré la barrière de la mort. Déchirante, voir totalement surprenante, Charlie Young devient alors "femme" blessée et meurtrie par le sort infligé à son bien aimé, Tsui Hark n'hésitant pas à aller au bout de ses propos, quitte à fendre le coeur des plus passionnés d'entre nous. L'oeuvre devient alors totalement imagée, comme par exemple lorsque Shan Pak écrit cette lettre et crache son sang dessus (il ne dit mot, mais annonce clairement sa mort), Ying Toi lui répond par des larmes de sang. Autre scène extraordinaire, lorsque le moine déchire les papillons dessinés sur une feuille et les relâchent de ses mains à l'état de véritables insectes prenant leur envol, s'évadant de cette immense prison qu'était l'école, la famille mais aussi la vie.

The Lovers c'est donc une histoire inoubliable, déchirante et incroyablement bien mise en scène via l'arme de choc du cinéaste : le scope. Couleurs saturées, ambiance zen (jardins fleuris, chute d'eau, forêt), le tout photographiés à la perfection, magistralement mis en scène. N'oublions pas la bande son signée James Wong, son ami de toujours. Comment ne pas ressentir cette envie de faire ses bagages et de se tirer au plus vite en Chine à l'écoute de ses géniales partitions, accompagnées par des voix féminines à tomber par terre? Acteur à part entière, James Wong livre là l'une de ses plus belles réussites, dans la parfaite lignée de Green Snake et Histoires de Fantômes Chinois.

Faisons bref, The Lovers est l'un des plus beaux films au monde, point barre. Que Tsui Hark soit bénit des Dieux, à jamais.

Esthétique : 5/5 - Incroyable leçon d'harmonie et de zen attitude. C'est beau à s'en damner. Musique : 4.75/5 - Le thème principal vous hantera longtemps. Quelle merveille, une nouvelle fois! Interprétation : 4.75/5 - Deux protagonistes inoubliables. Drôles, émouvants, passionnants. Scénario : 5/5 - Fabuleuse légende chinoise revisitée par Tsui Hark. Qu'on chante son nom dans tous les villages!



16 septembre 2006
par Xavier Chanoine


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