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Once Upon a Time

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Elise 2 Succès logique en Corée vu à quel point c'est patriotique.
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Succès logique en Corée vu à quel point c'est patriotique.

Once Upon a Time est un film calibré au millimètre pour le public coréen. Il est même tellement ciblé que c'en est agaçant. Le nationalisme transpirant du film est tellement oppressant qu'ils n'ont même pas pris la peine de faire dialoguer les Japonais en japonais. Et tant qu'à faire, les Japonais en questions sont comme par hasard tous des Coréens qui ont renié leur nationalité (des collabo on pourrait dire). Clairement, on ne voit pas un seul vrai Japonais dans ce film. Le processus est d'autant plus agaçant qu'il a été utilisé très récemment dans la honte nationaliste de classe olympique Hanbando . À noter également le sous-titre qui apparaît au générique, simple ajout au titre de "in Corea", version purement nationaliste de l'écriture du nom du pays pour passer devant le Japon dans l'ordre alphabétique(1). Ici, le récit se concentre principalement autour du personnage de Bong-Du, un trafiquant de reliques, qui a un don particulier pour barratiner les autres. La bande-annonce donnait l'impression qu'on allait assister à un Indiana Jones coréen, mais finalement le personnage de Bong-Du est quasi intégralement pompé sur Arsène Lupin, tant dans le caractère aristo-flambeur que dans son génie de la mise en scène et du tour de passe-passe à grande échelle. Il est entouré d'une voleuse de haut vol et de quelques indépendantistes maladroits, car tout bon film coréen a besoin de son duo de bouffons pour faire rire le spectateur. Leurs gags sont passablement lourds ; par contre, certaines répliques de Park Yong-Wu (le héros) sont franchement hilarantes. Le scénario insiste bien sur la temporalité de l'histoire ; à savoir les derniers jours de la guerre, entre la bombe à Nagasaki et le jour de l'indépendance, lieu à de belles scène de joie nationale dans une Corée grande et unie... jusqu'à une scène finale qui est exactement la même que la scène d'ouverture, à cela près que les militaires américains ont remplacé les militaire japonais. Sans doute le message le plus intéressant du film, quand on a vu pendant deux heures un enchaînement de scènes racontant une histoire pas franchement intéressante et des fois franchement débile. Mais il est vrai que si Arsène Lupin devait avoir des traits asiatiques, Park Yong-Wu en serait l'incarnation parfaite.



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(1) Un argument du nationalisme coréen veut que le nom de la Corée en anglais était 'Corea', mais que le Japon l'aurait changé en 'Korea' pendant la colonisation afin qu'il passe derrière dans l'ordre alphabétique (international). L'argument est facilement réfutable à l'aide de timbres coréens datant des années 1890 et mentionnant clairement 'Korea' comme nom de pays.

21 mars 2008
par Elise


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