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Whisper of the Heart

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Astec 3.25 Lectures et sentiments
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Lectures et sentiments

Les amateurs n’auront certainement pas manqué de tiquer en voyant le titre du manga abordé. Mimi o Sumaseba (Si tu tends l’oreille) est effectivement le shôjo manga qui fût adapté en film d’animation par Ghibli - sous le même titre -sous la direction de feu KONDO Yoshifumi, en 1995.

HIIRAGI Aoi est sûrement bénie des dieux pour être à ce jour la seule mangaka ayant vu non pas une, mais deux de ses œuvres transposées sur grand écran par le célèbre studio de MIYAZAKI et TAKAHATA. Ainsi non seulement Mimi o Sumaseba a fait l’objet d’une magnifique version animée cinéma, mais plus tardivement, c’est Le Royaume des Chats, adaptation libre du manga Baron, Neko no Danshaku de HIIRAGI, qui a également connu ce privilège. Qu’est-ce qui donne tant d’intérêt, aux yeux de MIYAZAKI (c’est lui qui aurait choisi les deux fois des manga de l’auteur comme base d’adaptation), à ces histoires ? Certainement pas une approche faite d’audace graphique et d’originalité thématique. Non, HIIRAGI est au contraire un auteur de shôjo "type" qui ne brille pas particulièrement par sa volonté de sortir des canons du genre, à la lecture de ce manga.

Ayant fait ses classes à partir du milieu des années 80 et rencontré la renommée dans les pages du fameux magazine shôjo Ribbon de la Shueisha, les histoires d'HIIRAGI mettent généralement en scène des personnages féminins, dans la période pré ou adolescente, en proies aux premiers émois amoureux importants tout comme aux premières interrogations sur leur futur. Mimi o Sumaseba, pré publié dans Ribbon en 1989, s’inscrit pleinement dans cet exercice mais sans pour autant sentir le réchauffé, avec un ton aussi simple et sincère que le style graphique de l’auteur ; HIIRAGI n’invente rien, certes, mais sait rester légère et fraîche dans sa façon d’aborder des sujets plus que rebattus. Ses histoires sont un très bon dosage de romance naissante, avec une dose de comédie et des grands moments de respiration poétique qui virent parfois à l’onirisme. La place de la lecture et de l'écriture dans le récit offre cet espace fantastique qui "fait la différence" aux yeux du lecteur. C’est sans doutes l’honnêteté de ton dans la capacité à retranscrire délicatement le spleen de l’adolescence féminine, et les oxygénations des moments de rêves, qui auront probablement séduit un studio Ghibli en quête de sujets pour jeunes filles...

Si l’histoire du manga et de la version animée ne divergent pas fondamentalement l’une de l’autre, des différences demeurent néanmoins. Ainsi est absent du film le personnage de Koji, Seiji peint dans le manga alors qu’il joue du violon dans l’anime, il y a un chat noir dans la version Ghibli contre deux dans le manga... Autant de détails dont l’absence ne nuit jamais au film, autant de détails dont la présence nuit encore moins au manga. Mimi o Sumaseba est une histoire auto conclusive (un « one shot ») plutôt courte - 175 pages – mais à laquelle HIIRAGI donnera une petite suite en 1995 avec un autre one shot : Mimi o Sumaseba, Shiawasena Jikam. Les deux manga ont été publiés en Italie en 2003 aux éditions Star Comics et on attend toujours qu’un éditeur français veuille bien s’y intéresser (une idée comme ça : à l'occasion d'une future possible sortie en France du film ?), ça le mérite et le public visé devrait amplement y trouver son compte.



28 mars 2011
par Astec


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