ma note
-/5

moyenne
2.77/5

R-POINT

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 2.94/5

vos avis

20 critiques: 2.54/5



Elise 4.5 bah voila du bon suspens, et un fantome qui sort quand meme du conventiel par l...
Marc G. 2 Pitch ambitieux mais budget limité
Ordell Robbie 2 Série B fantôme
Yann K 3.25 Sujet passionant, fantômes trop convenus
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


bah voila du bon suspens, et un fantome qui sort quand meme du conventiel par la situation dans laquelle il évolue

Je ne comprends pas comment on peut dire que le fantome est classique, conventionnel. Pour moi un fantome conventionnel, c'est celui qui provient d'un mort voulant faire découvrir la vérité sur sa mort et finissant toujours par trouver une personne qui va pouvoir élucider le mystère, à l'instar de Phone, ou bien Nightmare, pour parler des plus mauvais. Ici, ca ne ressemble pas vraiment à cette situation ; meme si à la fin on a une vague idée des origines et des buts du fantome, il subsiste toujours un certain mystère qui permet de ne pas vraiment voir venir les événements, et donc toujours rester dans un bon suspens. De plus, le coté guerre sert bien l'histoire et donne une ambiance particulière à l'ensemble ; de bonnes idées viennent compléter le scénario, comme le passage avec les américains, ou encore tout le début du film avant la mission.


Les personnage sont également bien développés dans leur psychologie, certains se perdant dans la terreur et d'autres commencant à sombrer dans la folie, tout cela bien nuancé selon les personnages ; en outre, GAM Woo-Seong est vraiment excellent en chef de platoon choisi pour son sang froid qui arrive a garder ses nerfs devant ses hommes alors qu'il est est également rongé par la peur. On peut reprocher cependant le jeu assez vide des américains, caricatural, comme on le voit souvent dans les films coréens où ils interviennent, prouvé par Fighter in the Wind.


En fin de compte il s'agit pour ma part d'un très bon film, avec une bonne ambiance, des personnages vraiment bien développés et un contexte intéréssant pour un film fantastique.



10 janvier 2005
par Elise




Série B fantôme

R Point ou un film de plus revisitant la face noire de l'histoire récente de la Corée du Sud... Gong Soo Chang croise ici film d'horreur et film de guerre afin d'évoquer la collaboration Corée du Sud/Etats Unis pendant la Guerre du Viet Nam. Son scénario brasse des thèmes potentiellement intéréssants tels que le dilemme entre devoir de soldat et le mélange fascination/sympathie/peur qu'ils peuvent éprouver pour leurs "ennemis", les rapports Corée du Sud/Etats Unis, Corée du Sud/Corée du Nord... Mais Gong Soo Chang n'a pas assez de talent de cinéaste pour tirer de son scénario autre chose qu'une série B moyenne. Lorsque R Point s'achève, il n'a rien fait pour se faire détester mais n'a rien fait non plus pour susciter un minimum d'adhésion. Les acteurs y jouent bien mais pas assez pour tirer le film de son ventre mou cinématographique. La mise en scène fait elle le plus souvent dans un classicisme planplan ne coulant pas le film mais ne le tirant pas non plus vers le haut. Des situations mille fois vues dans le film de guerre se retrouvent ainsi platement filmées. Après avoir scénarisé un remake coréen de Ring, Gong Soo Chang cinéaste sert ici des plats nakatiens réchauffés afin de tenter de susciter la peur. On a donc ainsi droit à des apparitions de fantomes faisant autant d'effet qu'un pétard mouillé. Quant à la tentative de créer de la tension horrifique en combinant lenteur et travail sur le son, elle fait procédé usé à outrance par le cinéma d'horreur asiatique. Du coup, le film n'arrive pas à créer le minimum de dramatisation qui pourrait le rendre captivant. En tant que film de guerre comme en tant que film d'horreur, R Point est un film moyen sans personnalité. Son sujet aurait mérité tellement mieux...



21 décembre 2004
par Ordell Robbie




Sujet passionant, fantômes trop convenus

La guerre mélangée à l'horreur, c'est logique. La guerre c'est l'horreur, que de l'horreur. Full Metal Jacket et Apocalypse Now l'ont formulé de la façon la plus évidente, sublime, terrifiante et définitive possible, tous les autres ne font que suivre. Que la Corée apporte son eau à ce moulin là mérite de s'y arrêter, vu le rapport intime, quotidien, qu'entretient ce pays avec la guerre. R-Point situe le film pendant la guerre du Vietnam pour appuyer là ou ça fait le plus mal : les coréens ont logiquement aidé les américains dans leur sale boulot anti-communiste. Sauf qu'un soldat coréen forcé par une puissance occupante ne peut pas lutter contre sa sympathie pour le résistant Vietcong, un asiatique qui lui rappelle le frêre nord-coréen ou le renvoie soudain à la pauvreté de sa campagne natale. R-Point triture alors la conscience du soldat à l'heure ou la Corée du Sud a de nouveau fait un pacte avec le diable pour une nouvelle guerre soi-disant "de libération", en Irak.

Enorme sujet, donc, trop pour un jeune réalisateur qui n'a pas la trempe, par exemple, d'un Bong Joon-ho. Il calque un genre sur l'autre (de l'horreur sur de la guerre), introduit avec des effets faciles d'éternels revenants en robe blanche et longs cheveux noirs qui n'ont pas changé depuis les années 60, au lieu de créer une ambiance horrifique inédite. Sans aller jusqu'à demander de retrouver la monstrueuse folie qui imprégnait chaque seconde d'Apocalypse Now (personne n'ira plus jamais aussi loin), on pouvait attendre mieux qu'un remix de dizaines d'autres films, particulièrement habile et vendeur, mais peu créatif. C'est la maison qui est la plus belle, avec ses airs de siège d'administration communiste délabrée matinée de splendeur coloniale. Il y avait à creuser dans ces murs. Et comme presque tous les films coréens avec des soldats, R-point manque de retenue. Déception, donc, mais les lourdeurs de ce film réellement ambitieux sur le fond sont des grammes par rapport aux tonnes de Taegukgi et Silmido. Il pose une petite pierre à la passionante édification d'une psychanalyse collective coréenne, démarrée avec les "auto-analyses de masse" Shiri, JSA et Memories Of Murder.



20 novembre 2004
par Yann K


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