dépêches plus anciennes
dépêches Japon

10/4/2020 22:14
RIP OBAYASHI Nobuhiko

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Le réalisateur du singulier House est décédé le 10 avril 2020 dans sa ville natale d'Onomichi, dans la préfecture d'Hiroshima. RIP. Filmographie et portrait du cinéaste

Ordell Robbie

21/1/2020 10:03
RIP SHISHIDO Jo

La Marque du tueur
Les pommettes les plus mythiques du cinéma japonais ont rendu l'âme le 20 janvier 2020 à 86 ans. Il fut bien sûr l'incarnation parfaite de l'approche surréaliste, toute en ruptures (de tons, de rythme), toute en défi des conventions narratives du polar proposée dans les années 60 par SUZUKI Seijun. Mais on le vit aussi dans un polar sous influence western spaghetti (A Colt is my passport) , un estimable yakuza eiga stylisé (Massacre Gun) et un GOSHA marquant la fin des années fastes du jidaigeki (Bandits contre Samouraïs).

Ordell Robbie

21/7/2018 12:14
RIP HASHIMOTO Shinobu

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Un très grand scénariste du cinéma japonais du siècle passé est mort de pneumonie le 19 juillet 2018 à l'âge de 100 ans. Le site avait à plusieurs reprises souligné son apport décisif à quelques unes des plus belles pages du cinéma japonais signées KUROSAWA, KOBAYASHI...

Filmographie et portrait d'HASHIMOTO Shinobu

Ordell Robbie

3/9/2017 13:30
Meiko Unchained

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Le 11septembre 2017, sortie de l'autre côté de la Manche du bouquin de Tom MES (de mindnighteye.com) sur KAJI Meiko: Unchained Melody: The Films Of Meiko Kaji.

Ordell Robbie

22/2/2017 21:49
Décès de Seijun Suzuki

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Un célèbre "vagabond de Tokyo" s'en est allé à l'âge vénérable de 93 ans. Voici le portrait qu'avait fait Ordell du cinéaste  :

Suzuki Seijun est un grand maître du film de yakuza qu'il a révolutionné dans les années 60 par une approche décalée. Le Festival de Rotterdam et l'Etrange Festival ont permis la découverte en Occident de son travail considérable de refondation du genre et un film comme Ghost Dog de Jim Jarmusch doit beaucoup au cinéma de Suzuki.

Né à Tokyo le 14 mai 1923, Suzuki Seijun est enrôlé dans l'armée et combat au front dès sa sortie de l'université. Sauvé d'un bateau qui coulait au large de Taiwan suite à une attaque américaine, il revient dans un Japon défait. En 1946, il y passe l'examen d'assistant réalisateur à la Shochiku. Il fera partie avec Imamura et Oshima des grands cinéastes de cette compagnie.

A partir de 1954, il intègre la Nikkatsu et y réalise des séries B au sens littéral: des films de première partie de programme qui passaient avant une autre oeuvre (les films d'Imamura par exemple) compensant leur faible budget par une inventivité énorme. Parmi elles, La jeunesse de la bête (1963), La vie d'un tatoué(1965), Le vagabond de Tokyo (1966). Très vite, ayant vu peu de films occidentaux, il va imposer un regard original, décalé sur le cinéma de genre. Mais son chef d'oeuvre La Marque du tueur (1967) lui vaudra un proçès avec la Nikkatsu qui jugeait le film incompréhensible. Il sera alors mis à l'index des studios et tournera beaucoup plus souvent pour la télévision que pour le cinéma au cours des années suivantes. Dans sa bataille judiciaire contre la Nikkatsu, il reçut le soutien de la critique et des cinéphiles nippons. Une fois l'affaire Branded to kill jugée en sa faveur, il reviendra au grand écran en 1977 avec A Tale of Sorrow. La décennie 80 est marquée par une reconnaissance publique, académique et critique de son travail au Japon avec Mélodie Tzigane (1980) et Brûmes de Chaleur (1981). Ces deux films sont les premiers volets d'une trilogie sur l'ère Taisho (1911-1925) réalisée en tout liberté artistique en indépendant. Trilogie dont le troisième volet, Yumeji (1991), fut présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard. Le thème musical du film est désormais célèbre depuis sa reprise par Wong Kar-Wai dans In the Mood for Love. Grâce à des rétrospectives, Suzuki commence à faire parler de lui en Occident tandis que des admirateurs nommés Tarantino, Jarmusch ou Kitano se réclament de son oeuvre.

En 2001, Suzuki a eu droit à deux rétrospectives au Japon. Son dernier film Pistol Opera (2001), remake de La Marque du Tueur, a été présenté au Festival de Venise où a été remis à Suzuki un Lion d'Or honorifique, au Festival de Rotterdam 2002, au Festival du Film Fantastique de Bruxelles 2002 et à l'Etrange Festival 2002. En 2004, il a tourné Princess Raccoon, comédie musicale dans laquelle joue Zhang Ziyi qui fut présentée Hors Compétition à Cannes en 2005.



Arno Ching-wan

17/2/2017 11:54
Décès du mangaka Jirô Taniguchi

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Le célèbre mangaka Jirô Taniguchi s'est éteint ce 11 février 2017. Voici la bio que Tanuki avait écrite au début du siècle - la présence de son oeuvre en France s'est enrichie depuis. Jirô Taniguchi est né le 12 Août 1947 à Tottori. A l'âge de 4-5 ans, il commence à dessiner en imitant le mangaka célèbre de l'époque : Osamu Tezuka, puis à partir du collège, il s'intéresse aux Gekiga (Mangas avec une histoire réaliste visant un public adulte). A son arrivée dans la vie active, il travaille quelques temps dans une compagnie mais comprenant rapidement que ce type de métier n'est pas pour lui, il laisse tomber. Il est alors embauché, à l'âge de 19 ans, comme assistant de l'auteur de BD Kyûta Ishikawa. Il travaillera pour lui pendant 6-7 ans tout en continuant de dessiner de son côté. Il s'installe finalement à son compte au début des années 70 et démarre sa carrière avec Un Été Desséché. Cependant, ses histoires basées sur des animaux sauvages ne semblent pas emballer les foules et il lui faudra attendre 1975 et sa rencontre avec le scénariste Natsuo Sekikawa pour que sa carrière prennent un nouveau tournant, même si le succès ne sera pas au rendez-vous dès le début de leur collaboration. Ensemble, ils composent plusieurs manga de type Hard Boiled (genre assez violent dont les héros sont souvent des détectives privés, des tueurs à gages) comme Hotel Harbour View, Lindo 3, Trouble is my business dont certains ont été traduits en anglais chez Viz Comics. En 1986, ils décident de changer de style et de s'attaquer à un projet qu'avait Sekikawa de se replonger dans l'ère Meiji. C'est ainsi que se construira pendant plusieurs années la série en 5 tomes de Au temps de Botchan retraçant la vie d'auteurs célèbres de cette période dont, notamment, Natsume Soseki. En 1998, cette œuvre remporte le Grand Prix aux Osamu Tezuka Award. A noter aussi que sa publication a commencé en 2002 en France aux éditions du Seuil. En parallèle, Taniguchi travaille sur d'autres projets comme Kaze no Shô, Yagyu Jûbei avec le scénariste Kan Furuyama ou en solo sur Inu o Kau qui remporte en 1992 le 37ème Shogakukan Manga Award. En 1992, il commence la série de L'Homme qui marche, publié à un rythme étonnamment lent dans son pays d'origine. Par la suite, il va alterner mangas intimistes (Le Journal de mon Père, Quartier Lointain) et mangas d'action (Blanco). Depuis 2001, il travaille en collaboration avec Baku Yumemakura sur Kamigami no itadaki, une nouvelle aventure d'alpinisme. En 2003, Jirô Taniguchi a remporté 2 prix au Festival de la BD d'Angoulême pour son magnifique Quartier Lointain. Parmi les auteurs qui l'ont marqué, il cite Osamu Tezuka, Mitsuyoshi Sonoda et Ike Miyoichi pour les Japonais et Crespin, Caza et surtout Moebius pour les occidentaux. Il collabora d'ailleurs avec ce dernier en 1997 sur la BD Icare publiée dans l'hebdomadaire japonais Morning.

Arno Ching-wan

16/2/2017 17:30
3 jedis hors-la-loi

 Trois Samourais Hors-la-loi
Gotcha Gosha ! C'est encore par le prisme du space op' de Georges Lucas décliné jusqu'à plus soif chez Disney qu'on cause ciné asiat'. Comme on n'a pas grand chose à manger en ce moment, on prend. Après le chinois Donnie Yen étonnement bien zatoichifié dans Rogue One, c'est au tour du premier - et excellent - 3 samurais hors-la-loi d'Hideo Gosha de se voir cité comme source d'inspiration pour le prochaine Starouârs. The Last Jedi - qui n'évoquera pas ma paye tombant péniblement le dernier jeudi du mois - se servira en partie des chorégraphies de ce chambara pour illuster les siennes. Dixit le réalisateur Rian Johnson sur Empireonline.com. C'est une chouette note d'intention, qui renvoie à d'autres d'antan (Mililus sur Conan, inspiré lui aussi du ciné sabré jap') et donne envie, tout simplement, de souffler sur la poussière amoncelée sur le dvd du Gosha puis de remettre la galette dans le lecteur.

Arno Ching-wan

11/1/2016 20:55
Happy New Year, Mr. Lawrence !

Mr. Lawrence,

Par la présente, nous vous faisons part du décès du Major Celliers.
Comme il y a de fortes chances que vous nous répondiez qu'il était déjà mort, veuillez noter qu'il est malheureusement re-mort.

Regrets éternels & longue vie sur Mars,

Cinemasie.

Arno Ching-wan

26/11/2015 1:09
RIP HARA Setsuko

hara setsuko
Le mythe de platine du cinéma japonais HARA Setsuko s'en est allé à l'âge de 95 ans. Ayant débuté dans le cinéma japonais en 1935, elle prit sa retraite en 1962 après une floppée de films marquants: L'Idiot version KUROSAWA, quelques NARUSE et OZU majeurs... Elle servit d'inspiration à un chef d'oeuvre du cinéma japonais des années 2000: Millenium Actress. RIP.

Filmographie et portrait de HARA Setsuko

Ordell Robbie

27/10/2015 0:50
Kinotayo: compétition et hommages

sugawara bunta
La compétition du Festival Kinotayo est désormais connue. On y retrouvera entre autres Fires on the plain de TSUKAMOTO (annoncé parmi les invités), Tag de SONO Sion, 100 Yen love, les nouveaux Harada (Kakekomi) et Hiroki Ryuichi (Kabukicho love hotel). Un hommage à TAKAKURA Ken sera rendu au travers de la projection de Poppoya et un hommage à SUGAWARA Bunta sera rendu au travers d'une projection de Combat sans code d'honneur. Source: filmdeculte

Ordell Robbie