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Black Night: Next Door

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Bastian Meiresonne 1


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Eau plate

"Black Night" est le dernier film d'horreur asiatique en date, regroupant trois segments issus de HK, du Japon et de la Thaïlande; malheureusement ce ne sera certainement pas le dernier… La qualité de ces productions a largement été inégale au cours de ces dernières années; mais tant que l'audience asiatique réserve un certain succès à de telles productions, les producteurs ne se priveront de continuer à exploiter le filon. Il ne semble pas y avoir été donné de thème principal – sauf peut-être en-dehors de celui de "l'eau", tous trois courts exploitant le liquide à un moment ou à un autre – sans que cela n'ait forcément de réelle incidence sur l'intrigue principale. Le premier segment marque le retour derrière la caméra du hongkongais Patrick Leung après sa désastreuse expérience sur "Twins Effect 2". N'ayant jamais su retrouver la gloire de ses premiers titres ("Beyond Hypothermia"), ce n'est certainement pas sa participation à ce triptyque qui saura changer quoi que ce soit à cet état de fait. Indéniablement le segment le plus faible, il et en scène la moitié du duo musical de R2, Race Wong et l'actuelle star taïwanaise du petit écran montante Dylan Kuo ("Embrace your shadow"), tous deux opposés au fantôme revanchard d'une voisine. Non seulement les interprétations sont calamiteuses, mais les protagonistes pataugent également dans une intrigue extrêmement maladroite, qui a au moins le mérite de faire hurler de rire devant tant de nullité et de non-sens – si l'on est particulièrement clément. Le second épisode a été réalisé par le japonais Akiyama TAKAHIKO, tout juste revenu de son film pour enfants "Hinokio". Son film fait illusion le temps du début, mettant en scène l'étrange relation entre une jeune femme et un prétendu "monstre" marin hantant les galeries souterraines d'un entrepôt tombé en désuétude. Entre folie et réalité, son petit ami et son psychiatre devront découvrir la vérité à leurs dépens au cours d'une lente progression narrative débouchant…sur du grand néant. Pour les vaillants spectateurs n'ayant pas encore quitté la salle (ou brûlé leur DVD), reste ce qui s'avère le meilleur segment : "The Lost Memory" par le thaïlandais Thanit Jitnukul ("Bang Rajan" et trop d'autres). Une femme a perdu une bonne partie de sa mémoire suite à un accident de la route et s'occupe seule de son petit enfant. Classique, sans grands effets jusque dans son dénouement un peu plus sauvage, reste une meilleure maîtrise du rythme et de l'image; mais – comme toujours dans les films de Jtinukul – le réalisateur ne fait preuve d'aucune originalité, mais se contente d'emballer méthodiquement ce qui s'est déjà fait à de nombreuses reprises (et bien mieux) par ailleurs. Si seulement quelque mauvais esprit pouvait rendre visite à tous les producteurs à la tête de tels projets sans aucun intérêt pour tenter de les raisonner une fois pour toutes…

19 avril 2006
par Bastian Meiresonne


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