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5/2/2014 10:11
RIP WU Ma

wu ma
L'acteur et réalisateur hongkongais WU Ma est décédé le 4 février 2014 à l'âge de 71 ans. Il débute en tant qu'acteur dans les années 60, métier auquel il ajoutera la mise en scène à partir des années 70. Durant les années 80, il apparaîtra dans un certain nombre d'oeuvres marquantes du cinéma d'arts martiaux (Le Marin des mers de Chine, L'Exorciste chinois, Police Story 2...), du polar (City on fire) et surtout dans les deux classiques Workshop Histoires de fantômes chinois et Peking opera blues. RIP.

Ordell Robbie

3/2/2014 7:58
Gérardmer, J4 : Miss Zombie élue !

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MISS ZOMBIE se choppe le Grand Prix ! J'hallucine ! Bonne nouvelle, vraiment, c'est un chouette film. Le plus mainstream - mais très bon - Babadook prend tout le reste... ex-aequo avec Rigor Mortis pour le Prix du jury. Soulignons une grosse reprise en main du ciné asiat' cette année. De son côté, le gonflé The Sacrament de Ti West se garde le prix Syfy. Bref. Ayé, on fait les valises, retour dans la vraie vie, tout ça. Et merci au nanar de 16h, Static, pour la 'tite sieste bienvenue.

En dehors du palmarès, cette journée fut consacrée à attendre la projection du très bon Tales from the Dark 2, en effet un bon cran au-dessus du premier et diffusé pendant la cérémonie de clôture, zappée pour la bonne cause. Gordon Chan (Final Option) nous revient en grande forme par la grâce du court-métrage. Le sien, Pillow, stimule les sens avec sa bien belle héroïne qui se voit possédée dans tous les sens du terme par son oreiller (pillow). L'oreiller l'a crevée, elle a dû rêver trop fort. Erotique, léché, caressé et bien mis en scène, l'objet fait plaisir à voir. Le second sketch, Hide & Seek, signé Lawrence Lau, s'amuse et nous aussi de ses gamins s'en allant jouer à cache-cache dans une école fermée, hantée par des fantômes victimes du SRAS. Le conte est cruel, les comptes fatals in fine mais le tout s'avère finalement plus fun que véritablement effrayant. On termine en beauté avec le bien trash Black Umbrella, dans lequel le tout petit Teddy Robin filme et joue à la perfection cette magnifique histoire basée sur un folklore sacrément passionnant, aidé comme tous les autres d'une partition efficace de Kenji Kawai. Il ne faut point trop en dire sur ce bijou, noir comme le fond d'une impasse à Hong-Kong, la nuit...

Hors sujet : The Sacrament de Ti West reprend en mode found footage le concept du sketch de Gareth Evans dans V/H/S 2 pour en faire une réflexion pertinente sur les sectes. Le film, réussi, repose sur l'écriture et la prestation charismatique du Père, qui aide à comprendre le tourbillon de folie dans lequel on sombre lorsque qu'on entre dans ce type d'univers. D'utilité publique, bien joué.

Laissons le mot de la fin à Miss Zombie.

J'aimerais remercier toute l'équipe, sans qui rien n'aurait été possible. Je m'excuse encore auprès de la famille du preneur de son. Il est mort, il a beaucoup souffert, c'est de ma faute. J'avais un peu faim, pardon. Merci au réalisateur, Sabu, de m'avoir permis d'exister. Et de montrer que la mort envahit parfois les vivants lorsqu'ils se laissent aller à dépérir mentalement, tout simplement. Merci encore, vraiment.



Arno Ching-wan

2/2/2014 9:40
Gérardmer, J3 : contagion

 V/H/S 2
Journal de bord du capitaine Ching-wan.

Je compte agir contre la contagion du contingent ! J'espère que ce journal vous aidera à éviter les pièges dans lesquels je suis tombé. J'en sais trop sur les coins d'ombres de ce monde. La folie me guette, les films tourbillonnent dans ma caboche : danger !

Tales from the Dark 1 est un triptyque plutôt léger qui permet de varier les plaisirs, plutôt répétitifs du côté de l'occident. Simon Yam s'en sort honorablement à la réalisation sur un premier segment bien écrit - c'est tiré de bouquins de Lillian Lee -,  et bien joué. Il y est terrible en pauvre gars perdu, survivant dans une HK sans aucune pitié pour ceux qui échouent. Marche ou crève. Evoquer ces kidnappeurs d'urnes funéraires – ça existe – qui exigent une rançon en retour des cendres d'un être décédé est un excellent postulat. Et ça parle en cantonais de la ville de HK, donc ça me parle. En milieu de film, Lee Chi Ngai nous offre un jeu en roue libre de Tony Leung KF et Kelly Chen, qui en médiums locaux s'éclatent à chasser du fantôme. Surtout elle, lui s'en fout, il voit des esprits tous les jours aussi les libérer de leur malédiction fait gentiment partie d'une routine dont il se passerait bien. Trop léger mais jubilatoire pour un fana. Et puis ça parle en cantonais de la ville de HK donc ça me parle. On finit en beauté avec le très beau – et profond – tronçon de Fruit Chan. Il aborde l'exorcisme quotidien - on y va comme on va acheter son poisson au marché - à base d 'éclatage de chaussure sur la photo d'une personne à qui l'ont souhaite du mal. En effet, ça finit mal. Bien joué, très belle photo, pas con... et puis ça parle en cantonais de la ville de HK donc ça me parle. Tale from the Dark 2 est parait-il meilleur : ce sera pour dimanche soir. Chaque horreur indicible en son temps.

Dans l'excellent V/H/S 2, qui une fois n'est pas coutume joue très bien des codes pourtant balourds du Found Footage, la partie de Gareth Evans et de ses potos indonésiens est, il est vrai, bien dégueulasse. Il pose son ambiance malsaine autour de la découverte d'une secte de tarés d'obédience lovecraftienne, balance du gore bien craspec sans aucune once d'humour – la salle ne fait pas la fière et moi non plus – jusqu'à sa conclusion et sa bonne grosse blague qui permet à tout le monde de respirer un peu. Impressionnant.

Hors sujet : toujours dans VHS 2, on peut voir un formidable segment nous racontant la zombification d'un cycliste en pleine forêt par le biais de sa GoPro, perchée sur son front. Bonne poilade mémorable.

On finit la tête à l'envers avec la nuit fantastique. Sharnado et ses milliers de requins pris dans une tornade entament les hostilités, tuant des californiens dans la joie et la bonne humeur. Les productions ricaine The Asylum rivalisent pas mal rayon connerie avec les Sushi Typhoon japonais, absents cette année. C'est ballot, je comptais sur le festival pour me montrer un petit Toilet of the Dead ou autre mais soit.

Un peu plus tôt, l'anglais The Last Days on Mars, sous Alien de plus dans l'espâââce, nous propose en mode conduite assistée les déboires d'astronautes sur - roulements de tambours - Mars, en conflit avec un parasite – martien – qui, Ô originalité, où es-tu ? - transforme ses victimes en zombis. Pas trop mal fichu mais sans intérêt, contrairement au The Station autrichien de l'avant-veille qui sur ce même concept part dans un délire bisseux bienvenu. Si le scénario y pompe gentiment The Thing, son traitement bis mais premier degré, avec un second degré à aller chercher soi-même dans des rebondissements bien fun, assure un succès festivalier pour l'objet, très aidé par une ministre de l'écologie - croisement fictionnel entre notre Eva Joly et l'allemande Angela Merkel - qui ne manque pas de ressources dans l'action. Final mi fandard mi sérieux étonnant. Péloche sympa. Le très bon The Babadook australien risque bien de remporter le Grand Prix. Même s'il fait clairement doublon avec la Mama de l'année précédente, il est mieux construit, contient plus de sens, montre moins sa bête et, cerise sur le gâteau, est réalisé par une femme. Ca donne du cachez-vous, ils arrivent ! NOOOOOON !



Arno Ching-wan

1/2/2014 0:28
Gérardmer, J2 : je ponce...

 Miss Zombie
… donc j'essuie.

Un médecin aisé, sa femme et leur fils reçoivent un jour une mystérieuse cage avec, à l’intérieur, paisiblement assise, une morte vivante. Elle est accompagnée d’une note d’instructions précisant « ne pas lui donner de viande - peut devenir violente » et d’un pistolet au cas où la créature s’en prendrait aux humains. Frottant et nettoyant sans relâche, Miss Zombie devient rapidement la servante docile de cette maison, entraînant au sein de la famille une succession d’événements malheureux et inattendus, causés par la fascination qu’elle exerce sur le jeune fils comme par l’attirance que le père éprouve pour elle.

Sabu (Postman Blues) nous revient avec sa Miss Zombie dont je me méfiais comme de la peste. Pire que bubonique, la zombie nique ? Voilà un jeu de mot de très mauvais goût qui ne doit en rien nuire à cet excellent film qui apporte une belle pierre au mythe du zomblard ainsi qu'à la terrasse que notre morte-vivante domestique doit récurer sans cesse. Sur ce sujet casse -gueule (Fido est passé par là, la série suédoise Real Humans également...), le réalisateur s'en sort avec un sacré brio. Il prend le temps, laisse ses personnages et l'intrigue évoluer doucement mais inexorablement vers le traditionnel bain de sang. J'ai adoré : la lenteur de la narration prend sens avec les mouvements de la créature, le scénario est servi par une mise en scène belle à en pleurer, aidée d'un montage au diapason, d'un noir et blanc somptueux... et pour qui aime quand le zombi apporte des réflexions sur la vie, la mort etc, il sera servi. La notion de temps, celui de reflet, les attentes de l'homme par rapport à la femme, les liens maîtres et serviteurs qui s'inversent etc : tout cela est évoqué avec une humanité bouleversante, non dénuée, en plus, d'un humour noir léger mais bienvenu. Je suis certain qu'il plairait à papi Romero, ce film-là ! D'autant que tout fana aimant dessouder du zomblard virtuel à l'occasion – j'en suis - en prend pour son grade. Tout défouloir a son prix, même s'il semble inoffensif. Hormis quelques fautes de goût sur la fin, c'est du tout bon. Il y a du Onibaba là-dedans. J'espère qu'elle remportera le Grand prix, la miss.

L'autre événement de la journée fut la conférence de presse donnée par Kim Jee-won. Comme beaucoup, je n'ai pas pu bénéficier d'une interview en tête-à-tête – ce sera ma grosse déception - mais l'échange n'en était pas moins intéressant. Ma question fut la première, j'en avais tout un tas sous le coude : elles y resteront. Quoi que cette position n'étant pas très confortable, rangeons-les plutôt là, dans ce tiroir. Sait-on jamais. Retranscription à venir.

Enfin, notons que le film anglais The Machine, maladroit dans sa narration et trop bavard, propose une belle série d'emprunts à l'univers robotique dont quelques belles scènes inspirées par le Ghost in the Shell de Mamoru Oshii. La gestuelle guerrière du robot féminin, nue, est équivoque...



Arno Ching-wan

31/1/2014 0:21
Gérardmer, J1 : Rigor Mortis

 Rigor Mortis
Ghost Kunfu Pathos.

La longue file d'attente n'est pas encore rigor geledus dehors qu'elle s'en va quand même voir Rigor Mortis (en compét'). Elle en sortira déçue, moi y compris.

Ancienne vedette de cinéma abonnée aux rôles de chasseurs de vampires, Chin Siu-ho vit désormais une longue traversée du désert. Alors que le destin s’acharne contre lui, il prend une chambre d’hôtel, la 2442, pour y mettre fin à ses jours. Son geste est interrompu par l’étrange présence autour de lui d’autres résidents que Siu-ho ne tarde pas à trouver comme loin d’être normaux...  

A chaud : malgré un Anthony Chan qui m'a singulièrement épaté rayon charisme, quelques plans gores réussis et un affrontement final gonflé, pour le reste c'est le néant total. Narration foutraque, effets sonores abusés - trop d'effets tuent les fées -, vignettes graphiques sursaturées d'effets spéciaux déballées plus honteusement que chez les frères Pang, scénario brumeux qui mange à tous les rateliers du sien en décomposition scorbutale et, surtout, du pathos en veux-tu en voilà, tout ce fatras enterre profondément le vampire en classement vertical. C'est d'époque, on ne rit plus maintenant, hop, fini. Pour un film dédié à la mémoire du célèbre comique HK Ricky Hui, c'est dommage pour l'hommage, raté, à Mr Vampire. Plutôt qu'une Ghost Kungfu Comedy on a là un Ghost Kungfu Pathos pas top. Enfonçons le clou du cercueil avec un twist minable histoire de bien avoir la haine. Si Rigor Moris - "tu veux faire ton malin, ponds un titre en latin" - permet de faire revenir du vampire chinois sur le devant de la scène, ça reste une bonne nouvelle mais en l'occurrence toute relative. La relecture de la petite comptine de Mr Vampire reste efficace mais sous-exploiter à ce point les talents poilants de Richard Ng, il fallait le vouloir. Tout comme le personnage de Kara Hui, je m'en vais pleurer un peu... et me venger dès mon retour en voyant une bonne vieille Kungfu comedy, ghost ou pas. Du Liu Chia-Liang ?


Arno Ching-wan

17/1/2014 21:24
Gérardmer invoque le diable

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On connaît le détail du sortilège concocté pour le 21ème Festival du Film Fantastique de Gérardmer. Du 29 janvier au 02 février prochain, les films blasphématoires en compétition et hors compétition seront nombreux à être projetés dans les Vosges. Soyons sectataires, ne relevons que les péloches qui nous viennent d’Asie.

En compétition, on découvrira le Miss Zombie du japonais Sabu (Hiroyuki Tanaka) qui contrairement à ce que son titre peut laisser croire n’est pas une folie à la Sushi Typhoon mais un drame domestique teinté de surnaturel. Son pitch évoque d'ailleurs la série suédoise Real Humans avec un zombie en lieu et place d’un robot pour faire le ménage et titiller la libido des mâles environnants.

Miss Zombie du jour, bonjour !

Un médecin aisé, sa femme et leur fils reçoivent un jour une mystérieuse cage avec, à l’intérieur, paisiblement assise, une morte vivante. Elle est accompagnée d’une note d’instructions précisant « ne pas lui donner de viande - peut devenir violente » et d’un pistolet au cas où la créature s’en prendrait aux humains. Frottant et nettoyant sans relâche, Miss Zombie devient rapidement la servante docile de cette maison, entraînant au sein de la famille une succession d’événements malheureux et inattendus, causés par la fascination qu’elle exerce sur le jeune fils comme par l’attirance que le père éprouve pour elle.

On verra également le très attendu Rigor Mortis (Juno Mak), parait-il pas mal du tout et qui semble relancer la mode de la bonne vieille Ghost Kung-fu Comedy hongkongaise (Mr Vampire, Histoires de fantômes chinois, L'exorciste chinois...) sur fond de Vampires, vous avez dit vampires bien ricain et tout autant 80's. J'espère qu'il vaut le coup et, si c'est le cas, qu'il remportera le Grand Prix. J'en profite (PUB GRATOS) pour dire que le jeu de plateau Ghost Stories d'Antoine Bauza est franchement chouette et donne méchamment envie de se retaper toute cette filmo de frapadingues... en plus de se coller des post-it sur le front puis de sauter connement dans son salon, à pieds joints et les bras tendus.  

Rigor Mortis, rigoureusement inspiré sur ce plan par les jumelles de Shining.

Ancienne vedette de cinéma abonnée aux rôles de chasseurs de vampires, Chin Siu-ho vit désormais une longue traversée du désert. Alors que le destin s’acharne contre lui, il prend une chambre d’hôtel, la 2442, pour y mettre fin à ses jours. Son geste est interrompu par l’étrange présence autour de lui d’autres résidents que Siu-ho ne tarde pas à trouver comme loin d’être normaux...  


En hors compétition, on aura l’occasion de zieuter deux films à sketch horrifiques made in HK : Tales from the Dark 1 et sa suite. Sur le premier, le prolifique acteur Simon Yam (A Day Without Policemen) fait ses armes derrière la caméra, y côtoyant les réalisateurs Lee Chi-Ngai (Lost and Found) et Fruit Chan (Nouvelle cuisine).

Tales from the Dark : mamie's return !

Stolen Goods (Simon Yam). Fraîchement licencié, un homme décide à contrecœur de dérober des urnes funéraires, espérant en tirer profit auprès des héritiers qui voudraient bien les réclamer.
A World in the Palm (Lee Chi-Ngai ). Une medium reçoit la visite d’une femme enceinte qui prétend être possédée par un esprit, et d’une adolescente suivie un filet d’eau. Elle réalise bientôt que la jeune fille s’est noyée quelques jours auparavant.
Jing Zhe (Fruit Chan). Une chasseuse de villain, l’équivalent en Chine des exorcistes, rencontre une belle jeune fille d’une vingtaine d’année qui la somme de jeter un sort sur quatre personnes. Le sort provoquera la mort et révélera un secret insoutenable.


Sur le second, nos loustics passent la main à Gordon Chan  (2000 AD), Lawrence Lau (les suites TV de PTU) et Teddy Robin Kwan (Hong Kong Graffiti). Notons que le compositeur japonais Kenji Kawai – la filmo de Mamoru Oshii - signe les scores.

Tales from the Dark 2 ; avec le retour des jumelles de Shining, dis-donc.

Pillow (Gordon Chan). Une jeune femme, insomniaque depuis la disparition de son petit ami, achète un oreiller qui dégage une odeur agréable. Son acquisition lui permet rapidement de retrouver le sommeil, mais elle ignore encore le secret qu’elle renferme…
Hide and Seek (Lawrence Law). 8 personnes se retrouvent dans la cour de récréation de leur ancienne école pour s’amuser comme au bon vieux temps. En pleine partie de cache-cache, ils sont rejoints, sans le savoir, par de nouveaux joueurs…
Black Umbrella (Teddy Robin). Un homme d’âge mur à l’apparence irréprochable et à l’attitude chevaleresque, se sent de plus en plus déconnecté du monde, perverti par la culture moderne. Abusé une fois de trop à cause de sa naïveté, ses démons intérieurs commencent à briser leurs chaînes…


Entre deux coups de machette, l'écossais Gareth Evans (The Raid 1 et bientôt 2, sans Bruce Willis, faut pas confondre, la gériatrie c'est l'étage du dessus) a trouvé le temps de glisser un peu beaucoup d’Indonésie dans son parait-il excellent segment « Safe Haven » de l’anthologie V/H/S 2, dans le magnétoscope vosgien cette année. Ce qui nous fera un beau paquet de court-métrages asiat’ à voir tout au long de ce festival.

V/H/S 2 : envie de mettre votre cassette là-dedans comme dans un bon vieux Vidéodrôme ?

Larry est un détective privé peu à cheval sur l’éthique qui filme toutes les étapes de ses investigations. Avec sa collègue et petite amie Ayesha, il est engagé par une femme pour enquêter sur la disparition de Kyle, le fils de cette dernière qui n’a plus donné signe de vie depuis une semaine. Quand Larry et Ayesha pénètrent dans la maison visiblement laissée à l’abandon de l’étudiant, ils n’y trouvent rien d’autre qu’une pile de cassettes vidéo, et un ordinateur portable. Pendant que Larry fouille les lieux à la recherche d’indices, Ayesha commence à visionner les cassettes. Toutes font la preuve en images d’une série d’événements surnaturels...


Œil ensanglanté posé sur le gâteau de membres coupés relevés d'un léger coulis de plasma, soulignons qu’à cette édition un hommage sera rendu, en sa présence, au réalisateur et scénariste Kim Jee-woon. Grand prix à Gérardmer en 2004 avec son très beau 2 sœurs, et à la fois Prix du public et de la critique en 2011 avec son craspec J’ai rencontré le diable, il sera sans doute très demandé pour les interviews... 

Kim Jee-won (photo empruntée à Dailyrecord.co.uk).

Entouré de beau monde, Jan Kounen présidera le jury. Le festival sera émaillé comme à l'accoutumée de joyeusetés qui devraient plaire aux visiteurs (Zombie Walk, exposition, salon littéraire, la traditionnelle nuit fantastique... allez-y voir le programme) et, maso que je suis, j’ai évidemment déjà réservé mon billet pour aller m'enfermer dans l'enfer de Gérardmer. Est-ce bien raisonnable ? Assurément non, mais sachons côtoyer la mort pour mieux aprécier la vie, amis zombies ! Avec un bon vin chaud, ça passe tout seul.

Arno Ching-wan

14/1/2014 15:51
RIP AWAJI Keiko

 AWAJI Keiko
AWAJI Keiko est décédée le 11 janvier 2014 à 80 ans. Elle s'illustra notamment dans le rôle de NAMIKI Harumi dans le classique Chien Enragé et celui de Kimiko dans le film de guerre hollywoodien Les Ponts de Toko-Ri. Elle travailla également avec quelques grands nippons des années 50-60 tels que KINOSHITA, KOBAYASHI Masaki, NARUSE, MASUMURA et GOSHA.

Ordell Robbie

7/1/2014 17:37
RIP Run Run SHAW

Shaw Brothers
Sir Run Run SHAW, cofondateur du mythique studio SHAW Brothers, est décédé le 7 janvier 2014 à l'âge de 106 ans à Hong Kong. Ceux qui souhaitent (re)découvrir l'histoire du mythique studio et ses réalisations peuvent se (re)plonger dans les dossiers suivants:
La SHAW Brothers
CHANG Cheh par John WOO
La série des Venoms

Ordell Robbie

23/12/2013 10:48
Joyeux Noël !

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Toute l'équipe de Cinemasie vous souhaite à toutes et tous ainsi qu'à vos proches de joyeuses fêtes de fin d'année !

En photo, Joce-Lin, une fan qui voulait absolument vous faire un petit coucou pour l'occasion. Merci à toi, Joce-Lin, bien joli cadeau glissé dans les deux grandes chaussettes blanches et noires qui trônaient sur la cheminée. Elle avait un peu froid, voilà qu'elle se sent davantage réchauffée. Pas assez, selon elle. Il est vrai qu'il manque à ce grand lit une couette confortable. Peut-être aussi faudrait-il mettre du bois dans la cheminée, allumer le feu. Puis l'entretenir, insérer votre bûche dans l'âtre, encore et encore, jusqu'à ce que l'ambiance soit des plus agréables et... et, donc, voilà : joyeux Noël.

Arno Ching-wan

5/12/2013 17:28
47 Ronin : I want to believe

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Histoire en partie vraie intégrée au folklore japonais, celle des 47 ronin fut souvent adaptée à la tv et au ciné là-bas (cf. notre base de données). Cette version 2013 occidentalisée a de quoi interloquer, voire énerver le puriste. Pourtant, on connait le respect profond de Keanu Reeves pour la culture asiatique ; son Man of Tai Chi est parait-il très loin d’être honteux et l’on connait aussi cette longue volonté qu’il eut d’adapter en live l’anime Cowboy Bebop. Après m’être envoyé plusieurs fois cette bande-annonce les yeux plus pétillants encore que devant celle du Hobbit 2, j’y crois dur comme fer. En espérant qu’il soit plus solide que celui d’un Homme aux poings de fer. A l’écrit, il semble que Keanu Reeves incarne un faux premier rôle (source : scriptshadow.net), il partagerait équitablement la tête d’affiche avec Sanada Hiroyuki, qui après The Wolverine semble s’offrir une chouette seconde carrière aux US. Sur le tard, comme Keanu Reeves qui approche mine de rien des 50 ans. C’est un premier long pour le réalisateur Carl Rinsch, il a sans doute mis tout son cœur à l’ouvrage, aidé par une pelletée hallucinante d’artistes à ce que j’en vois sur IMDb et un scroll infini sur le staff, 3D et VFX aidant. La BA nous présente un bestiaire fabuleux, des scènes d’action de malade, des visuels bandants et une mise en scène de toute beauté, aérienne, qui semble comme baigner dans un esprit wu xia HK que paradoxalement n’a pas celle d'un The Four 2, dernier Gordon Chan en date, avec un Anthony Wong qui rappelle le Sammo Hung de Zu. Et le Anthony Wong de Heroic Trio, tiens, oui. La BA de nos 47 ronin évoque par ailleurs davantage un Detective Dee à la faveur d’une belle et vilaine femme tournoyant joliment autour de statues. Repérons qui plus est dans le casting - pas dans la b.a - notre bon vieux Asano Tadanobu (Survive Style 5+) en affreux Kira du jour et on obtient ça + ça + ça + ça, à savoir une oeuvre qui, je l'espère, s'annonce respectueuse et sacrément inspirée.

47 Ronins sortira le 25/12 aux USA, beaucoup plus tard chez nous : en avril 2014 à en croire Allocine. Fichtre.



Arno Ching-wan